16/05/2010

Laïcité, parler de liberté ne suffit plus !

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Dans quelques jours, le 20 mai, nos constituants débâteront de la place de la laïcité dans notre république.

Afin de comprendre l’importance de l’idéal laïque dans nos sociétés plurielles, je vous propose de partager, à travers quelques billets, mes réflexions et recherches sur ce thème.

Je commence par un titre provocateur, « Laïcité, pour faire quoi ? », suivront des billets relatifs à son universalité et à sa diversité.

La laïcité, pour faire quoi ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur lequel s’était appuyée la décolonisation et, plus tard, la déconstruction des dernières logiques impériales, c’est mué en nationalisme agressif.

Des logiques séparatistes s’expriment, ici ou là, dans des discours qui valorisent l’égoïsme au détriment des solidarités.

Des monarchies du Golfe à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, Islam a adopté une posture ami-moderniste. Purification ethnique en Bosnie, revendication d’une « ivoirité» en Côte-d’Ivoire, les phénomènes de repli identitaire travaillent le peuple que certains états voudraient réduire à être le socle souverain de leur singularité collective.

Parler de liberté ne suffit plus !

Plus les sociétés deviennent plurielles, plus l’exigence pacificatrice incluse dans l’idéal laïque s’impose.

La gestion politique de l’altérité demande le développement d’une culture de l’indifférence philosophique appuyée sur un devoir minimal de ressemblance juridique.

La laïcité est porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen qui sait qu’il n’y a de vouloir-vivre collectif que dans la confrontation librement débattue de convictions individuelles.

Celui, également, « de l’aptitude à tirer des leçons de l’histoire les éléments de construction d’un présent acceptable et d’un futur qui conserve sa place au rêve ».

08:23 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

14/05/2010

L’état est extérieur à la société. C’est une "Gesellschaft" !

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L’état est extérieur à la société. C’est une Gesellschaft, une organisation à but singulier, presque exclusivement préoccupée par la défense de ses intérêts à court terme, et qui ignore invariablement les besoins réels de ceux qu’elle est censée gouverner.

Malheureusement. Nous avons été conditionnés à considérer la prolifération des services étatiques comme le signe du progrès  social et économique. Plus l’état en procure aux citoyens, plus ils s’imaginent jouir d’un niveau de vie élevé.

Cette perception est conforme au dogme selon lequel tous les bienfaits sont produits par l’homme, et attribuables au progrès économique.

Elle cadre aussi avec la croyance contemporaine dans la compétence et le savoir scientifiques et techniques, qui attribue aux services de l’état une supériorité sur ceux de la famille et de la communauté.

Plus l’état délègue de prérogatives aux experts, moins l’individu agit en citoyen, plus il se comporte en client. Il en va ainsi à peu près dans tous les secteurs d’activité et ce phénomène affecte tous les aspects de la politique sociale.

07:20 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Science, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

05/05/2010

Enjeux électoraux de demain

enjeux.jpg Actuellement, la droite économique (PLR) et conservatrice (UDC), obsédée par le moins d’état, concentre son énergie sur les finances et l’économie en mettant son poids sur des dossiers où finalement son action est limitée par la mondialisation.

Cette droite néglige les politiques où les champs d’action sont encore nationaux, et donc dotés de véritables pouvoirs (culture, environnement, santé, social). Elle préfère le « doux ronronnement » des conseils d’administration.

Les enjeux politiques de demain sont liés à la démographie, à l’environnement, aux migrations, à l’éthique…

Pourtant entre une droite néolibérale et une gauche passéiste, il existe un espace pour des solutions à la fois économiques, environnementales et sociales.

Un espace politique qui croit en la capacité de l’individu à faire ses choix de vie. Pour une politique capable de répondre aux questions relatives aux besoins accrus en matière de culture, de formation, de santé, de faire face aux changements climatiques et d’intégrer les commutés étrangères.

13:08 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

23/04/2010

Sélectionner ou accepter ?

handicapé.jpg Prévenir la naissance d’un enfant handicapé, sélectionner un enfant pour sauver un frère ou une sœur, choisir avant la naissance d’avoir un garçon ou une fille… qu’est qui s’y oppose finalement ?

Des spécialistes de différents domaines, des personnes mentalement handicapées et leurs proches traitent de ces questions éthiques dans un ouvrage disponible aux éditions « Médecine et Hygiène » ISBN 978-2-88049-283-0

07:40 Écrit par Charly Schwarz dans Genève, Science, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

11/04/2010

Assurance-chômage : une petite révolution, qui favoriserait la création d’emploi !

chômage.jpg Je découvre à la lecture du No 4 de « GenèveHebbo », en page 4, l’opinion du Pr. Yves Fluckiger pour faire face à l’important déficit de l’assurance-chômage, extrait :

« Une réforme du financement de l’assurance-chômage s’impose. En l’occurrence, les cotisations ne devraient plus être appliquées sur les salaires, comme c’est le cas actuellement, mais sur la totalité e la valeur ajoutée brute des entreprises. »

Avec ce système, les cotisations seraient prélevées non seulement sur la masse salariale mais aussi sur les dividendes, les bénéfices distribués ou non, les intérêts ainsi que les amortissements.

Et si nos gouvernants écoutaient un peu plus le monde académique…Une petite révolution, qui favoriserait la création d’emploi !

13:37 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

07/04/2010

La Politique c’est comme le Rugby, elle rend possible le mariage de la carpe et du lapin.

rugby.jpg La Politique a ce merveilleux don de rendre possible le mariage de la carpe et du lapin. Elle concilie l'inconciliable en permettant l'union des contraires, comme au Rugby autour de ce ballon ovale aux rebonds capricieux (lisez le corps électoral).

Les déménageurs de piano (lisez les militants) y sont autant au service des virtuoses que les artistes ont besoin des gros bras. Il y a dans cette activité la fusion des différences, la complémentarité des oppositions dans le respect des dissemblances, dans l'harmonie des similitudes.

Dans notre société qui encourage la séparation des tribus, des clans, des groupes ethniques, la Politique, comme le Rugby, se nourrit de la complémentarité des différences. À ce titre, c'est une activité subversive.

Les premières lignes (lisez les «vieux » militants) ont peut-être la surcharge pondérale mais ils ont aussi l'amitié et la solidarité ancrées au plus profond du cœur. Ils sont les pierres angulaires, les fondations de ce mystérieux édifice que constitue un parti Politique ou une équipe de Rugby.

Les secondes lignes (lisez les conseillers municipaux) règnent à la fois dans les airs et au ras du sol. Puissance, force et légèreté, ils doivent marier cette contradiction en formant un couple indissociable sur le pré, eux qui sont souvent si différents dans la vie.

Suivent les plus roublards, les plus féroces parfois, les plus tendres aussi. Ils sont notre trait d'union. Les troisièmes lignes (lisez les députés) sont les rois de l'entre-deux : à mi chemin entre les grognards napoléoniens et la cavalerie légère. Ils sont capables de tout ; sur et en dehors du terrain et se mettent en quatre pour tous les autres.

Au cœur de l'édifice, arrivent maintenant les demis (lisez les conseillers d’état/conseillers administratifs). Ils sont appelés ainsi, parce qu'au centre du poste de commandement. L'un aboie, l'autre adroit, l'un teigneux, l'autre généreux, l'un chef d'une horde redoutable mais obéissante, l'autre commandant des troupes légères mais totalement imprévisibles.

Puis viennent les centres (lisez les conseillers nationaux) qui se trouvent pourtant au milieu de nulle part. Aussi dissemblables l'un de l'autre qu'il est possible. Ils sont un curieux hybride entre la troisième ligne et les arrières. Ils ont nécessairement mauvais caractère, ne sont pas toujours bons compagnons, prêts sans cesse à la moindre facétie au détriment de tous les autres.

Enfin, il y a les inclassables (lisez les conseillers fédéraux). Caractériels et véloces, ombrageux et adroits, filous ou barjots ... Ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont égoïstes. Ils doivent briller du travail des autres, les obscurs, les besogneux anonymes. Ce sont des aventuriers égocentriques qui se lancent dans des raids insensés sans se soucier du labeur des autres.

Dans un parti Politique, comme dans une équipe de Rugby, chacun, quelque soit son caractère, sa taille, son poids, sa vitesse ou sa force a une fonction, une place à tenir, une raison d'être au service de tous les autres. Les autres ne forment une équipe que s'ils sont capables de se dissoudre dans ce malstrom diabolique.

09:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Médias, Politique, Solidarité, Sports, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

04/04/2010

L’eau ; pétrole du 21ème siècle !

Quelques chiffres pour comprendre…

 

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09:29 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Nature, Science, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

28/02/2010

La citoyenneté ? Bien plus qu’un simple statut juridique

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Il est certain que la citoyenneté est en premier lieu un statut juridique. Tel a été la conquête des démocrates à travers le temps.

Ce statut comprend avant tout le droit de vote et le droit d'éligibilité, mais aussi un ensemble de droits et libertés dont les citoyens doivent pouvoir jouir sans d'autres entraves que celles fondées sur l'intérêt général.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui, il ne paraît pas suffisant que les citoyens disposent de droits, il semble nécessaire qu'ils les exercent.

C'est là toute la question de la participation active des citoyens. Or, à l'heure actuelle, nos sociétés semblent atteintes d'une certaine apathie citoyenne. L'abstention de plus en plus massive lors des élections est un signe inquiétant du retrait des citoyens de la vie publique.

Par ailleurs, se pose également la question d'une attitude citoyenne dans la vie quotidienne.

La multiplication d'actes d'incivilités, qui semblent en décalage avec une société où existe un respect réciproque entre citoyens, met à rude épreuve l'idée de citoyenneté.

Les dégradations de biens publics, la recrudescence de petits incidents révélateurs (tels qu'insultes ou manque de politesse) éloignent les individus d'une société de citoyens, liés entre eux par un projet et partageant l'espace public.

Cependant, les citoyens n'ont aucun rôle obligatoire à jouer. En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut de liberté. Un citoyen peut choisir de participer ou non à la vie publique.

En dehors des élections, les citoyens peuvent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, un parti politique t, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou d'influencer la politique.

De même, l'attitude individuelle des citoyens est importante.

Civilité, Civisme, Solidarité: les 3 valeurs citoyennes

Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois, traditionnellement attachées à la citoyenneté :

La civilité il s'agit d'une attitude de respect, à la fois à l'égard des autres citoyens (politesse), mais aussi à l'égard des bâtiments et lieux de l'espace public (transports publics). C'est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.

Le civisme: il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C'est agir pour que l'intérêt général l'emporte sur les intérêts particuliers.

La solidarité: elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d'hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d'ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques est très directement liée à la notion de citoyenneté.

Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens en ne la limitant pas à l'exercice du droit de vote.

 

 

14:41 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

26/02/2010

Emplois; 9 secteurs stratégiques

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9 secteurs devront être les vedettes pour l'avenir et le développement de l'emploi en Suisse.
D'un côté, trois secteurs à suivre qui restent les moteurs importants pour l'économie suisse, mais qui ont besoin d'une profonde évolution vers une plus grande durabilité: la construction, le tourisme et les transports.

Ces trois branches doivent modifier leurs objectifs et leurs modèles d'affaires, et aller progressivement vers de nouvelles activités.

A leurs côtés, il ya six nouveaux secteurs avec un fort potentiel d'innovation qui peuvent créer de nombreux emplois:

les énergies renouvelables, les éco-industries, les technologies Information et communication, la biotechnologie, les industries culturelles et les services sociaux.

Ces 9 secteurs pourrait représenter plus de 50% des créations d'emplois en 2025.

Chacun de ces 9 secteurs doit recevoir des impulsions spécifiques, accompagnant des réformes transversales :

Ø reconnaître un nouveau droit aux citoyens pour la production et la distribution d'électricité provenant des ménages;

Ø promouvoir l'installation d'au moins 700.000 toits solaires entre 2010 et 2025;

Ø atteindre l'objectif de 500'000 voitures électriques en 2025,

Ø développer un système de crédit qui non seulement intégrer le critère du «pollueur /payeur », mais d'introduire des incitations adaptée pour "les gens qui épargnent ».

Pour les plus optimistes, la rénovation de notre modèle de production dans ces 9 secteurs et la mise en œuvre des quatre réformes mentionnées pourrait faire croître notre PIB à des taux supérieurs à 2% au cours des 15 prochaines années.

En termes d'emploi, l'impact serait important.

Cette stratégie axée sur une économie responsable peut générer des effets positifs sur moyen et long terme. Mais son intensité dépend de la profondeur et la réussite des réformes à engager avec tous les acteurs.

L'ensemble des actions, des réformes, des investissements et des politiques qui constituent un nouveau modèle de production exigent un leadership du gouvernement, mais les vrais héros devraient être les acteurs économiques et sociaux, soit la société helvétique dans son ensemble.

La tâche n'est pas simple, mais l'avenir mérite notre effort collectif.

 

22/02/2010

Si l'Etat est fort, il nous écrase. S'il est faible, nous périssons.*

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L'Etat est un acteur essentiel du bon fonctionnement de l'économie: sans Etat, pas de sécurité des biens et des personnes, pas de marchés organisés, pas de production de ces fameux biens publics, sans lesquels aucune économie ne peut se développer durablement, à commencer par une éducation gratuite et obligatoire ou un système de soins de qualité.

L'Etat est donc au cœur du développement du capitalisme, même s'il a entretenu, au fil des siècles des rapports complexes et changeants avec le monde économique.

Aujourd'hui, le débat est autre. C'est celui d'une société où une part toujours accrue de l'organisation du social serait déléguée au marché, au nom de la nécessaire adaptation à un monde désormais ouvert.

Une société qui, loin d'être une société sans Etat, serait au contraire une société où l'Etat s'affirme, concentrant son action sur la lutte contre l'insécurité civile aussi bien intérieure qu'extérieure, dans un contexte de montée des inégalités et des tensions sociales. C'est pourquoi il nous faut au contraire défendre un Etat qui met en haut de ses priorités la lutte contre l'insécurité sociale et la défense d'une société, composée sinon d'égaux, tout au moins de semblables, c'est-à-dire une société dans laquelle chaque humain peut se reconnaître dans les autres humains qui l'entourent.

*Citation attribuée à Paul Valéry

19:55 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/02/2010

Radicaux/Libéraux : La fusion n’aura pas lieu, à moins que…

Plusieurs éléments concourent à affirmer que la fusion n’aura pas lieu :

1) La base est plus que mitigée; au contraire à l’affirmation du titre de la Tribune de Genève du 20 février «Mitigée, la base attend».

Ma propre enquête, mon sondage auprès de militants de base, qui représentent 85% de membres du parti radical, révèle que c’est environ 65% des militants qui sont opposés à la fusion avec les libéraux.

En cas de fusion, plusieurs présidents d’associations m’ont affirmé qu’ils recevront, dans les 3 jours, les lettres de démission de la majorité des membres.

2) Le but, Art.2, du parti radical genevois :

Le Parti Radical genevois, héritier de la pensée de James Fazy et

de Georges Favon, appelle à lui, pour une action commune inspirée

par l’idéal de liberté, les citoyens de tous les milieux. Il pratique

une politique s’inspirant des principes démocratiques, tournée

vers les réalisations sociales et ancrée dans la laïcité.

n’est pas soluble dans celui du parti libéral genevois sans renoncer aux héritages de James Fazy et de Georges Favon.

3) La fusion n’est pas obligatoire comme le confirme l’article 34.2 des statuts du Parti Libéral Radical Suisse. (PLR)

Alinéa 1 Il peut y avoir, dans les cantons de Bâle-Ville, de Genève et de Vaud, deux partis cantonaux, l’un libéral l’autre radical, affilié au Parti suisse.

 

Alinéa 2 Les dispositions de l’alinéa 1 s’appliquent aussi longtemps que des sections libérale et radicale existent dans un des cantons précités et sans autre limite de temps.

 

3) Si « à 90% les deux partis votent ensemble » comme l’affirme les dirigeants, favorables à la fusion, des deux formations, mon enquête révèle que, lors de la dernière campagne pour le Grand Conseil, les candidats des deux formations partageaient seulement 60% des résultats de l’enquête «smartvote».

 

A moins que…

Comme l’affirme Marc Brettton dans son article « les délégués des deux partis voteront sur le principe de l’union »

Il me semble qu’une telle décision doit être prise par l’ensemble des membres, et pas uniquement par des militants «élus».

Mais comme les Présidents sont les seuls maîtres de l’ordre du jour des Assemblées des délégués…

J’engage ceux qui sont « mitigés ou plus que mitigés » à faire modifiés les statuts en utilisant l’article 57 du parti radical genevois :

Les propositions de modifications peuvent émaner du Comité directeur, de soixante membres du parti ou de trois associations

à demander expressément que la dissolution ou la fusion du Parti radical genevois soit soumise à une décision de l’ensemble des membres du parti radical genevois

 

09:53 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

20/02/2010

Franc-maçonnerie et administration publique

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Les politiques ne cessent de parler de droits, devoirs, obligations et de respect des valeurs démocratiques.

Un problème de conscience devrait se poser pour les hauts fonctionnaires, francs-maçons, qui se doivent d'être au service de tous les citoyens sans en privilégier aucun.

Or par leur serment d'assistance à leurs frères francs-maçons, les fonctionnaires francs-maçons ne respectent pas cette obligation.

Le même problème de transparence se pose, aussi, pour tous les candidats aux élections qui se doivent d'être parfaitement transparent vis-à-vis de leurs électeurs.

J’estime donc que tous les hauts fonctionnaires, ainsi que les candidats aux élections, doivent signaler leur appartenance à la franc-maçonnerie.

01:28 Écrit par Charly Schwarz dans Amis - Amies, Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

19/02/2010

Pour s’insérer, il faut commencer par apprendre à apprendre

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Trop de jeunes en rupture appellent au secours… «Apprenez nous à apprendre ! », avertissement formulé à maintes reprises… Jamais entendu.

Comment connaître et maîtriser ce processus? Quelle méthode pour apprendre?

La grande difficulté est que ce processus est le plus souvent inconscient pour chacun d’entre nous.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander pourquoi certains sont brillants à l’école, alors que d’autres connaissent beaucoup de difficultés ?

Faut-il croire alors que ceux qui sont des cancres le resteront toujours?

Il me semble que l’approche la plus adaptée pour atteindre cette finalité (apprendre à apprendre) serait par une approche systémique.

A l’inverse de l’approche cartésienne qui dissocie, partage, décompose, l’approche systémique associe, rassemble dans le but de prendre en compte l’ensemble d’une problématique de façon globale.

Apprendre à apprendre repose sur la volonté d’améliorer les apprentissages de chaque individu en développant non seulement ses capacités d’acquisition, de connaissances, mais aussi et surtout en l’aidant à lever les blocages liés à l’apprentissage et en mobilisant sa motivation à apprendre.

Il faudrait se baser sur quelques points incontournables :

Prendre conscience de la manière d’apprendre propre à chaque individu.

Développer ses capacités cognitives

Gérer ses efforts, son implication, ses émotions, son temps, sa mémoire, sa motivation pour entretenir, renforcer ou réactiver le désir d’apprendre.

Explorer, innover, chercher, découvrir, créer et entreprendre pour se former.

17:22 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Formation, Genève, Politique, Science, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

16/02/2010

Qui peut lutter contre le néolibéralisme ?

Aujourd’hui, l’ère de la politique toute puissante semble ployer sous les coups de boutoir de la mondialisation, de l’économisme et de la marée de l’individualisme.

La cité de l’homme flanche !

Rêver à un nouvel essor, par le biais d’une nouvelle gouvernance mondiale me semble irréaliste, à tout le moins très prématuré.

Faire vivre la cité de l’Homme au sein les cités des hommes revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où l’homme n’est pas réduit à son statut de producteur ou de consommateur. Où la liberté se conjugue avec le souci du bien commun

Il m’apparait que les seuls à pouvoir porter une contradiction décisive au néolibéralisme sont ceux qui tentent, avec le langage, les moyens d’aujourd’hui, et dans le contexte de notre temps, de retrouver le sens traditionnel d’un bien commun fondé sur le concept de vérité.

Dans ce sens, l’encyclique sociale de Benoît XVI, «L’Amour dans la vérité», s’avère être à la fois un texte majeur de la doctrine sociale de l’Église, mais aussi une proposition fondamentale pour le débat politique mondial.

Il envisage le recours à un humanisme chrétien qui ne soit pas une confessionnalisation de la vie politique, mais une ouverture à l’homme dans toutes ses dimensions à commencer par celle du don et celle de la vérité, et qui peut rassembler tous les hommes de bonne volonté.

09:15 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

09/02/2010

Le seul moyen de combattre le chômage, c’est de donner du travail aux chômeurs

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Pendant la dernière phase de croissance, la plupart des personnes n’ont pas vu leur salaire réel augmenter…

Or, à présent, ils sont menacés de perdre leur emploi. Les fermetures d’entreprises et l’augmentation du chômage sont à l’ordre du jour.

Quelle sorte de société condamne des milliers d’hommes et de femmes à l’inactivité forcée, alors que leur travail et leurs compétences pourraient contribuer à satisfaire les besoins de la population ?

Avons-nous besoin de davantage d’écoles, d’hôpitaux, de logements ? N’est-il pas nécessaire d’améliorer et de rénover les infrastructures et les transports publics ?

Tout le monde connaît la réponse à ces questions. Mais la réponse des gouvernants est toujours la même : « les caisses sont vides ».

Tout le monde sait que c’est faux !

Nous savons désormais que le Conseil fédéral peut trouver des sommes d’argent extraordinaires, lorsque cela répond aux intérêts de cette minorité richissime qui possède et contrôle les banques.

Les caisses ne sont vides que pour la grande majorité de la population : les travailleurs, les jeunes, les retraités et les chômeurs.

Un bon gouvernement devrait avoir tout prêt des plans de travaux divers avec leurs prévisions de financement pour fournir du travail à ceux que la crise "jette dans la rue".

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

08/02/2010

Le travail non rémunéré (bénévolat) est enfin pris en compte !

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Le travail non rémunéré jouit d’une faible estime dans la société.

Ce manque de considération est problématique déjà par le seul fait que l’on consacre dans l’ensemble davantage de temps au travail non rémunéré qu’à celui qui est rétribué.

 

Au niveau international, cette prise de conscience transparaît par exemple dans les efforts que consentent l’ONU et l’Office statistique des Communautés européennes pour mieux appréhender la valeur économique du travail non rémunéré.

 

Cette évolution n’est bien sûr pas restée sans effet dans notre pays. Ainsi, on observe depuis les années 90 un nombre croissant d’interventions parlementaires visant à revaloriser le travail non rémunéré et faisant valoir un besoin grandissant d’informations statistiques dans ce domaine.

 

Relayant ces travaux préparatoires, une étude a franchi un pas supplémentaire et présente, au titre d’un projet pilote, « le premier compte satellite suisse de production ».

 

La valeur du travail non rémunéré peut de la sorte être mise en relation avec la valeur ajoutée brute totale du pays selon un procédé méthodologiquement correct.

 

Le travail non rémunéré est nécessaire au bon fonctionnement de notre société. Il forme donc un domaine important qui influence fortement les conditions de vie de presque tous les individus, au même titre que l’activité professionnelle, les loisirs, la formation ou les revenus.

Quel volume de temps ce travail représente-t-il?

Comment est-il réparti dans notre société?

Peut-on évaluer sa valeur économique?

Les réponses sont disponibles ici

12:11 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/02/2010

Seul l’impôt indirect garanti l’équité

impôt.jpg À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

 

Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

 

On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

 

Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

 

Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

 

Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

07:56 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

04/02/2010

Imposer le revenu ou la consommation. Véritable choix de société !

achats.jpg En comparaison internationale, la part des impôts directs est élevée en Suisse.

C’est pourquoi il semble judicieux de réfléchir aux possibilités qu’il y aurait de reporter la charge vers une imposition accrue de la consommation et aux conséquences que cela entraînerait.

Les possibilités en principe sont au nombre de deux:

1) on peut soit chercher à passer des impôts directs aux impôts indirects,

2) soit ne pas imposer directement le revenu au moment de sa formation, mais à celui où il est utilisé.

Cet «impôt sur les dépenses» a déjà été proposé dans les années cinquante par Nicholas Kaldor. En se fondant sur l’idée qu’en dernière analyse, le revenu est recherché pour permettre la consommation, la capacité contributive n’est plus déterminée par le revenu entier, mais seulement par la part affectée effectivement à la consommation. L’impôt sur les dépenses peut être aménagé de façon aussi progressive que l’impôt direct sur le revenu.

07:43 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

21/01/2010

Identité et émigration

L’émigration, comme tout changement important de la position sociale, met inéluctablement en cause les sentiments sociaux d’appartenance, et partant de là le sentiment d’identité.

Chez les migrants, la fragilisation quasi mécanique de l’identité par les changements de l’inscription sociale objective est souvent aggravée par :

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13:05 Écrit par Charly Schwarz dans Femmes, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/01/2010

Etre libre !

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Pour être libre, il faut parfois poser des actes que, par corruption, on élude mais qu’il faut parfois être obligé de poser.

16:07 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Lettres, Monde, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook