03/11/2011

Un autre centre est possible

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Il faut remonter aux sources, évoquer les pionniers, éprouver la valeur de leurs idées en regard du monde actuel, dire la manière dont on les conçoit, les formules et les appliques aujourd’hui.

 

L’autre centre, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

 

L’évolution récente de la politique semble opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite. Une gauche conservatrice crispée sur les acquis sociaux et salariaux, le bien-être de sa clientèle de fonctionnaires ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

 

Une droite néolibérale et internationaliste, confiante dans les forces de l’homme, dans l’équilibre de l’économie et de la société automatiquement orientées par la grâce du marché vers le mieux-être possible. Ou une droite nationaliste, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel au réflexe de prudence qui neutralise la créativité.

 

Nous pouvons avancer sur un autre chemin, dont s’écartent à la fois le néolibéralisme et le collectivisme. Ce néolibéralisme avec sa prime à la force brute. Ce collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs.

 

Ce nouveau centre doit souligner la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

 

Le partenariat social reste une réalité solide, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

 

A la convergence des efforts individuels, nous devons œuvrer, aujourd’hui, selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables en conservant la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, en reconnaissant la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

 

 

10:42 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

31/10/2011

Si le dogmatisme nous ordonne, le pragmatisme nous affranchit !

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Nos actions et réactions sont soumises à des réflexes dictés par notre éducation, nos sentiments, nos intuitions, le cadre de vie...

Mais au-delà de la sphère intime qui reste influencée et contrebalancée par nos émotions, j'aime considérer la vie politique comme une série de paris en duel : gauche ou droite, ville ou campagne, conservateur ou progressite, pragmatique ou dogmatique, etc.

Le choix n'est pas aisé et obéit à certaines règles : quel est l’enjeu ? Quel est le prix ?

La démarche de recherche scientifique aide beaucoup à démêler les errements politiques.

Toute question appelle à une analyse assez simple : cette question a-t-elle  déjà été posée et résolue avec succès ? Les solutions sont-elles applicables dans ce cas de figure ? Cela dépend-il d'un questionnement juridique ? Technique ? Déontologique ?

Si ce n'est aucun de ces cas de figure, c'est certainement un problème d'ordre éthique, qui s'accompagne souvent de beaucoup de questionnement et de mise à jour de notre système de valeurs.

La meilleure configuration est celle où le questionnement peut être posé avec recul et à froid, dans une atmosphère de confiance et de liberté de ton, de façon à balayer toutes les options et choisir la plus adaptée.

C'est long, délicat cela s’appelle le pragmatisme et c’est très efficace.

13:04 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/10/2011

Nul système de liberté ne peut survivre à l’établissement de privilèges

Pouvoir agir sans être responsable, de bénéficier d’un avantage qui est interdit aux autres porte un nom : cela s’appelle un privilège

 

Ce découplage est économiquement destructeur; il est politiquement injuste car il porte une rupture des principes démocratique, il est injuste, non au sens moral mais au sens politique.

 

Il constitue une violation du premier principe démocratique, celui qui établi que « nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle. »

 

Le rétablissement d’une symétrie entre prise de risque et opportunité constitue le grand chantier économique et politique des années à venir.

09:23 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/10/2011

Le véritable enjeu politique, c’est la classe moyenne

La classe s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne.

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11:17 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/10/2011

L’homme politique tourne le dos à la politique

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Les gouvernements abandonnent peu à peu les instruments de choix souverains entre les mains d’agences indépendantes, des Banques nationales, mais aussi dans celles des différentes instances de régulation nationales et internationales.

 

Ces abandons sont, dans une large mesure, «justifiés» par des arguments relevant de l’économie ou de la politique économique. Cette dernière devient alors l’aune à laquelle doivent être mesurées toutes les décisions, toutes les actions.

 

L’homme politique emprunte chaque jour un peu plus les métaphores de l’économiste. Il cherche donc des solutions efficientes, il maximise, il optimise. Ce faisant il tourne le dos à la politique.

 

Le paradoxe est étonnant !

On le doit aux économistes néolibéraux. Ils ont construit un véritable discours de l’antipolitique, qui réduit l’action à un simple protocole compassionnel.

 

09:45 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

11/10/2011

2011 : mort du Politique !

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Le renoncement à l’action politique, à la volonté de transformer les structures de la société, conduit à la mort du Politique.

Et, pour y survire, les hommes politiques doivent donc se transformer en médiateurs de la souffrance des uns et de la compassion des autres.

Voici pourquoi les programmes disparaissent peu à peu du débat au profit de la convivialité de l’homme, de sa personnalité et de ses bons sentiments.

A cette disparition du Politique, les hommes politiques eux-mêmes y ont consenti en refusant de prendre et d’assumer leurs responsabilités.

Ils courent se cacher dans les jupons des économistes ou s’abriter derrière les discours de l’expertise pour justifier ce qui est de l’ordre du Politique.

 

08:47 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/10/2011

PLR, Socialistes et Verts ; à chacun son démissionnaire

Le PLR est prêt à demander la démission de Sandrine Salerno pour despotisme, les socialistes Daniel Zappelli pour incompétence, et moi Thierry Durand pour félonie.

 

Souvenez-vous, Thierry Durand est ce magistrat Vert qui a signé le bulletin de vote de sa fille !

Pour rappel le code pénal : « Est passible d’emprisonnement ou d'amende quiconque signe pour un tiers la carte de vote, sauf si ce tiers est incapable de le faire lui-même pour cause d’infirmité ». Articles 279 à 283.  

A 6mois des faits encore aucune sanction, le Conseil d’Etat est-t-il emprunté ? Et pourtant cette sanction est imprimée sur chaque carte de vote .

 

Si la droite est prête à lâcher son magistrat, la gauche a établi un cordon sanitaire autour de ces deux représentants incapables d’offrir le minimum de garanties constitutionnelles.

 

Pour rappel :http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2011/06/28/le-silence-a...

 

 

 

10:47 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

07/10/2011

Associations et associations

Aujourd’hui, l’association est l'un des rares tabous politiques, c'est une véritable loi du silence.

 

Le monde associatif est devenu une courroie de transmission pour les pouvoirs de tout poil : corporations, collectivités locales, partis politiques C'est une machine à souplesses budgétaires…

 

Une fois les structures mises en place par le groupe dirigeant, il est aisé de verrouiller le système et de faire passer ses intérêts propres avant ceux de l’association.

 

Les dirigeants agissent dans des secteurs idéologiquement et électoralement les plus sensibles et afin d’être débarrassé de toute contrainte, ils multiplient des structures empêchant ceux qui le voudraient (soit du fait de leur dynamisme, soit par leur souci de respecter les règlements internes) de participer à la direction de l’association et de mettre en cause « l’ordonnancement » voulu par la direction en place.

Celles-ci se protègent de tout risque venant de l’extérieur. Cela peut s’organiser par cooptation.

Dans ce climat idéologique, il est interdit de s'interroger sur les associations et d'envisager de trier le bon grain de l'ivraie, dans l'intérêt même des bonnes et vraies associations.

 

L'argent public sollicité par tout ce petit monde est dépensé pour maintenir, en vain, une illusion de représentativité. Et cette extraordinaire fracture entre le peuple et ceux qui pensent, parlent, décident et dépensent en son nom est constitutive d'une situation politique marquée par une abstention électorale croissante.

 

Des irrégularités, nombreuses, ont été commises dans la gestion des associations, aussi bien au niveau de leurs charges que de leurs profits, souvent organisées par la direction à son propre bénéfice.

 

11:07 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/10/2011

Sécurité vs antiracisme

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Malheureusement, il n’existe pas d’algorithme permettant de définir l’équilibre idéal entre la promotion de la sécurité et le respect des droits et des libertés. En revanche, des précédents ont montré que favoriser la xénophobie ne procurait pas plus de sécurité.

Le racisme peut même être une source d’insécurité quand la discrimination nourrit le ressentiment, et parfois la violence, de ceux qui en sont victimes.

Paradoxe, peut-être, de l’antiracisme: être réduit à contrer le racisme sécuritaire en utilisant un registre alarmiste similaire…

 

J’espère que Captain, Moi aussi, Courant alternatif et L'Amer Royaume, ne m’en voudront pas pour ce billet, un peu court et peut-être incompréhensible.

09:26 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

04/10/2011

Droit à la différence

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L’axiome selon lequel les espaces du racisme s’élargissent à mesure que l’identité nationale se contracte est confirmé dans un nombre grandissant de pays.

Ce constat invite à s’interroger sur les stratégies antiracistes actuelles dans un contexte marqué par une suspicion grandissante à l’égard de nouvelles catégories de « personnes à risques» rendu paradoxalement permanent à travers la manipulation de l’obsession sécuritaire.

L’essentiel n’est pas de trancher entre les thèses des communautariens et celles des libéraux, mais d’être conscient des possibles dérives du discours sur le droit à la différence quand celui-ci ne sert qu’à masquer un banal racisme.

17:44 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

16/09/2011

Genève ! Qu’est devenue ta citoyenneté ?

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Si étymologiquement le citoyen est celui qui appartient à une communauté organisée par des règles, plus largement, on est citoyen lorsqu'on participe à la vie de la cité.

La citoyenneté doit être est une matière a part entière du programme scolaire, c'est un lieu privilégié pour mettre en évidence le message que porte les notions de civisme-respect de la loi et conscience de ses devoirs à l'égard de ses concitoyens par souci du bien public et de l'intérêt général-et de civilité-respect d'autrui qui se manifeste par la politesse, la courtoisie, l'amabilité, le refus de la grossièreté et de la violence dans la vie de tous les jours-qui sont associées à celle de citoyenneté.

Est-elle enseignée ? Le doute s’installe…

12:10 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Formation, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

07/09/2011

Immigration & Culture

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Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origine immigrée. ,

Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

06:40 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

05/09/2011

Le nationalisme reste une idéologie puissante

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La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme de interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

Mais ces tendances ont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificité culturelle et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

 

10:16 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

01/09/2011

Réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) épinglé pour des défaillances.

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Des trous ou des fissures ont ainsi été observés sur la cuve des réacteurs, le dôme qui protège le réacteur, ou encore le radie sur le chantier de l'EPR (European pressurized reactor) de Flamanville (France).

Sur le papier, le réacteur pressurisé européen conçu par le français Areva et l'allemand Siemens, est censé représenter en termes de sûreté, un modèle dans le monde.

Du côté des autres centrales en construction dans le monde, on fait le même constat de multiples défaillances. En Finlande, le chantier d'Olkiluoto, débuté en 2005 donc plus avancé qu'en France, a révélé des dysfonctionnements dans les activités de montage du matériel électrique et mécanique.

En Chine, les chantiers accumulent d'importants retards et sont la cible de nombreuses critiques. L'EPR est ainsi en passe de devenir l'une des technologies les plus décriées.

Bien plus embêtant, les insuffisances affectent l'EPR jusque dans sa conception. Ainsi, les autorités de sûreté française, britannique et finlandaise demandaient-elles, en novembre 2009, d'améliorer la conception initiale de l'EPR.

Sources : Le Monde et Le Canard Enchainé

07:57 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Science, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

31/08/2011

J’ai mal à ma Démocratie !

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La dislocation, l’exclusion et les inégalités sociales progressent. Elles se sont encore accentuées avec la crise financière de 2008 qui a débouché sur une crise économique et sociale. L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires

Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables.

Notre démocratie stagne et semble parfois régresser. Des mouvements populistes tendent à la confisquer en proposant un discours de haine et d’exclusion. Ces formations ont obtenu des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l’autre, sur la crainte diffuse de l’invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

Et pendant ce temps, notre projet constitutionnel s’enlise et se déploie sous le signe de l’immanence, il cherche à museler le débat démocratique.

 

 

08:52 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

29/08/2011

Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

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Le thème de la «violence à l’école» est totalement absent des statistiques de police.

Le DIP a réalisé une seule étude en 2008, depuis plus rien…comme si la priorité 12 de Charles Beer n’était plus d’actualité…

Et pourtant !

Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.

Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations plus dures de rébellion.

Ce que les enseignants appellent la violence, c’est fondamentalement l’irrespect dont la forme la plus grave est l’injure.

On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.

Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.

Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.

C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux !

11:00 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

26/08/2011

Violences : les chiffres que l’on nous cache !

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On n’apprend presque rien des délinquants en consultant les statistiques de la police. Elles ne retiennent en effet en tout et pour tout que trois critères : âge, sexe et nationalité, autrement dit, rien sur le milieu social, le niveau de formation, le lieu de résidence, le lieu de naissance, la profession, les revenus, les opinions, les antécédents médicaux, psychologiques, etc.

 

C’est la plus grave lacune de ces statistiques, elles rendent impossible la recherche sur les facteurs de la délinquance, de même d’ailleurs que la vérification de tous les lieux communs et de toutes les équations des discours sécuritaires traditionnels, en particulier sur les rapports entre délinquance et drogue, entre délinquance et immigration, ou encore sur le rajeunissement des délinquants.

14:59 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

25/08/2011

La violence, qu'en est-il des chiffres ?

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Je m’interroge sur la symbolique des grands plans annoncés mercredi par Isabel Rochat

Avant d’essayer de comprendre, il est nécessaire de se pencher sur les tendances actuelles de l’évolution de la délinquance enregistrée.

Qu’en est-il réellement des vols, des cambriolages, des meurtres, des viols ?

Comment la police réprime-t-elle le trafic de drogues ?

L’école est-elle envahie par la violence et les incivilités ?

Et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est que cette violence? Et qu’est-ce qu’une incivilité ?

Ces catégories sont souvent utilisées à tort et à travers, de sorte qu’on finit par ne plus savoir de quoi l’on parle.

Puisque c’est dans les chiffres que les discours alarmistes se situent le cœur du débat, il faut commencer par là, et réexaminer la situation en s’interrogeant d’abord sur la valeur de ces  statistiques omniprésentes.

Le département d’Isabel Rochat présente non pas les fruits d’enquêtes systématiques, anonymes et désintéressées, mais les résultats d’activités, partielles et directement intéressées.

 

2010: Rapport et statistiques

08:18 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

23/08/2011

Les experts

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Poser des questions conduit à s’interroger sur le statut et l’origine de nombreux discours se présentant comme experts.

Cette question de l’expertise est en effet devenue centrale dans la construction de la légitimité des discours. Les médias, en particulier, sont de très grands consommateurs de ces spécialistes convoqués pour commenter les événements.

Mais qui peut prétendre être expert ?

À côté des chercheurs et des universitaires, et rencontrant souvent un écho beaucoup plus large, est apparue une foule d’auteurs qui se donnent fréquemment des apparences scientifiques, auteurs dont les intérêts ne sont pas neutres.

Il confusion des genres qui résulte de cette place prise par de nouveaux experts se traduit par une production éditoriale inédite.

18:33 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/08/2011

Nous devons admettre que la question des inégalités se joue fondamentalement à l’école

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La question de l’école demeure, aujourd’hui comme hier, la clef du problème de la reproduction des inégalités.

 

Même lorsque plus de 80% d’une classe d’âge obtient la maturité les écarts, entre les enfants de cadres et ceux de salariés demeurent importants et se renforcent dans les études supérieures.

 

Le passage du cycle d’orientation au collège est le grand moment de ce partage social. Et comme par ailleurs l’accès à l’emploi est de plus en plus déterminé par le niveau de diplôme, à l’arrivée force est de constater que plus de 50 ans de volontarisme politique n’ont que peut augmenté la mobilité sociale.

 

Chacun porte une part de responsabilité : les politiques très soucieux de leur électorat, les enseignants crispés sur le modèle socioconstructiviste qu’on leur a inculqué, les parents prêts à tout pour placer leur progéniture dans la filière universitaire.

 

La conjugaison de ces effets est telle que l’école ne se contente même pas de reproduire simplement les inégalités sociales, elle les renforce.

 

09:35 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook