Spiritualités - Page 2

  • Être reconnu et admiré est devenu aussi important qu’être vertueux

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    Dans une société toujours plus impersonnelle et bureaucratisée qui attend de chacun qu’il se conforme aux exigences de l’efficacité industrielle et du civisme respectable, les gens ressentent le besoin de se libérer et d’exprimer leur individualité.

    Être reconnu et admiré est devenu aussi important qu’être vertueux.

    Désormais, l’individu se préoccupe moins de sa stature morale que de savoir s’il est ou non aimé par les autres.

    L’influence qu’il peut exercer sur ses pairs est valorisée.

    Avoir de la personnalité, c’est avoir du charisme, se distinguer dans la foule, être au centre de l’attention.

     

  • De la liberté de penser au XXIe siècle

    Admettons qu’il soit possible d’étouffer la liberté des hommes et de leur imposer le joug, à ce point qu’ils n’osent pas même murmurer quelques paroles sans l’approbation du « Chef » : jamais, à coup sûr, on n’empêchera qu’ils ne pensent selon leur libre volonté.

    Que suivra-t-il donc de là ?

    C’est que les hommes penseront d’une façon, parleront d’une autre, que par conséquent la bonne foi, vertu si nécessaire à l’Etat, se corrompra, que l’adulation, si détestable, et la perfidie seront en honneur, entraînant la fraude avec elles et par suite la décadence de toutes les bonnes et saines habitudes.

    Mais tant s’en faut qu’il soit possible d’amener les hommes à conformer leurs paroles à une injonction déterminée ; au contraire, plus on fait d’efforts pour leur ravir la liberté de parler, plus ils s’obstinent et résistent.

    Bien entendu que je ne parle pas des avares, des flatteurs et autres gens sans vertu et sans énergie, qui font consister tout leur bonheur à contempler leur coffre-fort et à remplir leur estomac, mais de ces citoyens qui doivent à l’intégrité, un esprit plus libéral et plus élevé.

     

    C’est que les hommes penseront d’une façon, parleront d’une autre, que par conséquent la bonne foi, vertu si nécessaire à l’Etat, se corrompra, que l’adulation, si détestable, et la perfidie seront en honneur, entraînant la fraude avec elles et par suite la décadence de toutes les bonnes et saines habitudes.

    Mais tant s’en faut qu’il soit possible d’amener les hommes à conformer leurs paroles à une injonction déterminée ; au contraire, plus on fait d’efforts pour leur ravir la liberté de parler, plus ils s’obstinent et résistent.

    Bien entendu que je ne parle pas des avares, des flatteurs et autres gens sans vertu et sans énergie, qui font consister tout leur bonheur à contempler leur coffre-fort et à remplir leur estomac, mais de ces citoyens qui doivent à l’intégrité, un esprit plus libéral et plus élevé.

  • La laïcité n’est pas un principe négatif, hostile à toute religiosité

    "Laïc" vient du grec "laos" qui désigne l'ensemble du peuple. Il s'agit en effet de réaliser l'unité du peuple au-delà des différences de croyances.

    La laïcité concerne le principe d’unification des hommes au sein de l’Etat (conçu comme communauté politique). Elle suppose donc une distinction entre «privé» et «public», qu’il faut bien se garder de confondre avec «collectif», qui n’a pas la même signification d’universalité, de ce qui est commun à l’ensemble des hommes appartenant à une même communauté, mais qui désigne simplement l’agrégat de plusieurs intérêts privés, notamment religieux.

    La laïcité, conquise à bien des égards contre les traits d’une culture marquée par la religion chrétienne, constitue une rupture avec la tradition occidentale à laquelle on la lie trop hâtivement (il ne faut pas oublier que la liberté de conscience a été condamnée par l’Eglise catholique jusqu’au début du XXe siècle).

    Remarque d’importance au regard des argumentations développées par certains tenants de l’intégrisme islamique, qui réduisent la laïcité à un particularisme culturel, non transposable ailleurs.

    Il convient ainsi d’éviter tout amalgame entre religion et cléricalisme (entendu ici au sens large d’immixtion des autorités religieuses dans la sphère politique).

  • Et si TOUT n’était qu’une question d’appartenance…

    Traditionnellement, la dimension sociale de notre identité est assurée par l’appartenance à des groupes sociaux plus ou moins larges, dans lesquels notre généalogie nous a inscrits.

    Le fait de se sentir bien, le fait de se sentir utile au groupe et solidaire des autres constituent des indicateurs d’appartenance d’une personne.

    Plus un individu a un fort sentiment d’appartenance à un groupe, plus il a tendance à adopter des valeurs, des normes et des règles de conduite.

    Les groupes d’appartenances sont variables culturellement et historiquement. Les grands groupes classiques de notre civilisation gréco-romaine : Famille / Patrie / Religion ont été remplacé chez  les nouvelles générations par Bande / Race / Musique.

  • Ecole et religion : quel rôle pour l’école ?

    Le plus important est de définir le rôle de l’école. Et le premier rôle de l’école est d’instruire et non d’éduquer. Le rôle de l’école n’est pas de développer les aspects relevant des croyances qui sont du domaine de la sphère privée et intime de l’élève, ce rôle est dévolu à la famille.

     

    Mais l’enseignement de l’histoire des religions est un domaine de la connaissance et l’enseigner dans les écoles n’a rien, en principe, d’anti-laïc. Cependant, cet enseignement ne doit pas toucher à la morale ou même à l’éthique.

     

    En effet, il serait dangereux de relier l’histoire des religions à ces domaines dans son enseignement.

     

    Les cours donnés doivent s’en tenir aux faits historiques et ne pas développer les aspects relevant des croyances. Apprendre à distinguer les religions dites primitives ou animistes, les religions orientales, les religions monothéistes issues de la Bible, etc.

     

    Etudier et mieux connaître les religions développent également le sens critique et la capacité de comprendre l’autre dans ses différences mais également dans ses similitudes.

     

    La connaissance de l’histoire des religions est aussi une protection contre des erreurs dont l’ignorance est souvent la principale responsable.

     

    Pour comprendre l’histoire des sociétés et de la culture (peinture, littérature, musique), il faut aussi connaître l’histoire des religions car ces deux domaines sont la plupart du temps indissociables.

     

    Genève est un canton laïc. Nos autorités cantonales doivent donc plus qu’ailleurs être attentives à respecter le mandat de la République, et, ce n’est finalement pas la responsabilité du contribuable de financer des écoles religieuses.

  • Quelle est la dimension sociale de l’identité du migrant ?

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    Traditionnellement, la dimension sociale de notre identité est assurée par un sentiment d’appartenance à des groupes sociaux plus ou moins larges, dans lesquels notre généalogie nous a objectivement inscrits.

    Les groupes d’appartenance sont variables culturellement et historiquement. Le sentiment d’appartenance est généralement pluridimensionnel : groupe social, groupe religieux, groupe sexué, groupe ethnique, groupe professionnel...Et même la Famille

        L’identité familiale peut être déstabilisée par :

     

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  • Construire une « identité suisse » avec le concours de l’islam est possible

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    La construction d’une nouvelle identité suisse unie et juste est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives. A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité. Nous avons besoin certes de partir des acquis de l’Histoire, mais surtout d’insister sur le présent tout en en se projetant dans l’avenir.
    Les religions ont certainement un rôle à jouer dans cette belle aventure de la construction d’une nouvelle identité suisse, au moins pour deux raisons essentielles :

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  • Résurgence des mouvements revitalistes…

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    L’incapacité de plus en plus patente de toutes nos politiques fondées sur la conception moderniste du monde et ses paradigmes dérivés, scientifique et économique, à répondre aux besoins ou même à résoudre aucun des problèmes qui menacent notre survie sur cette planète, crée des conditions de plus en plus propices à l’émergence de mouvements revitaIistes.

    Il y a de grandes chances que ces mouvements soient touchés par les idées écologiques dont la pertinence est chaque jour davantage apparente, même aux plus aveugles d’entre nous.

    Certains signes donnent à penser que ces mouvements pourraient prôner un retour à un mode de vie traditionnel.

    Ainsi, alors même que la montée du fondamentalisme dans les pays musulmans apparaît comme une poussée très antipathique de chauvinisme, de fanatisme et d’intolérance, c’est aussi indéniablement une réaction contre l’impérialisme économique occidental et la dislocation des cultures et des traditions musulmanes  provoquée par le développement scientifique, technologique et industriel  occidental.

    Antony Wallace dans « Revitalization Movements », article publié dans la  revue American Anthropologist , estime que le christianisme, comme l’islam et peut-être le bouddhisme, sont nés de mouvements de revitalisation. « Il semble en réalité que toutes les religions organisées soient des vestiges d’anciens mouvements de revitalisation, qui survivent sous une forme institutionnalisée dans les cultures stabilisées ».

  • Laïcité, reconnaissance de la raison critique

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    La laïcité est le résultat d’un combat engagé afin d’affranchir l’homme es contraintes du principe d’autorité.

    Avant que le mot ne vienne identifier le concept, les conditions qui le rendent possible ont progressivement émergé

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  • Le Maroc expulse des chrétiens

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    Depuis début mars, c’est plus d’une centaine de chrétiens qui ont été expulsé du Maroc en raison de leur appartenance religieuse.

    Et six de plus, jeudi dernier. Pour la plupart, ce sont des protestants évangéliques qui ont été expulsé.

    Jamais depuis d’indépendance du pays, en 1965/56, une répression religieuse d’une telle ampleur a été déclenchée !

    La majorité des expulsés sont d’origines américaines et européennes. (2 Suisses furent expulsés en décembre).

    Le gouvernent accuse ces personnes de prosélytisme, délit reconnu par le code pénal.

  • Existe-t-il une identité suisse… un esprit suisse ?

    suisse.jpg Sur le site Internet de la Confédération, nous pouvons lire ceci : « La Suisse est un l'un des plus anciens Etats du monde. Il y a plus de 700 ans, les habitants des vallées d'Uri, de Schwyz et d'Unterwald, se rebellèrent contre les Habsbourg et leurs velléités hégémoniques. Selon le mythe fondateur, les conjurés signèrent un pacte d'assistance mutuelle sur la prairie du Grütli, au bord du lac des Quatre-Cantons, le 1er août 1291. »

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  • La révolution silencieuse des femmes arabes

    femme arabe.jpg Les femmes musulmanes sont confrontées à un conflit personnel ; combiner la vie traditionnelle et moderne et vie professionnelle/vie privée.

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  • Genève, un monde pour vous

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  • D’une société du savoir vers une société de la connaissance…

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    Droit à l'autodétermination informationnelle, l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.

    Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.

    Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse qui nous dépasse... tous !

    A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.

    L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.

    Malheureusement, face à ces défis, les réponses apportées par nos autorités favorisent l'émergence de sociétés totalitaires, basées sur une surveillance accrues des citoyens.

     

  • Franc-maçonnerie et administration publique

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    Les politiques ne cessent de parler de droits, devoirs, obligations et de respect des valeurs démocratiques.

    Un problème de conscience devrait se poser pour les hauts fonctionnaires, francs-maçons, qui se doivent d'être au service de tous les citoyens sans en privilégier aucun.

    Or par leur serment d'assistance à leurs frères francs-maçons, les fonctionnaires francs-maçons ne respectent pas cette obligation.

    Le même problème de transparence se pose, aussi, pour tous les candidats aux élections qui se doivent d'être parfaitement transparent vis-à-vis de leurs électeurs.

    J’estime donc que tous les hauts fonctionnaires, ainsi que les candidats aux élections, doivent signaler leur appartenance à la franc-maçonnerie.

  • Comment résister au néolibéralisme…

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    L’éthique chrétienne, avec la découverte de la vertu de charité, a profondément perturbé l’ordre de l’éthique aristotélicienne.

    Le christianisme échappe à l’alternative entre le sophisme d’une part, et les politiques « dialectiques et aristocratiques» d’autre part.

    L’esprit chrétien qui promeut la charité, le pardon, la patience, permet les conditions d’une véritable paix qui n’est pas seulement la suspension du conflit.

    Seul le christianisme, qui lie fortement le particulier à l’universel par une capacité à transcender les relations humaines, peut proposer une solution.

  • L’âge de l’authenticité

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    Nous sommes depuis environ 50 ans, dans «l'âge de l'authenticité» qui demeure  ancré dans une logique individualiste, mais d'un individualisme qui voudrait s'élargir. Il y a à la base cette idée que «chacun de nous a sa propre voie pour réaliser son humanité et que rien n'est au-dessus de cela ». C'est l'esprit 68 qui aboutit à l'universalisation de la catégorie du « bobo» (dont le précurseur fut le hippie) cultivant un égoïsme supérieur.

    Cela aboutit à une relation schizophrénique à la religion, où il s'agit de « croire sans appartenir», d'être « spirituel et non religieux», de se faire un petit  marché confortable au rayon des bons sentiments où le religieux n'a pas disparu, mais a été réduit, pourrait-on dire, à un objet  de consommation en libre accès à l'étalage.

     

  • L’intellectuel n’existe plus !

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    La fonction de l’intellectuel à changé. Il lui est de plus en plus difficile d’occuper un espace public.

    La société globalisée et les nouveaux media déplacent le penseur et l’oblige à réinventer son compromis politique et moral.

    La réalité s’est fragmentée, les canaux d’expression sont multiples et cet intellectuel qui avait vocation de convertir en conscience la société à disparu.

     

     

     

  • Rues portant le nom d’une femme…

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    A Genève seulement 9 rues (dont 2 impasses) exaltent le nom d’une femme :

    Doctoresse Champendal, à Florissant,

    Michée Chauderon, à Aïre

    Emilia Cuchet-Albaret, à Cologny,

    Emilie Gourd, dans la Vieille-Ville,

    Madame de Staël, aux Délices,

    Isabelle Eberhardt, à Chêne-Bourg,

    Comtesse Eldegarde, à Satygny,

    Emma Kammacher, à Meyrin.

     

    C’est pour rendre attentif nos autorités à cette déficience, que je vous invite, le samedi 12 septembre à 16 :00, sur la Place des Volontaires (BFM) pour participer au baptême d’une nouvelle rue…

    Elle portera le nom de Griselidis REAL .

     

  • L’essence de Dieu comme puissance infinie

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    Il nous reste à déterminer le sens de la certitude de l’existence de Dieu, qui se tire de la seule considération de la réalité absolue, sans division ni séparation entre l’être transcendant et une réalité créée, séparation qui porterait la marque de la privation et de l’imperfection.

    Comment la nécessité infinie de Dieu doit-elle être conçue ?