22/02/2010

Si l'Etat est fort, il nous écrase. S'il est faible, nous périssons.*

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L'Etat est un acteur essentiel du bon fonctionnement de l'économie: sans Etat, pas de sécurité des biens et des personnes, pas de marchés organisés, pas de production de ces fameux biens publics, sans lesquels aucune économie ne peut se développer durablement, à commencer par une éducation gratuite et obligatoire ou un système de soins de qualité.

L'Etat est donc au cœur du développement du capitalisme, même s'il a entretenu, au fil des siècles des rapports complexes et changeants avec le monde économique.

Aujourd'hui, le débat est autre. C'est celui d'une société où une part toujours accrue de l'organisation du social serait déléguée au marché, au nom de la nécessaire adaptation à un monde désormais ouvert.

Une société qui, loin d'être une société sans Etat, serait au contraire une société où l'Etat s'affirme, concentrant son action sur la lutte contre l'insécurité civile aussi bien intérieure qu'extérieure, dans un contexte de montée des inégalités et des tensions sociales. C'est pourquoi il nous faut au contraire défendre un Etat qui met en haut de ses priorités la lutte contre l'insécurité sociale et la défense d'une société, composée sinon d'égaux, tout au moins de semblables, c'est-à-dire une société dans laquelle chaque humain peut se reconnaître dans les autres humains qui l'entourent.

*Citation attribuée à Paul Valéry

19:55 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

20/02/2010

Franc-maçonnerie et administration publique

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Les politiques ne cessent de parler de droits, devoirs, obligations et de respect des valeurs démocratiques.

Un problème de conscience devrait se poser pour les hauts fonctionnaires, francs-maçons, qui se doivent d'être au service de tous les citoyens sans en privilégier aucun.

Or par leur serment d'assistance à leurs frères francs-maçons, les fonctionnaires francs-maçons ne respectent pas cette obligation.

Le même problème de transparence se pose, aussi, pour tous les candidats aux élections qui se doivent d'être parfaitement transparent vis-à-vis de leurs électeurs.

J’estime donc que tous les hauts fonctionnaires, ainsi que les candidats aux élections, doivent signaler leur appartenance à la franc-maçonnerie.

01:28 Écrit par Charly Schwarz dans Amis - Amies, Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

18/02/2010

Main base sur la marque « Genève »

Genève main basse.jpg

Stupeur ! L’office du tourisme convoque la presse le 1er mars pour présenter la marque « Genève ».

L’office du tourisme avec la complicité de M. Rémy Pagani, Maire de la Ville de Genève, M. Jean-Pierre Jobin, Président de Genève Tourisme & Bureau des congrès et M. Paul Muller, Président de la Société des Hôteliers de Genève, veulent réaliser l’hold-up du siècle en s’appropriant la marque « Genève ».

En ont-ils le droit ? J’ai des doutes.

Genève, n’est pas une marque, c’est une ville, ma ville, NOTRE VILLE, VOTRE VILLE.

Elle appartient à chaque habitant. Allons-nous accepter de nous faire spolier de la sorte ? Je n’espère pas.

 

06:38 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

09/02/2010

Le seul moyen de combattre le chômage, c’est de donner du travail aux chômeurs

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Pendant la dernière phase de croissance, la plupart des personnes n’ont pas vu leur salaire réel augmenter…

Or, à présent, ils sont menacés de perdre leur emploi. Les fermetures d’entreprises et l’augmentation du chômage sont à l’ordre du jour.

Quelle sorte de société condamne des milliers d’hommes et de femmes à l’inactivité forcée, alors que leur travail et leurs compétences pourraient contribuer à satisfaire les besoins de la population ?

Avons-nous besoin de davantage d’écoles, d’hôpitaux, de logements ? N’est-il pas nécessaire d’améliorer et de rénover les infrastructures et les transports publics ?

Tout le monde connaît la réponse à ces questions. Mais la réponse des gouvernants est toujours la même : « les caisses sont vides ».

Tout le monde sait que c’est faux !

Nous savons désormais que le Conseil fédéral peut trouver des sommes d’argent extraordinaires, lorsque cela répond aux intérêts de cette minorité richissime qui possède et contrôle les banques.

Les caisses ne sont vides que pour la grande majorité de la population : les travailleurs, les jeunes, les retraités et les chômeurs.

Un bon gouvernement devrait avoir tout prêt des plans de travaux divers avec leurs prévisions de financement pour fournir du travail à ceux que la crise "jette dans la rue".

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

01/02/2010

Un nouveau manifeste…

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Engagé cette fin de semaine à mettre un peu d’ordre dans ma bibliothèque des oeuvres du 19ème siècle, je tombe sur un texte d’une brulante actualité.

Il m’a suffit de remplacer « bourgeoisie » par « libéralisme » et « prolétaire » par « salarié » pour me rendre compte qu’il faudrait le republier à l’aune du renouveau libéralisme.

Extraits ci-dessous : (texte intégral bientôt disponible)

La société néolibérale moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes. Elle n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d'autrefois.

Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque néolibérale, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes.

Des serfs du moyen âge naquirent les libéraux des premières agglomérations urbaines; de cette population municipale sortirent les premiers éléments du libéralisme.

Le libéralisme, nous le voyons, est lui-même le produit d'un long développement, d'une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication.

Le libéralisme, depuis l'établissement de la grande industrie et du marché mondial, s'est finalement emparé de la souveraineté politique exclusive dans l'Etat représentatif moderne. Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes du libéralisme tout entier.

07:51 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Lettres, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/01/2010

De la Liberté…

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La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté. Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant.

Pour Constant, on est passé de la liberté des Anciens, qui est in fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

Il existe une troisième façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination.

Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

Pour Michael Walzer « On nesaurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle ».

En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire.

Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser.

La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

Pense que l’absolutisation de la liberté peut être un déni d’autres valeurs humaines et de la liberté de les défendre.

La position républicaine sur la liberté est critiquée par le libéralisme et s’est conceptualisée en deux étapes.

Tout d’abord. Il s’agit de dire que les républicains ne portent pas tant leur attention sur la liberté que sur les moyens le la préserver, pas tant sur les empêchements réels qu’elle peut subir que sur les risques potentiels de restriction. Dans un deuxième temps, il s’agit de montrer que la conception républicaine est tout simplement fausse : la question est de savoir si la loi prévoit des restrictions à la liberté ou non.

Il ne s’agit pas tant de savoir qui la fait et comment, mais ce qu’elle prévoit. L’objection est de taille !

Les républicains sont plus directement attentifs aux garanties des conditions de la liberté qu’à la nature plus ou moins coercitive des mesures prises par la loi.

Du côté libéral, seul le résultat compte, tandis que pour les républicains, le processus qui le garantit est privilégié.

C’est parce que le républicain prend la liberté au sérieux qu’il refuse le seul discours des droits du libéralisme.

C’est parce que ce discours des droits, récusant toute contrainte, supprime toute garantie à la préservation des conditions de la liberté, que la position républicaine prône de garantir d’abord la liberté de l’État, condition de la liberté des individus.

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du « je fais ce que je veux ».

Il constitue un bien partagé qu’en terme négatif.

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

06:39 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté | |  Facebook

26/01/2010

Drôle de fusion ; celles des alchimistes radicaux et libéraux

La fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide.

La température de fusion est une constante qui dépend très peu de la pression, mais dépend de la proportion de chaque constituant du mélange.

Dans certains cas, deux corps peuvent se mélanger parfaitement à l'état solide. C'est le cas par exemple du bismuth-antimoine.

Quand les atomes des deux corps sont mélangées de manière aléatoire, on parle de « solution solide unique ».

Dans ces cas-là, la température évolue de manière continue durant la fusion.

Cependant, la courbe de chauffe s'incurve, puisque seule la partie de l'énergie apportée fait augmenter la température, l'autre partie sert à la fusion.

En fait, le système ne s'est pas solidifié de manière uniforme, la composition n'est pas la même partout.

La température de fusion n'est donc pas uniforme.

Un véritable résumé du manuel des alchimistes radicaux et libéraux

08:29 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

24/01/2010

La redoutable question de la majorité et de la minorité.

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Puisque le peuple n’est que très rarement unanime et que la règle majoritaire est devenue celle de la démocratie, il ne suffit pas que a loi soit instituée pour éviter que ne se pose la question du maître.

Car, en effet, si 51 % de la population est d’accord pour privatiser la poste, l’usager pénalisé subira bien la domination d’un maître qui est la majorité.

La majorité peut être un maître implacable, d’autant plus qu’il a pour lui la légalité procédurale.

Mais si le peuple peut n’être qu’une majorité réduite, il est faux de croire que l’opinion populaire est toujours conforme à son intérêt et que les intérêts particuliers qui s’expriment dans les votes et les opinions constituent en eux-mêmes un bien commun.

17:43 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/01/2010

Identité et émigration

L’émigration, comme tout changement important de la position sociale, met inéluctablement en cause les sentiments sociaux d’appartenance, et partant de là le sentiment d’identité.

Chez les migrants, la fragilisation quasi mécanique de l’identité par les changements de l’inscription sociale objective est souvent aggravée par :

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13:05 Écrit par Charly Schwarz dans Femmes, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

16/01/2010

La Garde Noire, c’est quoi ?

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En complément au billet de Pascal Décaillet publié dans la Tribune de Genève du 14 janvier, intitulé « Le fond du miroir », je me permets de vous expliquer les origines de la Garde Noire :

La Garde Noire est constituée par l’élite des guerriers.

Arrachés à leur famille dès leur naissance, ils sont éduqués selon le principe que rien ni personne ne peut se mettre en travers de leur route.

Chaque Garde Noir prête serment d’allégeance aux pieds du Roi, et c’est de ce serment qu’ils tirent leur puissance.

Toute résistance allume en eux un brasier de haine et de violence car ils la considèrent comme une insulte personnelle.

Pour autant, ils ne se laissent pas consumer par cette rage et au contraire l’assument pleinement, se servant de cette fureur pour multiplier la puissance de leurs attaques et déverser leur courroux sur leurs adversaires.

Sûr de sa supériorité, un Garde Noir ne saurait céder aux assauts les plus énergiques qui finiront inlassablement par se briser sur son bouclier de haine.

Élevé dans le principe que la meilleure des défenses est l’attaque, le Garde Noir se retrouve toujours en première ligne, s’acharnant sans relâche sur son adversaire, déversant sa haine si celui-ci avait l’audace de ne pas succomber au premier coup de glaive…

17:43 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

13/01/2010

Présidence radicale, pourquoi je suis candidat…

 

Pour de définir mes motivations… Je crois que le simple et le plus direct est de présenter ma vision politique.

Mais avant tout, il faut remonter aux sources, évoquer les pionniers, éprouver la valeur de leurs idées en regard du monde actuel, dire la manière dont je les conçois, les formules et les appliques aujourd’hui.

Ce que je souhaite, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

L’évolution récente de la politique semble opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite. Une gauche conservatrice crispée sur les acquis sociaux et salariaux, le bien-être de sa clientèle de fonctionnaires ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

Une droite libérale et internationaliste, confiante dans les forces de l’homme, dans l’équilibre de l’économie et de la société automatiquement orientées par la grâce du marché vers le mieux-être possible. Ou une droite nationale, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel au réflexe de prudence qui neutralise la créativité.

Je propose d’avancer sur un chemin dont s’écartent à la fois le libéralisme et le collectivisme. Le libéralisme avec sa prime à la force brute. Le collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

Ce chemin souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Le partenariat social reste une réalité solide, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

A la convergence des efforts individuels, je souhaite œuvrer aujourd’hui selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables. A moi de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

A moi de maintenir et de renouveler une pensée qui associe responsabilité et liberté.

21:05 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les conceptions de la Liberté (3)

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La position républicaine sur la liberté est critiquée par le libéralisme et s’est conceptualisée en deux étapes.

Tout d’abord. Il s’agit de dire que les républicains ne portent pas tant leur attention sur la liberté que sur les moyens le la préserver, pas tant sur les empêchements réels qu’elle peut subir que sur les risques potentiels de restriction. Dans un deuxième temps, il s’agit de montrer que la conception républicaine est tout simplement fausse : la question est de savoir si la loi prévoit des restrictions à la liberté ou non.

Il ne s’agit pas tant de savoir qui la fait et comment, mais ce qu’elle prévoit. L’objection est de taille !

Les républicains sont plus directement attentifs aux garanties des conditions de la liberté qu’à la nature plus ou moins coercitive des mesures prises par la loi.

Du côté libéral, seul le résultat compte, tandis que pour les républicains, le processus qui le garantit est privilégié.

 

09:57 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : républicain, libéral | |  Facebook

11/01/2010

Les conceptions de la Liberté (1)

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La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté.

Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant.

Pour Constant, on est passé de la liberté des Anciens, qui est in fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

Il existe une troisième façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination.

Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

08:49 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté, république | |  Facebook

10/01/2010

L’âge de l’authenticité

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Nous sommes depuis environ 50 ans, dans «l'âge de l'authenticité» qui demeure  ancré dans une logique individualiste, mais d'un individualisme qui voudrait s'élargir. Il y a à la base cette idée que «chacun de nous a sa propre voie pour réaliser son humanité et que rien n'est au-dessus de cela ». C'est l'esprit 68 qui aboutit à l'universalisation de la catégorie du « bobo» (dont le précurseur fut le hippie) cultivant un égoïsme supérieur.

Cela aboutit à une relation schizophrénique à la religion, où il s'agit de « croire sans appartenir», d'être « spirituel et non religieux», de se faire un petit  marché confortable au rayon des bons sentiments où le religieux n'a pas disparu, mais a été réduit, pourrait-on dire, à un objet  de consommation en libre accès à l'étalage.

 

10:25 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bobos, religion, société | |  Facebook

20/09/2009

L’abstentionnisme, arme des insatisfaits de la démocratie

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Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre défenseurs d’un certain ordre et des mouvements révolutionnaires.

Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

Ainsi l’on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie…

Mais cette évolution à aussi son revers; l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique. La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation.

Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

Pour preuve, les divers baromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 15 ans.

L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, mais l’absentéisme tend à croitre avec l’élévation du niveau général d’éducation.

Les systèmes de valeur ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis et les syndicats, sans oublier les églises.

21:49 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élection, candidat, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

L’abstentionnisme, arme des insatisfaits de la démocratie

insatidaits.jpg

Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre défenseurs d’un certain ordre et des mouvements révolutionnaires.

Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

Ainsi l’on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie…

Mais cette évolution à aussi son revers; l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique. La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation.

Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

Pour preuve, les divers baromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 15 ans.

L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, mais l’absentéisme tend à croitre avec l’élévation du niveau général d’éducation.

Les systèmes de valeur ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis et les syndicats, sans oublier les églises.

21:49 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection, candidat, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

10/09/2009

Rues portant le nom d’une femme…

Griselidis.jpg

A Genève seulement 9 rues (dont 2 impasses) exaltent le nom d’une femme :

Doctoresse Champendal, à Florissant,

Michée Chauderon, à Aïre

Emilia Cuchet-Albaret, à Cologny,

Emilie Gourd, dans la Vieille-Ville,

Madame de Staël, aux Délices,

Isabelle Eberhardt, à Chêne-Bourg,

Comtesse Eldegarde, à Satygny,

Emma Kammacher, à Meyrin.

 

C’est pour rendre attentif nos autorités à cette déficience, que je vous invite, le samedi 12 septembre à 16 :00, sur la Place des Volontaires (BFM) pour participer au baptême d’une nouvelle rue…

Elle portera le nom de Griselidis REAL .

 

05:36 Écrit par Charly Schwarz dans Amis - Amies, Général, Genève, Histoire, Lettres, Médias, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection, candidat, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

11/08/2009

Petit manuel de sagesse politique

En cette période « pré-électorale », il est de bon ton de rouvrir le petit manuel de sagesse politique !

Extraits :

"La différence entre l'homme politique et l'homme d'État est la suivante :

le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération". James Freeman Clarke (1810-1888)

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."  Platon (IVe siècle av. J.C.)

"Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action."
Lao Tseu (570-490 av.J.C.)

Retrouvez plus de 2’500 de ces bons mots dans le livre  "La Politique en citations". Souvent drôles, parfois féroces, toujours pertinentes dans leur impertinence même, vous serez étonnés de l'actualité de citations datant parfois de plusieurs millénaires !

Bien plus qu'un simple recueil, ces quelque 2500 citations empruntées à près de 600 auteurs constituent un véritable "Petit manuel de sagesse politique".

 

15:45 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : élection, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

28/06/2009

Hygiène de l’esprit…

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S’intéresser à l’éthique du point de vue du partage du profit est utile, mais peut aussi paraitre surprenant….

L’éthique rentre-t-elle dans le champ contractuel ?

 L’éthique gouverne-t-elle le partage du profit en droit des sociétés ?

Il va sans dire que la réponse à de telles questions passe préalablement par une définition de l’éthique.

Or, la notion d’éthique est par essence fluctuante, reflétant l’idéal de valeurs d’une société à une époque donnée, caractérisée par sa variabilité et de surcroît relative puisqu’elle intervient dans des domaines et des secteurs d’activité différents.

Nul n’ignore que les qualifications et définitions sont arbitraires, et qu’une instabilité en la matière crée plus de difficultés qu’elle n’en résout.

L’hygiène de l’esprit passant par la toilette des mots, il est en conséquence impératif de s’entendre sur la définition de l’éthique.

Pour les Grecs, le mot éthique renvoie à une réflexion sur les principes généraux guidant l’action humaine, le Larousse le définit comme «ensemble des règles de conduite ».

Se pose alors la question du lien qu’entretient l’éthique avec la morale ou encore avec la déontologie. Ces notions relèvent-elles d’une seule et même catégorie ou s’opposent-elles ?

09:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

26/06/2009

Villa D’Este, meilleur hôtel du monde…

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Parmi plus de 400 établissements notés, la Villa D’Este, au bord du lac de Come, obtient le meilleur classement, devant le Peninsula de Bangkok, le Lanmark de Hong-Kong, le George V de Paris et le Burj Al Arab de Dubai.

Construit en 1568 pour le Cardinal Tolome Gallio,  la Villa est acquise en 1815 par Caroline de Brunswick et transformé en hôtel de luxe en 1873.

Depuis elle a hébergé des personnages illustres: Ava Gardner, Frank Sinatra, Maria Callas et Onassis, Madonna, Liza Minelli, Mick Jagger, sans oublier George Clooney, qui tombé en amour de la région a acheté une villa.

Dormir dans le meilleur hôtel du monde, contre 900 Euros/nuit  à seulement 300 km de Genève …

Bon week-end à tous !

 

 

14:21 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Loisirs, Monde, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook