23/06/2009

Comment ruiner le monde; deux fois !

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La crise de 1929 et celle que nous vivons actuellement partagent une caractéristique commune ; elles furent engendrées par des erreurs d’hommes politiques et des banques centrales.

La crise qui c’est emparée du monde à l’été 2007 n’est pas le résultat d’une faillite du capitalisme mais belle et bien le produit d’une cascade d’erreurs humaines, d’opportunités manquées et d’une certaine culture de l’irresponsabilité.

Si nous devons l’essentiel de la crise actuelle à deux hommes, Allan Greenspan, ancien gouverneur de la banque Centrale américaine et George Bush, junior.

Il est utile de rappeler que cinq hommes ont pris entre 1920 et 1933 des décisions clés qui ont mené le monde au bord de la faillite, les banquiers centraux des Etats-Unis (Benjamin Strong), du Royaume Unis (Montagu Norman), de France (Emile Moreau) et d’Allemagne (Hjalmar Schnacht), sans oublier le Président Herbert Hoover (USA). Ils ont élevé l’inaction en art de la politique.

Aujourd’hui la majorité des spécialistes économiques sont d’accord pour dire que la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, a mis pendant quelques semaines le monde au bord du gouffre. La chute de la vénérable banque d’investissement fut en réalité la dernière ou l’avant dernière erreurs d’une série que les responsables politiques ont entamé en 2000 (prix de l’argent trop bas pendant une période trop longue, soit une spéculation alimentée par un crédit trop bon marché).

L’ultime erreur, pour le moment, de cette « cacade » c’est produite dans les semaines qui ont suivit la faillite de Lehman Brothers.

Les hésitations et la méconnaissance complète de ce tsunami financier, ont provoqué une gestion aléatoire faite d'atermoiements et de recettes parfaitement inutiles qui n’ont fait qu’aggraver la situation des marchés financiers et de l’économie en général.

Ne soyez pas étonné que les citoyens ont perdu confiance en leurs institutions !

Aucun parti politique n’a été capable ou voulu porter le débat sur la crise, et l’autonome approche….

 

 

 

 

09:48 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/10/2008

L’affaire Projet 26 (P-26)

En 1990, une cascade de scandales fait éclater l'affaire de la P-26 (Projet 26) qui marquera durablement les esprits.

Dans la suite de l'affaire des fiches révélée par la commission d'enquête parlementaire sur le Département fédéral de Justice et Police (DFJP), une enquête est également lancée sur le fonctionnement du Département militaire fédéral(DMF), sous la pression de certains journalistes et d'une partie de l'opinion publique.

La presse révèle en février 1990 l'existence de la P-26, une «armée secrète» dont seuls quelques membres de l'administration fédérale connaissaient l'existence.

 

Les membres de cette P-26 se recrutent aussi bien dans l'industrie, la finance, l'enseignement que dans l'armée.

Certains d'entre-eux sont entraînés au maniement des armes et aux techniques de subversions. Les conditions d'activation de la P-26 sont un des sujets qui choque particulièrement.

 

En effet, on peut lire dans un rapport de 1982 du chef de l'Etat-major général de l'armée à usage confidentiel ce passage :

«Un bouleversement politique intérieur par chantage, subversion et/ou autres activités comparables, constitue apparemment une possibilité d'engagement. Dans ce cas également, l'objectif est une occupation de toute la Suisse.»

 

Pour en savoir plus :

http://mediaplayer.archives.tsr.ch/politique-p26/0.ask

06:53 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

22/09/2008

Séparation des pouvoirs ; théorie vieillissante ?

Déjà envisagée par Aristote, mais surtout préconisée par John Locke, en 1690, dans son Second Traité du gouvernement civil, la théorie de la séparation des pouvoirs a été reprise et enrichie par Montesquieu en 1748 dans De l’esprit des lois.

 

 

Et depuis dans nos démocraties contemporaines, cette théorie classique de la séparation des pouvoirs semble avoir vieilli en raison du renforcement de l’exécutif au dépens du parlement, tandis qu’émerge un contre-pouvoir juridictionnel omniprésent.

 

 

Réfléchir à une nouvelle théorie de la séparation des pouvoirs, voilà un véritable chantier pour nos futurs constituants !

 

06:32 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

03/07/2008

Constitution : art. 1 Démocratie représentative ou participative ?

A son article premier, la Constitution genevoise de 1847 nomme son mode de fonctionnement  « démocratie représentative » et érige ainsi un simple régime en un système politique.

 

En « démocratie représentative » (aussi appelée "aristocratie élective") le citoyen délègue son pouvoir à des représentants qui incarnent la volonté générale. Ils votent les lois.

 

Mais les limites de la démocratie représentative sont nombreuses :
Insuffisance de représentativité, les représentants élus ayant tendance à ne pas être représentatifs du corps électoral (niveau des revenus, d'instruction, classes sociales différents). La composition socioprofessionnelle des députés en étant une assez bonne illustration. Dès lors, les intérêts des élus ne coïncident pas nécessairement avec ceux de leurs électeurs.


Il est bien souvent difficile à un candidat de remporter des élections sans se présenter au nom d'un parti politique. Dès lors le représentant politique risque de devoir agir à l'encontre de ses convictions pour être en conformité avec la ligne directrice de son propre parti, même si bien souvent il s'agit de compromis secondaires.
On peut dès lors constater une forte abstention des électeurs et d'une tendance à la concentration des forces politiques et à terme le bipartisme.

Aujourd'hui, libérés des contraintes organisationnelles grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons imaginer bien d'autres moyens de recueillir l'opinion des gens et d'en faire bon usage. L'électronique simplifie à la fois le recueil de suffrages et le dépouillement, instantané.

L'internet permet à des groupes de pression citoyens de se constituer pour faire face aux lobbys.

 L'initiative citoyenne prend ainsi tout son sens, et la volonté populaire toute sa dimension.

Une réelle démocratie participative nécessite d’être institutionnalisée tout d’abord et surtout en termes de reconnaissance officielle de sa portée, de son rôle.

 

Il faut que cette institutionnalisation soit manifestée et reconnue constitutionnellement et prévoir les acteurs précis de la démocratie participative :

le pouvoir politique – le pouvoir économique – le pouvoir de la société civile.

 

Il s’avère nécessaire de prévoir également d’une manière juridique l’articulation entre ces trois piliers de gestion de la société humaine.

Il s’agira donc de la participation à un processus d’élaboration de la décision qui va au-delà de la consultation ou de la concertation. Les deux notions de démocratie "représentative" et/ou "participative" seront au cœur des débats de la nouvelle constitution…

 

A n’en pas douter !

22:55 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Economie, Genève, Histoire, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook