26/08/2010

Et si TOUT n’était qu’une question d’appartenance…

Traditionnellement, la dimension sociale de notre identité est assurée par l’appartenance à des groupes sociaux plus ou moins larges, dans lesquels notre généalogie nous a inscrits.

Le fait de se sentir bien, le fait de se sentir utile au groupe et solidaire des autres constituent des indicateurs d’appartenance d’une personne.

Plus un individu a un fort sentiment d’appartenance à un groupe, plus il a tendance à adopter des valeurs, des normes et des règles de conduite.

Les groupes d’appartenances sont variables culturellement et historiquement. Les grands groupes classiques de notre civilisation gréco-romaine : Famille / Patrie / Religion ont été remplacé chez  les nouvelles générations par Bande / Race / Musique.

08:02 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

25/08/2010

Pharmas : l'expiration de brevets pourrait générer la perte de 142 milliards...

Les brevets des médicaments les plus vendus, détenus par les géants de l'industrie pharmaceutique, tombent tour à tour dans le domaine public.

Désormais, les blockbusters se retrouvent en concurrence avec des médicaments génériques moins chers, et perdent leur suprématie sur le marché international.

D'après IMS Health, l'expiration de ces brevets pourrait générer la perte de 142 milliards de dollars pour l'ensemble de leurs propriétaires d'ici 2014. Certes, mais les perspectives de croissance mondiale restent optimistes.

Toujours d'après IMS, le marché, évalué à 824 milliards de dollars en 2010, devrait dépasser les 1100 milliards en 2014. Mais cette croissance ne sera plus l'œuvre des seuls pays développés. Au contraire, ce sont les pays émergents qui devraient absorber les pertes liées à l'expiration des brevets.

Car certains d'entre eux, et en particulier la Chine et le Brésil, ce sont positionnés depuis quelques années sur le marché pharmaceutique, notamment dans la production de génériques et le développement des biotechnologies.

Une stratégie qui s'avère payante, puisque l'ensemble des acteurs occidentaux ne jurent plus que sur l'avènement de ces biotechnologies pour relancer leur économie.

07:33 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/08/2010

De la question du désir en politique

La question du désir est centrale, si nous voulons réorienter nos modes de production, de consommation et de vie. Il ne faut pas seulement proposer une transition vers des sociétés plus sobres : il faut aussi que cette plus grande simplicité soit désirable, qu’elle s’accompagne d’une meilleure qualité de vie.

Il nous faut changer en profondeur nos systèmes de rétribution fondés sur la course à l’avoir et la possession. Ces systèmes s’appuient sur le paradigme de la rareté : gagner de l’argent, prendre le pouvoir, acquérir la gloire, cumuler les conquêtes …

C’est toujours le couple » rareté/possession » qui est au cœur du processus. Et le plaisir est lié à cette possession.

Organiser la rareté est un élément constitutif du paradigme de la possession. Lequel a aussi une conséquence : la peur. Peur de perdre ce pouvoir, cet argent, cette gloire si difficilement acquis.

Chacun peut trouver sa place sans opprimer l’autre. Chacun trouve un sens à sa vie, sans que ce sens en exclue d’autres, possibles, pour d’autres êtres humains.

Osons, une alternative à la peur ! Pourquoi ne serait-elle pas « politique » ?

12:44 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/08/2010

Israël-Palestine : « un contre un » !

Les problèmes fondamentaux ont été passés en revue dans l’édition No.81 du Foreign Affairs par deux commentateurs bien informés.

Ils relèvent, à juste titre, que les grandes lignes d’une solution sont bien comprises depuis un certain temps : la frontière internationale comme ligne de partage, avec des échanges de territoires sur la base du «un contre un ».

« Le chemin pour y parvenir, écrivent-ils, échappe à toutes les parties depuis le début », formulation certes exacte, mais trompeuse.

Ce chemin est bloqué depuis plus de 30 ans par les Etats-Unis, et Israël continue à le refuser, même à l’extrémité la plus pacifiste de la classe politique.

Au cours de ces dernières années, les perspectives de solution diplomatique se sont encore réduites. Israël a développé ses programmes de colonisation, toujours avec le soutien des Etats-Unis.

L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme « B’Tselem » a fini par obtenir des cartes officielles indiquant les intentions territoriales d’Israël.

13:47 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Histoire, Médias, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

19/08/2010

Ecole et religion : quel rôle pour l’école ?

Le plus important est de définir le rôle de l’école. Et le premier rôle de l’école est d’instruire et non d’éduquer. Le rôle de l’école n’est pas de développer les aspects relevant des croyances qui sont du domaine de la sphère privée et intime de l’élève, ce rôle est dévolu à la famille.

 

Mais l’enseignement de l’histoire des religions est un domaine de la connaissance et l’enseigner dans les écoles n’a rien, en principe, d’anti-laïc. Cependant, cet enseignement ne doit pas toucher à la morale ou même à l’éthique.

 

En effet, il serait dangereux de relier l’histoire des religions à ces domaines dans son enseignement.

 

Les cours donnés doivent s’en tenir aux faits historiques et ne pas développer les aspects relevant des croyances. Apprendre à distinguer les religions dites primitives ou animistes, les religions orientales, les religions monothéistes issues de la Bible, etc.

 

Etudier et mieux connaître les religions développent également le sens critique et la capacité de comprendre l’autre dans ses différences mais également dans ses similitudes.

 

La connaissance de l’histoire des religions est aussi une protection contre des erreurs dont l’ignorance est souvent la principale responsable.

 

Pour comprendre l’histoire des sociétés et de la culture (peinture, littérature, musique), il faut aussi connaître l’histoire des religions car ces deux domaines sont la plupart du temps indissociables.

 

Genève est un canton laïc. Nos autorités cantonales doivent donc plus qu’ailleurs être attentives à respecter le mandat de la République, et, ce n’est finalement pas la responsabilité du contribuable de financer des écoles religieuses.

14:08 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/08/2010

RSE : concept-clé pour une politique socialement responsable

Si les évolutions actuelles de la société poussent les entreprises à s'engager dans des démarches de Responsabilité sociale (RSE), celles-ci en retirent aussi des bénéfices tangibles. Ceux-ci s'observent soit par une réduction des risques pris par l'entreprise, soit par les nouvelles opportunités qu'elles peuvent tirer de ces approches.

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08:08 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

04/08/2010

C’est quoi la « société civile » ?

Le terme société civile fait l’objet d’un débat considérable, bien que beaucoup l’utilisent comme synonyme d’ONG (organisations non gouvernementales).

La société civile recouvre communément une diversité d’espaces, d’acteurs et de formes institutionnelles, variables dans leur degré de formalisme, d’autonomie et de pouvoir.

Les sociétés civiles sont souvent peuplées d’organisations telles que les organismes de charité, les organisations non gouvernementales, les groupes communautaires, les organismes religieux, les associations professionnelles, les syndicats, les mouvements sociaux, les associations et les groupes politiques.

En théorie, ses formes institutionnelles sont distinctes de celles de l’État, de la famille et du marché, bien qu’en pratique, les frontières entre l’État, la société civile, la famille et le marché soient souvent complexes, brouillées et négociées.

12:08 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/07/2010

Quelle est la dimension sociale de l’identité du migrant ?

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Traditionnellement, la dimension sociale de notre identité est assurée par un sentiment d’appartenance à des groupes sociaux plus ou moins larges, dans lesquels notre généalogie nous a objectivement inscrits.

Les groupes d’appartenance sont variables culturellement et historiquement. Le sentiment d’appartenance est généralement pluridimensionnel : groupe social, groupe religieux, groupe sexué, groupe ethnique, groupe professionnel...Et même la Famille

    L’identité familiale peut être déstabilisée par :

 

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09:02 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Femmes, Formation, Général, Genève, Médias, Monde, Résistance, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

20/07/2010

Les économistes n’aiment pas la démocratie.

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Les économistes, pour affirmer leur emprise et éteindre tout débat, ont cru possible de se détacher entièrement de la politique et du droit. Ils ont prétendu pouvoir construire une physique sociale, hors de tout lien avec le réel. Ils n’ont fait que transformer l’économie en une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition.

Mais le réel a fini par les rattraper.

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09:47 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/07/2010

Construire une « identité suisse » avec le concours de l’islam est possible

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La construction d’une nouvelle identité suisse unie et juste est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives. A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité. Nous avons besoin certes de partir des acquis de l’Histoire, mais surtout d’insister sur le présent tout en en se projetant dans l’avenir.
Les religions ont certainement un rôle à jouer dans cette belle aventure de la construction d’une nouvelle identité suisse, au moins pour deux raisons essentielles :

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11:28 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

16/07/2010

Le clivage « gauche/droite » a-t-il encore un sens ?

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L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de la vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques : le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et minorité.

Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

Mais, je dois bien me rendre dompte que face au parlement, cantonal ou municipal, le clivage gauche /droite est une réalité.

Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois ; une droite élitiste et arrogante (PLR/PDC), une droite nationaliste et populiste (UDC/MCG) et une droite économiquement, écologiquement et socialement responsable (Vert’libéraux).

Quelles sont les valeurs sur lesquelles les acteurs politiques et les électeurs se départagent ?

10:10 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

11/07/2010

Les conceptions de la Liberté…

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La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté. Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant.

Pour Constant, on est passé de la liberté des Anciens, qui est in fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

Il existe une troisième façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination.

Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

Pour Michael Walzer "On ne saurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle».

En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire.

Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser.

La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

La tradition républicaine voit le contrôle démocratique comme un moyen de la liberté, même s’il existe une dérive populiste visant à stipuler que la liberté ne consiste en rien d’autre qu’en l’autonomie.

Le point crucial de la conception républicaine de la liberté est que la non domination protège des interférences imputables à des pouvoirs arbitraires

Selon Philip Pettit, la supériorité de la conception républicaine de la liberté réside dans le fait que la participation démocratique est particulièrement revendiquée pour que puissent être, justement, évités les maux associés à l’interférence.

C’est parce que le républicain prend la liberté au sérieux qu’il refuse le seul discours des droits du libéralisme.

C’est parce que ce discours des droits, récusant toute contrainte, supprime toute garantie à la préservation des conditions de la liberté, que la position républicaine prône de garantir d’abord la liberté de l’État, condition de la liberté des individus.

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du «je fais ce que je veux».

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

 

08:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/07/2010

Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ?

démographie.jpgA l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner, professeur de microbiologie à l'Université nationale australienne, incrimine dans une interview accordée au quotidien The Australian,  l'explosion démographique et la "consommation effrénée".

"L'homo sapien devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde sur Terre " ajoute –t-il.

L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner.

En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."

 

Source : Frank Fenner sees no hope for humans -The Australian

14:22 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Nature, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

03/07/2010

La cyber-dissidence est limitée…

Ces derniers mois, ceux qui s'intéressent à la façon dont les nouvelles technologies peuvent défier les sociétés autoritaires ont assisté à un débat intéressant parmi les chercheurs, écrivains et, bien sûr, les blogueurs.

Plusieurs médias, notamment anglo-saxons, ont participé à ce débat, qui comprend des phénomènes très différents, comme par exemple les manifestations des moines birmans en 2007 ou la  «révolution  verte» en Iran, il ya un an.

Avec à chaque fois avec un dénominateur commun: le rôle important joué par les nouvelles technologies dans leur organisation et la diffusion, presque instantanément, de la répression gouvernementale.

Les attentes face ces nouvelles technologies, capable de renforcer la société civile à travers les protestations de masse, ont été quelque peu déçu.

Le résultat est qu'aucun de ces mouvements a réussi à renverser un régime, mais l’a sans doute affaibli face à l'opinion publique internationale.

La mutation provoquée par les nouvelles technologies est un signe encourageant, mais elle court le risque d'être diluée dans des actions confuses sans buts définis.

De plus en plus d’analystes se demandent dans quelle mesure ce genre «d'illusion démocratique» que l'Internet encourage peut renverser un régime…

 

09:36 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Histoire, Monde, Politique, Résistance, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

30/06/2010

Un autre G-8...

Hier c’est terminé la formation d’un autre G-8.

Rassemblés en Afrique du Sud, 32 nations du football ont désigné huit finalistes qui dessinent une carte des pays émergents où seul l’Allemagne fait partie du G-8 originel.

Ce fut une bataille, une lutte sans merci, sans effusion de sang, mais remplie du lexique guerrier : défense, attaque, tir, blocus, tactique, stratégie…

Ce G-8 G est composé de deux blocs distincts: l'Amérique latine avec quatre équipes et l’Europe, plus un outsider africain.

Une finale entre l'Europe et l'Amérique latine serait un rêve géopolitique, même si aucun des candidats n’est membre du G-8 des grandes puissances.

11:10 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Monde, Politique, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/06/2010

Existe-t-il une corrélation entre sport et croissance économique ?

L'intérêt des économistes pour les grandes manifestations sportives est un phénomène relativement récent, motivés par les énormes investissements publics qui attirent certains types de manifestations, principalement des Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, et les flux économiques qu'ils génèrent.

Quelques indicateurs statistiques révèlent que la France, après l’organisation de la Coupe du Monde de football et le titre conquis en 1998, a connu à une croissance économique de plus de 3% pendant les 3 années suivantes.

Huit ans plus tard, en 2006, l'Italie (championne du monde) est passée d'une croissance de 0,1% à 1,9%.

Etait-ce une coïncidence ou les succès sportifs contribuent à améliorer la santé de l'économie?

Aucune étude ne permet de valider ces interprétations.

Cependant, il est clair que l’organisation d'un événement sportif mondial permet de renouveler et de moderniser l'image d'un pays ou d'améliorer l'estime de soi de ses citoyens, mais ces résultats appartiennent à la vaste gamme d'avantages immatériels.

Pour faciliter l’interprétation des avantages immatériels, Simon Anholt, consultant britannique, a développé le concept de Nation Branding (marque du pays), qui a conduit à son tour à l'index Nation Branding (NBI).

 

10:59 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Sports, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

15/06/2010

Hannibal Kadhafi et « argent public »

Si ce n’est pas de l’argent public (Etat), c’est de l’argent privé (entreprises, surement ABB dans ce cas), mais payer la Confédération devra !

Et ce n’est pas la première fois, souvenez-vous des deux otages du CICIR au Liban…Libérés après une « négociation » et une intermédiation du Colonel Kadhafi, sans oublier nos ressortissants kidnappés par des intégristes islamistes ou détenus dans diverses geôles…

A chaque fois, la Suisse a payé, souvent indirectement.

19:18 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

14/06/2010

Recherche et développement : la Suisse reste dans le peloton de tête

La Suisse reste dans le peloton de tête en comparaison internationale

Avec des dépenses totales de recherche et développement représentant 3% de son PIB, la Suisse est dans le peloton de tête des pays consacrant le plus de ressources à ce type d’activité.

Elle apparaît au 6ème rang en 2008, derrière Israël, la Suède, la Finlande, le Japon et la Corée du Sud.

Le rang de la Suisse reste stable dans le temps, puisqu’elle pointait au 7ème rang en 2000 et au 5ème rang en 2004.

Avec 16,3 milliards de francs en 2008, les dépenses de recherche et développement atteignent un nouveau sommet en Suisse.

La forte progression (+24%) par rapport à 2004 est due surtout à l’engagement des entreprises privées, qui, avec un montant de près de 12 milliards de francs (+24% par rapport à 2004), sont le principal moteur des activités de recherche et développement en Suisse.

Le deuxième acteur significatif est le secteur des hautes écoles, qui a dépensé un peu plus de 3,9 milliards de francs (+31% par rapport à 2004)

Si l’Etat (Confédération et cantons) n’a qu’une importance secondaire dans la réalisation (dépenses intra-muros) de recherche et développement en Suisse, il joue un rôle très important dans le soutien de ce type d’activité.

En effet, par le biais du financement des hautes écoles, le montant des dépenses de recherche et développement financées par le secteur public s’élève à près de 3,2 milliards de francs.

Source : OFS, télécharger ici.

16:01 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

L'Or bleu...

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L'eau, une denrée rare. La prise de conscience est lente, mais réelle.

Quelques années de sécheresse des nappes phréatiques et les débats internationaux sur le réchauffement climatique ont provoqué un déclic…

Environ 1,4 milliard de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent.

L’agriculture intensive conduit à une consommation incontrôlée et à une pollution sans précédent. Au lieu de promouvoir de nouveaux modes de vie, les gouvernements des pays riches se lancent dans des projets pharaoniques (USA/Canada).

 

Quelques chiffres pour comprendre…

 

Cycle de l’eau :

79 % du total des précipitations terrestres tombent sur les océans, 2 % sur les lacs et 19 % seulement sur les terres émergées. 2 200 km3 (2 %) s’infiltrent dans nos nappes souterraines.

Globalement, les deux tiers des précipitations environ retournent dans l’atmosphère. D’un point de vue régional, l’Amérique latine est la plus riche en eau, avec environ un tiers des ruissellements mondiaux. L’Asie vient ensuite, avec un quart des ruissellements, suivie par les pays de l’OCDE (20 %), l’Afrique subsaharienne et l’ex-Union soviétique, chacune avec 10 %. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les moins bien lotis (1 % seulement des ruissellements mondiaux).

 

Principaux utilisateurs :

En volume utilisé, les dix principaux pays consommateurs d’eau sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Pakistan, le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, le Bangladesh, le Mexique et la Fédération de Russie.

La consommation nationale s’échelonne de 646 km3/an en Inde à moins de 30 km3/an au Cap-Vert ou en République centrafricaine.

99 % des 4 000 km3/an prélevés pour l’irrigation, les besoins domestiques, l’industrie et l’énergie proviennent de sources renouvelables, qu’elles soient superficielles ou souterraines. Le reste (1 %) provient d’aquifères fossiles non renouvelables, situés pour l’essentiel dans trois pays : l’Arabie saoudite, la Libye et l’Algérie.

Les eaux souterraines représentent déjà 20 % du total des prélèvements, qui augmentent rapidement, surtout dans les zones arides. Les ponctions dans les nappes phréatiques ont été multipliées par 5 au XXe siècle.

 

Maladies liées à l’eau :

L’approvisionnement en eau – qu’il s’agisse de l’eau utilisée pour la consommation humaine, de celle utilisée pour l’assainissement ou la production alimentaire – reste insuffisant dans une large partie du monde en développement : plus de 5 milliards de personnes (67 % de la population mondiale) n’auront sans doute toujours pas accès en 2030 à un système d’assainissement décent.

Près de 340 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau potable salubre et près de 500 millions ne bénéficient d’un système d’assainissement décent.

80 % des maladies des pays en développement sont liées à l’eau : elles font chaque année près d’1,7 million de morts.

On estime à 3 millions le nombre de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies liées à l’eau dans les pays en développement.

5 000 enfants décèdent chaque jour de diarrhée, soit un toutes les 17 secondes.

1,4 million d’enfants meurent de diarrhée chaque année, des décès qui pourraient souvent être évités.

Près du dixième des maladies dans le monde pourraient être évitées en améliorant l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’hygiène et la gestion des ressources en eau.

Eau et alimentation :

L’eau est indispensable à la production alimentaire. L’agriculture est de loin le premier utilisateur d’eau, absorbant quelque 70 % de la consommation totale.

Les usages industriel et domestique ne représentent respectivement que 20 % et 10 % seulement de la consommation totale d’eau.

Les surfaces irriguées ont doublé et les prélèvements d’eau ont triplé depuis 50 ans.

Si l’agriculture n’améliore pas sa façon d’utiliser l’eau, la demande mondiale pour ce secteur passera, selon toute probabilité, de 70 à 90 % de la consommation totale (Comprehensive Assessment of Water Management in Agriculture, 2007)

Les besoins journaliers en eau vont de 2 000 à 5 000 litres d’eau par personne et par jour.

La question à se poser n’est pas « combien d’eau buvons-nous ? » (une moyenne de 2 à 5 litres par jour dans les pays développés), mais plutôt « combien d’eau mangeons-nous ? » (3 000 litres par jour dans les pays riches, selon une estimation).

Il faut en effet 800 à 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé et 2 000 à 16 000 litres d’eau pour produire la même quantité de viande de boeuf.

En 2002, la Suède a consommé 76 kg de viande par personne et les États-Unis 125 kg.

On estime que le consommateur chinois, qui mangeait 20 kg de viande en 1985, dévorera plus de 50 kg en 2009. La demande de céréales va augmenter en conséquence. Or il faut 1 000 litres d’eau pour produire 1 kg de céréales. Cela signifie qu’il faudra 390 km3 d’eau supplémentaires pour couvrir ces nouveaux besoins.

 

Croissance démographique :

Estimée aujourd’hui à 6,8 milliards, la population mondiale croît d’environ 80 millions chaque année. La demande d’eau douce devrait donc augmenter aussi, d’environ 64 milliards de mètres cubes par an.

On estime que 90 % des 3 milliards d’habitants qui s’ajouteront à la population du monde d’ici 2050 se trouveront dans les pays en développement, principalement dans des régions où, actuellement, la population ne bénéficie pas d’un accès correct à l’eau potable et à l’assainissement.

Plus de 60 % de l’accroissement démographique entre 2008 et 2010 se produira en Afrique subsaharienne (32 %) et en Asie du Sud (30 %), qui, à elles deux, devraient abriter la moitié de la population mondiale en 2100.

 

Migrations :

Les estimations sur le nombre de personnes qui pourraient être déplacées à cause de facteurs liés à l’eau varient de 24 millions à 700 millions.

07:40 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/06/2010

Le capitalisme a-t-il encore besoin de la démocratie ?

Le paradigme qui associait liberté et capitalisme s’est dissous.

D’une part, la droite néolibérale a élaboré, sous l’influence des «néoconservateurs américains», une idéologie plaçant la priorité sur le maintien de l’ordre social institué.

D’autre part, la montée impressionnante de l’économie chinoise dans un contexte de répression continue et de parti unique a habitué les esprits à ce découplage possible entre libertés publiques et dynamisme économique.

Ainsi, la démocratie devient antinomique avec les buts recherchés par les néolibéraux: elle favorise la contestation des privilèges indus, elle alimente la remise en cause des pouvoirs illégitimes, elle pousse à l’examen rationnel des décisions.

Elle est donc de plus en plus dangereuse, dans une période où les dérives nuisibles du capitalisme deviennent plus manifestes.

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook