03/12/2008

Quel avenir après de l’école ?

L’avenir se prépare… surtout pendant cette période d’apprentissage qu’est l’école primaire.

Trop de jeunes appellent au secours…

« Aidez-nous à apprendre ! »,

avertissement exprimé à maintes reprises… Mais sont-ils entendus ?

La récente étude de l’office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) dénombre que 2'500 jeunes en fin de scolarité se retrouvent sans avenir, c’est sûrement que les appuis ciblés pendant leurs scolarités n’ont pas été suffisants.

A Genève cette volonté d’organiser des appuis ciblés et spécifiques existent, mais il faudrait que le Département de l’Instruction Publique (DIP), ainsi que la Société pédagogique Genevoise autorisent les instituteurs à solliciter une aide urgente, pour organiser ces mesures (recensement précoce et l’encouragement des élèves défavorisés, concentration des efforts sur les moins performants et les moins motivés), avec l’aide d’anciens instituteurs prêts à reprendre du service…

Alors, où est la volonté politique d’entreprendre, de manière concrète, pour les générations futures ?  

 

20:01 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

01/12/2008

La création de valeur est le cœur de l'économie

 

Comment concevoir la valeur ? Tous les flux financiers se valent-ils ?

 

Quels ingrédients pour qu’économie, finance et satisfaction des besoins de l'individu, de la société, de la planète puissent converger ?

 

Pour piloter l'économie et les politiques publiques nous avons besoin de repères, d'instruments de mesure, d'indicateurs.

 

Quelles informations nous donnent « les repères » que nous utilisons actuellement pour gouverner ? Comptons-nous tout ce qui compte ?

 

De quels repères avons-nous besoin pour une nouvelle compréhension de la richesse que nous voulons pour notre société ?

 

 

Il y a urgence, il nous faut prendre en charge nos contradictions, identifier les leviers permettant de démultiplier rapidement l'action, augmenter l'impact des initiatives positives.

 

Les changements ne peuvent pas être imposés, ils seront nécessairement conçus, acceptés et mis en œuvre collectivement.

 

Chacun pense au « global », mais ce global donne à l'individu un certain sentiment d'impuissance face à l'ampleur des enjeux. Nous devons construire la mobilisation du local au global.

 

Nous devons trouver ensemble la bonne échelle de l'action, celle qui articule l'économie, l'homme et son territoire.

 

18:24 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

28/11/2008

Le peuple est-il encore la source du pouvoir démocratique ?

 

L’élection ne garantit plus qu’un gouvernement soit au service de l’intérêt général et qu’il le reste.

 

Aujourd’hui le verdict des urnes ne peut plus être le seul étalon de la légitimité, et les citoyens en ont de plus en plus conscience.

 

Le pouvoir doit se plier à des impératifs de mise à distance des positions partisanes, des prises en compte des diverses expressions du bien commun et de la reconnaissance de l’ensemble des singularités.

 

 

+ La légitimité démocratique par Pierre Rosanvallon ) Professeur au Collège de France

 

10:04 Écrit par Charly Schwarz dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

25/11/2008

Pas de budget par prestations sans « Budget participatif »

Si le « Grand blond » veut introduire le budget par programmes et prestations. Il serait compliqué de l’appliquer sans adapter les principes du Budget participatif.

Le budget participatif représente la possibilité pour les habitants de définir concrètement et démocratiquement l'affectation des fonds :

> de décider quels types d'infrastructures sont souhaitables à créer ou à améliorer,

> de suivre à la trace l'évolution des travaux et le parcours des engagements financiers.

Le but poursuivi est essentiellement de faire en sorte que la population participe activement à l'élaboration et au suivi de la politique qui la concerne.

Mais au-delà de cette définition quelque peu instrumentale, les budgets participatifs ont pour objectifs de :

> créer de nouvelles relations entre administration et citoyens, c'est-à-dire une autre manière de gouverner,

> reconstruire le lien social et l'intérêt général,

> inventer une nouvelle culture démocratique,

> mobiliser le sens de la citoyenneté.

C'est aussi un défi pour améliorer la justice sociale en donnant le pouvoir de décision et de contrôle à tous les citoyens et citoyennes

 

La démarche :

Chaque année, l’administration dit quelle est l'enveloppe budgétaire disponible.

La population est invitée à se réunir en assemblées de quartier/commune pour débattre des travaux prioritaires à entreprendre. Les techniciens de l’administration sont là uniquement pour répondre aux questions techniques.

Après débat, chaque quartier/commune détermine quatre priorités de travaux et les classe par ordre d'importance.

L’administration recense les volontaires et s'assure de la représentation des comités de quartier/commune dans un Conseil du Budget participatif.

Ce conseil centralise les priorités de tous les quartiers/communes, et fait une proposition concrète en fonction de l'argent disponible.

C'est seulement au bout de ce processus que le Grand Conseil entérine le budget.

23:44 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/11/2008

Ecole : brisons les murs

C’est peu dire que je ne reconnais plus mon école…  

Celle, garante de l’égalité des chances, de la même distribution des savoirs pour tous.

Toutes les batailles menées lui avaient donnée un parfum de curiosité, de regard ouvert sur la vie, de remue-méninges.

L’école se targuait d’être aussi celle de la solidarité, le lieu d’apprentissage de citoyenneté.

 

C’est du moins celle que j’avais rêvée !

Peu de points communs, en vérité, avec cette école qui tend de plus en plus à diviser, qui voudrait nous faire chercher des solutions dans des querelles internes : la faute « aux enseignants incompétents », aux « parents démissionnaires ».

Et une école qui s’égare à vouloir faire croire qu’elle pourrait se construire contre ses principaux acteurs.

Tout au contraire, c’est de rassemblement qu’à besoin noter système éducatif.

Et dans ce système là, chacun à sa pierre à apporter.

Les enseignants évidemment qui mériteraient d’être enfin entendus.

Les élèves et leurs familles qui demandent à être mieux pris en compte. Le cloisonnement actuel n’est bon pour personne et surtout pas propice à offrir une chance aux familles défavorisées.

17:47 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

19/11/2008

Vers une « République des juges »…

Elaborée à une époque où les partis politiques n’existaient pas, du moins dans leur forme moderne, la théorie de la séparation des pouvoirs à beaucoup vieilli.

La séparation des organes et fonctions, et l’équilibre des pouvoirs se trouvent désormais remis en cause par le renforcement de l’exécutif et le déclin du parlement.

En revanche le pouvoir judiciaire s’affirme de plus en plus dans nos démocraties modernes. L’apparition d’un contre-pouvoir juridictionnel est reconnue par plusieurs auteurs ; ainsi, peu à peu, au terme d’un processus d’affirmation, puis d’émancipation, le juridictionnel aurait accédé, au statut de pouvoir.

Un pouvoir comparable au pouvoir exécutif et législatif ; dans un système démocratique, le juge, porté par la doctrine et l’opinion publique, posséderait une faculté d’empêcher et une faculté de statuer.

La montée en puissance des juges vint renforcer ce soupçon de « gouvernement des juges ».

C’est le fait que les juges ont en charges des litiges à caractère collectif et non plus simplement individuel : de véritables questions de société et non des différends entre particuliers, ce qui accentue le caractère politique-au sens des affaires de la cité-de leur intervention.

Et comme l’écrit Paul Ricoeur : «  le judicaire est poussé en première ligne par des institutions politiques en voie de décompositions ».

11:43 Écrit par Charly Schwarz dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

CE/CA : quelles communications !

 

Depuis que les « communicateurs » pullulent dans chaque département il n’y a jamais eu autant de couacs de communication.

 

Rue du Stand, EMS, Loi sur le chômage, PAV, Fumée, et maintenant… salaires de fonction publique en Ville de Genève et IN135,

 

en quelques mois une crise communicationnelle c’est installée.

 

 

Dans cette crise les Conseillers d’Etat et les Conseillers Administratifs en portent l’entière responsabilité… et démontrent clairement leurs manquent de connaissance en matière de communication.

 

Bien sûr ils sont entourés de « communicateurs », mais quand vous faites l’évaluation de leurs compétences, vous vous rendez vite compte qu’ils n’en possèdent qu’une seule… celle d’avoir été journaliste.

 

Mais « journaliste » ne garanti pas d’avoir les minima de compétences en communication.

 

 

Aujourd’hui la communication c’est un métier, et comme le chinois cela s’apprend.

 

Et il devient urgent que nos gouvernants puissent s’entourer de véritables professionnels.

 

09:39 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/11/2008

Le discours de Barack Obama à Chicago après son élection

Voici la traduction du premier discours prononcé par Barack Obama après sa victoire à la présidentielle américaine ce mardi 4 novembre 2008.

 


"Hello, Chicago.
S'il y a quelque part quelqu'un qui doute encore qu'en Amérique tout est possible, qui se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit encore à notre époque, qui s'interroge encore sur la force de notre démocratie, ce soir, voici votre réponse.

 


C'est la réponse donnée par les files d'attentes qui se sont allongées devant les écoles et les églises dans des proportions que ce pays n'avait jamais vues, par des gens qui ont attendu trois ou quatre heures, souvent pour la première fois de leur vie, parce qu'ils pensaient que cette fois devait être différente, et que leur voix pouvait faire cette différence.

 


C'est la réponse donnée par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens (natifs), les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides.

 

 

Des Américains qui ont envoyé au monde un message: nous n'avons jamais été une simple juxtaposition d'individus ou une juxtaposition d'Etats rouges et d'Etats bleus (Etats républicains et Etats démocrates, ndlr).

 


Nous sommes, et nous serons toujours, les Etats-Unis d'Amérique.

 


C'est la réponse qui a conduit ceux à qui l'on a si longtemps dit d'être cyniques, d'avoir peur et de douter de ce que nous pouvons accomplir, à prendre dans leurs mains l'arc de l'histoire et à le bander une fois encore dans l'espoir d'un jour meilleur.

 


Cela aura pris beaucoup de temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait en cette date, dans cette élection, à ce moment décisif, le changement est arrivé en Amérique.

 


Un peu plus tôt ce soir, j'ai reçu un appel d'une extraordinaire bienveillance du sénateur McCain.

 


Le sénateur McCain s'est battu longtemps et de toutes ses forces dans cette campagne.

 

 

Et il s'est battu encore plus longtemps et avec encore plus de force pour le pays qu'il aime.

 

 

Pour l'Amérique, il a enduré des sacrifices que la plupart d'entre nous ne pouvons même pas essayer d'imaginer.

 

 

Nous nous portons mieux grâce au service de ce dirigeant courageux et désintéressé.

 


Je le félicite; je félicite la gouverneuse Palin pour tout ce qu'ils ont accompli.

 

 

Et j'ai hâte de travailler avec eux pour renouveler la promesse de cette nation dans les mois à venir.

 


Je veux remercier mon compagnon dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec tout son cœur, qui a parlé pour les hommes et les femmes avec lesquels il a grandi dans les rues de Scranton et avec lesquels il est rentré en train chez lui dans le Delaware: le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden.

 


Et je ne me trouverais pas ici sans le soutien sans faille de celle qui a été ma meilleure amie pendant ces 16 dernières années, le roc de notre famille, l'amour de ma vie, la future Première Dame de ce pays: Michelle Obama.

 


Sasha et Malia, je vous aime toutes les deux plus que vous ne pouvez l'imaginer. Et vous avez gagné le nouveau chiot qui va venir avec nous à la nouvelle Maison Blanche.

 


Et bien qu'elle ne soit plus avec nous, je sais que ma grand-mère nous regarde, tout comme la famille qui a fait de moi celui que je suis. Ils me manquent ce soir. Je sais que j'ai envers eux une dette incommensurable.

 


A ma soeur Maya, ma sœur Alma, tous mes autres frères et sœurs, merci si fort pour tout votre soutien. Je leur suis reconnaissant.

 


A mon directeur de campagne, David Plouffe, le héros méconnu de cette campagne, qui a bâti la meilleure, la meilleure campagne politique, je pense, de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique.

 


A mon directeur de la stratégie David Axelrod, qui a été un partenaire pour moi à chaque étape.

 


A la meilleure équipe de campagne jamais réunie de l'histoire de la politique.

 

 

Vous avez rendu cela possible et je vous suis à jamais reconnaissant pour ce que vous avez sacrifié afin de l'accomplir.

 

Mais par-dessus tout, je n'oublierai jamais à qui cette victoire appartient réellement.

 

 

Elle vous appartient.

 


Je n'ai jamais été le candidat le plus probable pour ce poste.

 

 

Nous n'avons pas commencé avec beaucoup d'argent ni beaucoup de soutiens. Notre campagne n'est pas née dans les couloirs de Washington.

 

 

Elle a commencé dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salons de Concord et sous les porches de Charleston.

 

 

Elle a été bâtie par des travailleurs et des travailleuses qui ont puisé dans le peu d'économies qu'ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars à la cause.

 


Elle a tiré sa force des jeunes qui ont rejeté le mythe de l'apathie de leur génération, qui ont quitté leur maison et leur famille pour des emplois qui payaient peu et offraient encore moins de repos.

 


Elle a tiré sa force des gens moins jeunes qui ont bravé la morsure du froid et la chaleur torride pour frapper aux portes de parfaits étrangers; et (elle a tiré sa force, ndlr) de millions d'Américains bénévoles qui se sont organisés et ont démontré que plus de deux siècles après, un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple n'a pas disparu de la surface de la Terre.

 


C'est votre victoire.

 


Et je sais que vous ne l'avez pas fait juste pour gagner une élection.

 

 

Et je sais que vous ne l'avez pas fait pour moi.

 


Vous l'avez fait parce que vous comprenez l'ampleur de la tâche qui nous attend.

 

 

Car même tandis que nous faisons la fête ce soir, nous savons que les défis qui nous attendent demain sont les plus grands de notre vie: deux guerres, une planète en danger, la pire crise financière depuis un siècle.

 


Tandis que nous sommes ici ce soir, nous savons que des Américains courageux se réveillent dans les déserts d'Irak et les montagnes d'Afghanistan pour risquer leur vie pour nous.

 


Il y a des mères et des pères qui resteront éveillés dans leur lit une fois les enfants endormis, à se demander comment ils vont rembourser le crédit de la maison, payer le médecin ou mettre assez de côté pour l'éducation supérieure de leurs enfants.

 


Il y a de nouvelles énergies à maîtriser, de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, des menaces à affronter, des alliances à renouer.

 


La route sera longue. La pente sera raide.

 

 

Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat.

 

 

Mais, Amérique, je n'ai jamais été aussi plein d'espoir que ce soir quant au fait que nous y arriverons. Je vous le promets: nous, le peuple, nous y arriverons.

 


Il y aura des revers et des faux départs.

 

 

Beaucoup n'approuveront pas chaque décision ou chaque mesure que je prendrai en tant que président.

 

 

Et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes.

 


Mais je serai toujours honnête avec vous sur les défis auxquels nous sommes confrontés.

 

 

Je vous écouterai, surtout si nous ne sommes pas d'accord.

 

 

Et par-dessus tout je vous demanderai de participer à l'effort pour rebâtir cette nation, de l'unique façon dont cela se fait en Amérique depuis 221 ans -pierre par pierre, brique par brique, de mains calleuses en mains calleuses.

 


Ce qui a commencé il y a 21 mois au fin fond de l'hiver ne peut pas s'arrêter en cette nuit d'automne.

 


Cette victoire seule n'est pas le changement que nous recherchons.

 

 

Ce n'est que notre chance de construire ce changement.

 

 

Et cela ne peut pas arriver si nous revenons en arrière.
Cela ne peut pas arriver sans vous, sans un nouvel esprit de service, un nouvel esprit de sacrifice.

 


Alors faisons appel à un nouvel esprit de patriotisme, de responsabilité, par lequel chacun d'entre nous décidera de se mettre au travail, de travailler plus dur et de s'occuper pas seulement de soi mais les uns des autres.

 


Souvenons-nous que, si cette crise financière nous a appris quelque chose, c'est que Wall Street ne peut pas prospérer quand Main Street souffre.

 


Dans ce pays, nous nous élevons ou nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple.

 

 

Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les bassesses et l'immaturité qui ont empoisonné pendant si longtemps notre vie politique.

 


Souvenons-nous que c'est un homme de cet Etat qui a, le premier, porté la bannière du Parti républicain à la Maison Blanche, un parti fondé sur les valeurs d'indépendance, de liberté individuelle et d'unité nationale.

 


Ce sont des valeurs que nous partageons tous.

 

 

Et si le Parti démocrate a remporté une superbe victoire ce soir, c'est avec une certaine humilité et de la détermination à guérir les divisions qui ont entravé notre progression.

 


Comme l'a dit Lincoln à une nation bien plus divisée que la nôtre, nous ne sommes pas ennemis mais amis.

 

 

Bien que la passion les ait éprouvés, elle ne doit pas briser nos liens d'affection.

 


Et à ces Américains dont je dois encore gagner le soutien: je n'ai peut-être pas remporté votre vote ce soir, mais j'entends votre voix. J'ai besoin de votre aide.

 

 

Et je serai aussi votre président.

 


Et à tous ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, dans des Parlements et des palais, à ceux qui sont serrés autour de radios dans des coins oubliés du monde: nos histoires sont singulières, mais nous partageons notre destin, et une nouvelle aube du leadership américain est là.

 


A ceux, à ceux qui voudraient déchirer le monde: nous vous vaincrons. A ceux qui cherchent la paix et la sécurité: nous vous soutenons.

 

 

Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l'Amérique brillait toujours du même éclat: ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux: la démocratie, la liberté, les possibilités et l'espoir inébranlable.

 


C'est le véritable génie de l'Amérique: l'Amérique peut changer.

 

 

Notre union est perfectible. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

 


Cette élection est celle de nombreuses premières fois et d'histoires que raconteront des générations.

 

 

Mais il en est une que j'ai à l'esprit ce soir, sur une femme qui a déposé son bulletin à Atlanta.

 

 

Elle ressemble beaucoup à des millions d'autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection, à un détail près: Ann Nixon Cooper a 106 ans.

 


Elle est née une génération après l'esclavage.

 

 

Une époque où il n'y avait pas de voitures sur les routes ni d'avions dans le ciel; où quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons: parce que c'était une femme et à cause de sa couleur de peau.

 


Et ce soir, je pense à tout ce qu'elle a vu en un siècle en Amérique: la douleur et l'espoir, le combat et le progrès; à ces fois où on nous a dit que nous ne pouvions pas, et à ces gens qui ont continué d'avancer avec ce credo américain: Oui, nous le pouvons.

 


A une époque où la voix des femmes était étouffée et leurs espoirs ignorés, elle les a vues de son vivant se lever, prendre la parole et obtenir le droit de vote. Oui, nous le pouvons.

 


Quand le désespoir des grandes tempêtes de sable (le "Dust Bowl" des années 1930) et de la Dépression régnait sur le pays, elle a vu une nation dompter la peur même avec un New Deal, de nouveaux emplois, une nouveau sentiment de but commun. Oui, nous le pouvons.

 


Quand les bombes sont tombées sur notre base et que la tyrannie a menacé le monde, elle a été le témoin de l'élévation d'une génération vers la grandeur et du sauvetage d'une démocratie. Oui, nous le pouvons.

 


Elle était là pour les bus de Montgomery, les lances à incendie de Birmingham, un pont à Selma, et un prêcheur d'Atlanta qui disait aux gens que "We Shall Overcome" ("Nous vaincrons"). Oui, nous le pouvons.

 


Un homme s'est posé sur la Lune, un mur est tombé à Berlin, un monde a été connecté par notre propre science et notre imagination.

 


Et cette année, dans cette élection, elle a touché du doigt un écran et voté, parce qu'après 106 ans en Amérique, en ayant traversé les temps les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait comme l'Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.

 


Amérique, nous sommes allés si loin. Nous en avons tant vu.

 

 

Mais il reste tellement plus à faire. Alors ce soir, posons-nous la question: si nos enfants vivent jusqu'au prochain siècle, si mes filles ont la chance de vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils? Quels progrès aurons-nous faits?

 


Voici notre chance de répondre à cet appel.

 

 

A nous maintenant.

 


A nous maintenant, de remettre notre peuple au travail et d'ouvrir les portes des possibles à nos enfants; de rétablir la prospérité et de militer pour la cause de la paix; de nous réapproprier le rêve américain et de réaffirmer cette vérité fondamentale qui veut que, dans la multitude, nous ne faisons qu'un; que tant que nous respirons, nous espérons.

 

 

Et quand nous rencontrons le cynisme, les doutes et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple: Oui, nous le pouvons.

 


Merci. Dieu vous bénisse. Et Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique."

 

17:49 Écrit par Charly Schwarz dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

06/11/2008

Une Charte pour Genève : services publics (VI)

 

Article 23 Les habitant/es jouissent d’un droit à des services publics de qualité et participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance d’un tel droit. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés au présent chapitre.

 

 

Article 24 Aux fins de favoriser la jouissance par les habitant/es de leur droit à des services publics de qualité, l’administration s’engage à :

 

 

a)   rendre des services de manière compétente, respectueuse et non discriminatoire ;

 

 

b)  favoriser la souplesse dans les services qu’elle dispense ainsi que dans l’utilisation des espaces publics afin de répondre aux besoins variés des habitant/es ;

 

 

c)   prendre des mesures visant à limiter les nuisances et les obstacles entravant l’accès sécuritaire des habitant/es à leur domicile et au réseau piétonnier ;

 

 

d)  prendre des mesures adéquates visant à assurer la propreté du domaine public ;

 

 

e) favoriser l’accessibilité universelle dans l’aménagement du territoire    ainsi qu’aux bâtiments et aux services publics en général.

 

 

 

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

 

07:50 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/11/2008

Une Charte pour Genève : sécurité (V)

 

Article 21 Les habitant/es jouissent d’un droit à la sécurité et participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance d’un tel droit. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés au présent chapitre, notamment en privilégiant des comportements préventifs.

 

 

Article 22 Aux fins de favoriser la jouissance par habitant/es de leur droit à la sécurité, l’administration s’engage à :

 

 

a)   aménager son territoire de façon sécuritaire ;

 

 

b)  soutenir, avec l’appui des partenaires du milieu, des mesures spécifiques pour la sécurité des femmes ;

 

 

c)   encourager l’usage sécuritaire des espaces publics, notamment des parcs et des équipements collectifs et récréatifs ;

 

 

d)  soutenir des mesures préventives axées sur la sensibilisation et la participation des habitant/es, en collaboration avec les responsables de la sécurité publique ;

 

 

e) protéger l’intégrité physique des personnes et des biens.

 

 

 

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

 

 

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08:54 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

04/11/2008

Une Charte pour Genève : environnement et développement durable (IV)

 

Article 19 Les habitant/es jouissent de droits en matière d’environnement et de développement durable et participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance de tels droits. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés au présent chapitre

 

 

Article 20 Aux fins de favoriser la jouissance par les habitant/es de leurs droits en matière d’environnement et de développement durable, l’administration s’engage à :

 

 

a)   promouvoir la réduction à la source, le réemploi et le recyclage ;

 

 

b)  concilier la protection de l’environnement et du patrimoine bâti avec le développement économique, social et culturel ;

 

 

c)   favoriser l’amélioration constante de la qualité de l’air, des eaux et des sols;

 

 

d)  favoriser le transport en commun et les modes de transport ayant pour effet de limiter l’usage de la voiture en milieu urbain ;

 

 

e)   favoriser l’accès aux rives;

 

 

f) favoriser la protection et la mise en valeur des milieux naturels;

 

 

g) prendre des mesures visant à limiter les nuisances abusives issues du bruit et de la circulation, contrôler celles découlant du dépôt des ordures et promouvoir auprès des habitant/es un comportement civique responsable et respectueux des milieux de vie et de l’environnement.

 

 

 

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

 

 

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07:42 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Nature, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/11/2008

Une Charte pour Genève : social et culture (III)

 

Article 15 Les habitant/tes jouissent de droits sociaux. Ils participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance de tels droits. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés.

 

 

Article 16 Aux fins de favoriser la jouissance par les habitant/tes de leurs droits sociaux, l’administration s’engage à :

 

 

a) prendre des mesures de relogement lorsque l’évacuation ou la fermeture d’un bâtiment ou d’un logement est rendue nécessaire ;

 

 

b) considérer, dans la mise en œuvre des mesures relatives au logement, les besoins des populations vulnérables, notamment ceux des personnes et des familles à faible revenu et à revenu modeste ;

 

 

c) maintenir, avec l’appui de ses partenaires, des mesures d’aide aux populations vulnérables;

 

 

d) favoriser la prise en charge de leur milieu par les citoyennes et les citoyens en vue de contrer l’exclusion sociale ;

 

 

Article 17 Les habitants/tes jouissent de droits culturels et participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance de tels droits. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés.

 

 

Article 18 Aux fins de favoriser la jouissance par les habitants/tes de leurs droits culturels, l’administration s’engage à :

 

 

a) prendre des mesures adéquates visant à sauvegarder, protéger et mettre en valeur le patrimoine culturel et naturel ainsi qu’à favoriser la diffusion des savoirs et des connaissances qui les distinguent ;

 

 

b) maintenir accessibles, tant au plan géographique qu’économique, ses lieux de diffusion de la culture et de l’art et encourager leur fréquentation ;

 

c) promouvoir la création ;

 

 

d) soutenir le développement et la diversité des pratiques culturelles ;

 

 

e) soutenir une offre de services répondant aux besoins évolutifs de la population ;

 

 

f) aménager des infrastructures de loisir, d’activité physique et de sport de qualité, répartis équitablement en fonction des besoins évolutifs des milieux de vie ;

 

 

g) favoriser l’accessibilité aux activités et aux équipements collectifs.

 

 

 

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

 

 

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07:34 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

31/10/2008

Une Charte pour Genève : droits et engagements (II)

 

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

 

 

Article 13 Les habitant/tes jouissent de droits démocratiques et participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance de tels droits. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés au présent chapitre.

 

Les citoyennes et les citoyens exercent leur droit de vote et, dans la mesure de leurs moyens, participent aux affaires du canton, s’informent, et expriment, dans le respect des individus, une opinion éclairée en vue d’influencer les décisions.

 

 

Article 14 Aux fins de favoriser la participation des habitant/tes aux affaires du canton, l’administration s’engage à :

 

 

a) promouvoir la participation publique et, à cet effet, fournir aux habitant/tes des informations utiles, énoncées dans un langage clair ;

 

 

b) faciliter l’accès aux documents pertinents aux affaires cantonales ;

 

 

c) s’assurer du caractère crédible, transparent et efficace des consultations publiques par l’adoption et le maintien de procédures à cet effet ;

 

 

d) rendre accessibles annuellement aux habitant/tes, sous forme de résumé, le bilan financier ainsi qu’un document explicatif du budget et du programme d’immobilisations, préalablement aux consultations publiques conduisant à leur adoption ;

 

 

e) favoriser la représentation des femmes et des jeunes au sein des instances décisionnelles et consultatives ;

 

 

f) combattre la discrimination, la xénophobie, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la pauvreté et l’exclusion, lesquels sont de nature à miner les fondements d’une société libre et démocratique ;

 

 

g) planifier le renouvellement de la fonction publique en y favorisant l’accès aux jeunes et en visant un recrutement qui reflète la diversité de la population.

 

 

 

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07:50 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

30/10/2008

Une Charte pour Genève : principes et valeurs (I)

Une Charte pour reconnaître les valeurs communes que nous partageons, pour faciliter le développement harmonieux de notre canton.

Genève se donnerait, avec une Charte, un outil essentiel pour bâtir un avenir reposant sur les valeurs qui nous animent : l’ouverture aux autres, le respect de la dignité humaine, la solidarité, la transparence et la démocratie.

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

Article 1 Genève constitue un territoire et un espace de vie où doivent être promues la dignité et l’intégrité de l’être humain, la tolérance, la paix, l’inclusion ainsi que l’égalité entre tous/tes.

Article 2 La dignité de l’être humain ne peut être sauvegardée sans que ne soient constamment et collectivement combattues toutes les formes de discrimination, notamment celles fondées sur l’origine ethnique ou nationale, la couleur, l’âge, la condition sociale, l’état civil, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap.

Article 3 Le respect, la justice et l’équité sont des valeurs desquelles découle une volonté collective de renforcer et de consolider Genève en tant qu’Etat démocratique, solidaire et inclusif.

Article 4 La gestion transparente des affaires cantonales contribue à la promotion des droits démocratiques.

Article 5 La participation des habitant/tes aux affaires du canton contribue au renforcement de la confiance envers les institutions démocratiques, au renforcement du sentiment d’appartenance ainsi qu’à la promotion d’une citoyenneté active.

Article 6 La protection de l’environnement et le développement durable se répercutent positivement sur le développement économique, culturel et social et contribuent au bien-être des générations actuelles et futures.

Article 7 La reconnaissance, la conservation et la mise en valeur du patrimoine concourent au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie ainsi qu’au rayonnement de l’identité genevoise.

 Article 8 La culture est au cœur de l’identité, de l’histoire et de la cohésion sociale de Genève. Elle est un moteur essentiel de son développement et de son dynamisme.

Article 9 Une offre de services équitable tient compte de la diversité des besoins des habitant/es.

Article 10 Les loisirs, l’activité physique et le sport sont des composantes de la qualité de vie qui contribuent au développement global des personnes ainsi qu’à l’intégration culturelle et sociale.

 Article 11 Le cosmopolitisme de Genève représente une richesse mise en valeur par la promotion de l’inclusion et de relations harmonieuses entre les individus de toutes les origines.

Article 12 Chaque habitant/e de Genève a le devoir de ne pas porter atteinte aux droits des autres.

 

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07:29 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/10/2008

plafonnement ET transparence

Il est intéressant de voir comment les partis de gauche stigmatisent les partis bourgeois sur leurs modes de financement.

 

Mais les dirigeants de la gauche parlementaires oublient, un peu vite, que les banques et les entreprises, vivant de mandats publics, financent aussi le parti socialiste et les autres groupes présents aux Chambres nationales.

 

Et que dire des ex-parlementaires de gauche qui siègent dans divers conseils d’administrations !

 

A lire mon billet du 23 octobre (parlement de milice ou professionnel) http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2008/10/23/de-milice-ou...

 

 

Toutefois limiter les dépenses serait une solution démocratique, mais il faut définir les montants.

 

Dans mon billet du 17 septembre, je propose une limite pour l’élection au Grand Conseil genevois.

 

http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2008/09/17/depenses-ele...

 

 

Au niveau national, je propose, sur la même base, de définir un montant annuel par élu afin de définir les budgets de fonctionnement des groupes politiques.

 

07:30 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

27/10/2008

Une Charte pour Genève

 

En attendant la votation de l’an 2012 relatif à l’adoption d’une nouvelle Constitution, pourrions-nous souscrire à une Charte pour Genève ?

Une Charte des droits et des devoirs pour reconnaître les valeurs communes que nous partageons, pour faciliter le développement harmonieux de notre canton.

Une Charte établit, dans une approche novatrice en instituant le principe de droits et aussi de responsabilités.

La Charte devrait prévoir l’engagement concret du canton de Genève et de tout son personnel dans l’amélioration constante des services offerts à la population.

En plus de rapprocher les habitant/es, les élu/es et l’administration, Genève se donnerait, avec une Charte, un outil essentiel pour bâtir un avenir reposant sur les valeurs qui nous animent :

l’ouverture aux autres, le respect de la dignité humaine, la solidarité, la transparence et la démocratie.

 

Par une Charte des droits et des devoirs, Genève affirmerait son engagement à développer avec les habitant/es le respect de ces droits et l’exercice de ces responsabilités et à en assurer l’application.

A cette adresse, je vous propose de découvrir, ces prochains jours, le projet d’une Charte des droits et des devoirs pour Genève.

Je commencerai par les principes et les valeurs.

07:50 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

25/10/2008

Conditions d’une véritable démocratisation de la représentation par la participation

 

Pour permettre d’inaugurer un nouveau cadre des relations politiques, il est recommandé de suivre quelques préceptes issus d’expériences de démocratie participative à travers le monde :

 

 

-      Promouvoir une constitution démocratique mixte.

 

o    http://www.sciences-et-democratie.net/

 

o Deliberative Democracy in America: A Proposal for a Popular Branch of Government d’Ethan J. Leib, publié par Penn State Press, 2004

 

o  

 

-      Encourager l’émergence de pouvoirs neutres.

 

o   http://www.bape.gouv.qc.ca/

 

o   http://www.debatpublic.fr/

 

 

-      Réaffirmer sans cesse l’idéal d’inclusion.

 

 

-      Prendre au sérieux les formes matérielles de la discussion.

 

o   www.robertsrules.com

 

o   http://blog.netpolitique.net

 

 

-      Jouer sur la complémentarité des dispositifs.

 

o   www.powerinquiry.org

 

http://www.place-publique.fr/article1769.html

 

 

-      Repenser la relation à la décision.

 

 

Les institutions de la démocratie participative doivent offrir la possibilité d’être écoutés, bien informés et surtout entendus.

 

15:07 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/10/2008

L’affaire Projet 26 (P-26)

En 1990, une cascade de scandales fait éclater l'affaire de la P-26 (Projet 26) qui marquera durablement les esprits.

Dans la suite de l'affaire des fiches révélée par la commission d'enquête parlementaire sur le Département fédéral de Justice et Police (DFJP), une enquête est également lancée sur le fonctionnement du Département militaire fédéral(DMF), sous la pression de certains journalistes et d'une partie de l'opinion publique.

La presse révèle en février 1990 l'existence de la P-26, une «armée secrète» dont seuls quelques membres de l'administration fédérale connaissaient l'existence.

 

Les membres de cette P-26 se recrutent aussi bien dans l'industrie, la finance, l'enseignement que dans l'armée.

Certains d'entre-eux sont entraînés au maniement des armes et aux techniques de subversions. Les conditions d'activation de la P-26 sont un des sujets qui choque particulièrement.

 

En effet, on peut lire dans un rapport de 1982 du chef de l'Etat-major général de l'armée à usage confidentiel ce passage :

«Un bouleversement politique intérieur par chantage, subversion et/ou autres activités comparables, constitue apparemment une possibilité d'engagement. Dans ce cas également, l'objectif est une occupation de toute la Suisse.»

 

Pour en savoir plus :

http://mediaplayer.archives.tsr.ch/politique-p26/0.ask

06:53 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

23/10/2008

De milice ou professionnel ; il est urgent de choisir !

Est-il amère de voir nos parlements de milice se « professionnaliser » ?

Au regard d’un monde de plus en plus complexe et interconnecté en permanence, il devient de plus en plus difficile d’assumer une fonction professionnelle et un engagement politique de qualité.

Et de faite, je dois constater que le professionnalisme gagne nos élus, certains cumuls de mandats peuvent représenter un revenu supérieur à 150'000.- par an, soit un salaire qui correspond à une véritable professionnalisation de la fonction de représentant élu.

Je suis amère de constater que vous allons vers une professionnalisation de la fonction d’élu, et que nos autorités ne veulent pas le reconnaitre !

Serions-nous mieux représentés par des élus professionnels ?

 

A nos Constituants d’en débattre !

15:30 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/10/2008

Quelle gestion de l’indifférence ?

Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre défenseurs d’un certain ordre et des mouvements révolutionnaires pendant la période de la « guerre froide ».

Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

Et l’on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie… Mais cette évolution à aussi son revers ; l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique.

Cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

Pour preuve, les eurobaromètres (http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm) qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 15 ans.

La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation.

Le jeu de la proportionnelle et l’alliance des grands partis pour le partage des responsabilités contribuent à donner aux électeurs l’impression de ne pouvoir rien changer dans la vie politique.

Belle occasion manquée, ce dimanche, de démontrer le contraire !

L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, mais l’absentéisme tend à croitre avec l’élévation du niveau général d’éducation.

Et les systèmes de valeur ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis et les syndicats, sans oublier les églises.

Si un certain scepticisme est à relever à l’égard de formes traditionnelles de participation politique, rien ne s’oppose à des mobilisations en vue d’obtenir des résultats sur des enjeux concrets.

Encore une fois, les résultats obtenus, ce dimanche, par l’AVIVO associée à l’ASLOCA le démontrent !

C’était mon dernier commentaire sur les résultats de l’élection à la Constituante, promis !

09:35 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook