04/03/2010

Grand Conseil : quorum maintenu à 7%…Que faire ?

démocratie.jpg La commission 3 de la Constituante, dite des trois pouvoirs, à envisager différents scénarios: abandon, réduction à 3%, réduction à 5%, augmentation à 10%, système de double quorum, l'un plus bas qu'actuellement pour pouvoir être réélu, l'autre plus élevé qu'actuellement pour pouvoir constituer un groupe.

 

Les 17 commissaires ont décidé, à une courte majorité, de maintenir le quorum à 7 %. Une grosse minorité (gauche) souhaitait une réduction à 5%, une minorité conséquente (droite) souhaitait quant à elle une augmentation à 10%.

 

Le maintient du quorum est une atteinte aux droits des citoyens, selon un arrêt du tribunal fédéral (TF 129 I 185) « un mode de scrutin qui n'assure pas le même poids aux voix des électeurs et aux mandats qu'ils confient à leurs députés est contraire à la Constitution fédérale, notamment à ses articles 8 alinéa 1 et 34 alinéa 2 ».

 

Citoyens ! Il est encore temps de faire valoir vos droits ! Signez et faîtes signer la proposition collective à disposition ici.

07:54 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

03/03/2010

Genève, victime d’un attentat «terroriste»

LOGO_GENEVE UN MONDE EN SOI.jpg Ces gens qui ont commandité ce logo ne connaissent pas Genève... Peut-être pire, ils n'aiment pas Genève.

Ces gens qui ont autorisé la diffusion du slogan «Genève, un monde en soi » peuvent-ils être poursuivis pour « atteinte à l'honneur » ?

Détruire l'image de Genève de cette manière est un « attentat terroriste »

Attentat contre une ville ouverte, accueillante, joyeuse... Où les couleurs de tous les continents se retrouvent pour inventer le monde de demain.

Genève n'est pas en monde en soi, Genève est un monde pour vous.

20:29 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Images, Médias, Monde, Société - People, Suisse, Voyages | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

D’une société du savoir vers une société de la connaissance…

connaissance.jpg

Droit à l'autodétermination informationnelle, l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.

Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.

Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse qui nous dépasse... tous !

A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.

L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.

Malheureusement, face à ces défis, les réponses apportées par nos autorités favorisent l'émergence de sociétés totalitaires, basées sur une surveillance accrues des citoyens.

 

28/02/2010

La citoyenneté ? Bien plus qu’un simple statut juridique

solidarité.jpg

Il est certain que la citoyenneté est en premier lieu un statut juridique. Tel a été la conquête des démocrates à travers le temps.

Ce statut comprend avant tout le droit de vote et le droit d'éligibilité, mais aussi un ensemble de droits et libertés dont les citoyens doivent pouvoir jouir sans d'autres entraves que celles fondées sur l'intérêt général.

Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui, il ne paraît pas suffisant que les citoyens disposent de droits, il semble nécessaire qu'ils les exercent.

C'est là toute la question de la participation active des citoyens. Or, à l'heure actuelle, nos sociétés semblent atteintes d'une certaine apathie citoyenne. L'abstention de plus en plus massive lors des élections est un signe inquiétant du retrait des citoyens de la vie publique.

Par ailleurs, se pose également la question d'une attitude citoyenne dans la vie quotidienne.

La multiplication d'actes d'incivilités, qui semblent en décalage avec une société où existe un respect réciproque entre citoyens, met à rude épreuve l'idée de citoyenneté.

Les dégradations de biens publics, la recrudescence de petits incidents révélateurs (tels qu'insultes ou manque de politesse) éloignent les individus d'une société de citoyens, liés entre eux par un projet et partageant l'espace public.

Cependant, les citoyens n'ont aucun rôle obligatoire à jouer. En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut de liberté. Un citoyen peut choisir de participer ou non à la vie publique.

En dehors des élections, les citoyens peuvent également, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, un parti politique t, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou d'influencer la politique.

De même, l'attitude individuelle des citoyens est importante.

Civilité, Civisme, Solidarité: les 3 valeurs citoyennes

Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois, traditionnellement attachées à la citoyenneté :

La civilité il s'agit d'une attitude de respect, à la fois à l'égard des autres citoyens (politesse), mais aussi à l'égard des bâtiments et lieux de l'espace public (transports publics). C'est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.

Le civisme: il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C'est agir pour que l'intérêt général l'emporte sur les intérêts particuliers.

La solidarité: elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d'hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d'ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques est très directement liée à la notion de citoyenneté.

Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens en ne la limitant pas à l'exercice du droit de vote.

 

 

14:41 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

26/02/2010

Emplois; 9 secteurs stratégiques

emploi srtatégique.jpg

9 secteurs devront être les vedettes pour l'avenir et le développement de l'emploi en Suisse.
D'un côté, trois secteurs à suivre qui restent les moteurs importants pour l'économie suisse, mais qui ont besoin d'une profonde évolution vers une plus grande durabilité: la construction, le tourisme et les transports.

Ces trois branches doivent modifier leurs objectifs et leurs modèles d'affaires, et aller progressivement vers de nouvelles activités.

A leurs côtés, il ya six nouveaux secteurs avec un fort potentiel d'innovation qui peuvent créer de nombreux emplois:

les énergies renouvelables, les éco-industries, les technologies Information et communication, la biotechnologie, les industries culturelles et les services sociaux.

Ces 9 secteurs pourrait représenter plus de 50% des créations d'emplois en 2025.

Chacun de ces 9 secteurs doit recevoir des impulsions spécifiques, accompagnant des réformes transversales :

Ø reconnaître un nouveau droit aux citoyens pour la production et la distribution d'électricité provenant des ménages;

Ø promouvoir l'installation d'au moins 700.000 toits solaires entre 2010 et 2025;

Ø atteindre l'objectif de 500'000 voitures électriques en 2025,

Ø développer un système de crédit qui non seulement intégrer le critère du «pollueur /payeur », mais d'introduire des incitations adaptée pour "les gens qui épargnent ».

Pour les plus optimistes, la rénovation de notre modèle de production dans ces 9 secteurs et la mise en œuvre des quatre réformes mentionnées pourrait faire croître notre PIB à des taux supérieurs à 2% au cours des 15 prochaines années.

En termes d'emploi, l'impact serait important.

Cette stratégie axée sur une économie responsable peut générer des effets positifs sur moyen et long terme. Mais son intensité dépend de la profondeur et la réussite des réformes à engager avec tous les acteurs.

L'ensemble des actions, des réformes, des investissements et des politiques qui constituent un nouveau modèle de production exigent un leadership du gouvernement, mais les vrais héros devraient être les acteurs économiques et sociaux, soit la société helvétique dans son ensemble.

La tâche n'est pas simple, mais l'avenir mérite notre effort collectif.

 

23/02/2010

Et si la commission 3 votait aussi la suppression du quorum…

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Dans son arrêt du 18 décembre 2002, (Arrêt TF 129 I 185) le Tribunal fédéral a constaté qu'un mode de scrutin qui n'assure pas le même poids aux voix des électeurs et aux mandats qu'ils confient à leurs députés était contraire à la Constitution, notamment à ses articles 8 alinéa 1 et 34 alinéa 2.

Tirant les conséquences de cet arrêt, plusieurs cantons (Zurich, Argovie, Schaffhouse) ont modifié leur mode de scrutin pour les élections cantonales.

Grâce au scrutin sans quorum et sans apparentement, les petits partis ne seraient plus pénalisés par le mode de scrutin et le nombre de mandats décrochés par les partis refléterait plus fidèlement leur force électorale.

 

18:32 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/02/2010

Si l'Etat est fort, il nous écrase. S'il est faible, nous périssons.*

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L'Etat est un acteur essentiel du bon fonctionnement de l'économie: sans Etat, pas de sécurité des biens et des personnes, pas de marchés organisés, pas de production de ces fameux biens publics, sans lesquels aucune économie ne peut se développer durablement, à commencer par une éducation gratuite et obligatoire ou un système de soins de qualité.

L'Etat est donc au cœur du développement du capitalisme, même s'il a entretenu, au fil des siècles des rapports complexes et changeants avec le monde économique.

Aujourd'hui, le débat est autre. C'est celui d'une société où une part toujours accrue de l'organisation du social serait déléguée au marché, au nom de la nécessaire adaptation à un monde désormais ouvert.

Une société qui, loin d'être une société sans Etat, serait au contraire une société où l'Etat s'affirme, concentrant son action sur la lutte contre l'insécurité civile aussi bien intérieure qu'extérieure, dans un contexte de montée des inégalités et des tensions sociales. C'est pourquoi il nous faut au contraire défendre un Etat qui met en haut de ses priorités la lutte contre l'insécurité sociale et la défense d'une société, composée sinon d'égaux, tout au moins de semblables, c'est-à-dire une société dans laquelle chaque humain peut se reconnaître dans les autres humains qui l'entourent.

*Citation attribuée à Paul Valéry

19:55 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

L’éthique est-elle compatible avec le profit ?

éthique et profit.jpg

Y aurait-il une connotation insidieuse visant à faire croire que le profit n’est pas éthique ?

Le profit vient-il d’activités immorales, génère-t-il de l’argent propre, sale ?

Du point de vue professionnel, tout salarié, expert, consultant, reçoit en contrepartie de ses prestations un salaire, des émoluments. C’est une partie de la reconnaissance de sa contribution au sein de l’entreprise, des projets, sous forme financière, à la création de valeur de l’organisme.

Cette création de valeur participe au marché explicite des organismes privés ou implicite des organismes publics

S’il n’y a pas profit, les organismes sont condamnés à terme.

Mais pour les organismes publics, c’est une idée qui doit progresser, ce n’est pas encore tout à fait dans la tête des citoyens. Il s’agit de trouver un sens à ces organismes au sein de la société, un sens à la vie.

C’est l’essence même de leur existence. D’ailleurs le développement durable intègre tout d’abord la composante économique, qui permet de réaliser la composante sociétale en même temps que la protection de l’environnement.

Mais où est donc la problématique ? D’ordre moral ? … Peut être !

07:52 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

21/02/2010

Radicaux/Libéraux : La fusion n’aura pas lieu, à moins que…

Plusieurs éléments concourent à affirmer que la fusion n’aura pas lieu :

1) La base est plus que mitigée; au contraire à l’affirmation du titre de la Tribune de Genève du 20 février «Mitigée, la base attend».

Ma propre enquête, mon sondage auprès de militants de base, qui représentent 85% de membres du parti radical, révèle que c’est environ 65% des militants qui sont opposés à la fusion avec les libéraux.

En cas de fusion, plusieurs présidents d’associations m’ont affirmé qu’ils recevront, dans les 3 jours, les lettres de démission de la majorité des membres.

2) Le but, Art.2, du parti radical genevois :

Le Parti Radical genevois, héritier de la pensée de James Fazy et

de Georges Favon, appelle à lui, pour une action commune inspirée

par l’idéal de liberté, les citoyens de tous les milieux. Il pratique

une politique s’inspirant des principes démocratiques, tournée

vers les réalisations sociales et ancrée dans la laïcité.

n’est pas soluble dans celui du parti libéral genevois sans renoncer aux héritages de James Fazy et de Georges Favon.

3) La fusion n’est pas obligatoire comme le confirme l’article 34.2 des statuts du Parti Libéral Radical Suisse. (PLR)

Alinéa 1 Il peut y avoir, dans les cantons de Bâle-Ville, de Genève et de Vaud, deux partis cantonaux, l’un libéral l’autre radical, affilié au Parti suisse.

 

Alinéa 2 Les dispositions de l’alinéa 1 s’appliquent aussi longtemps que des sections libérale et radicale existent dans un des cantons précités et sans autre limite de temps.

 

3) Si « à 90% les deux partis votent ensemble » comme l’affirme les dirigeants, favorables à la fusion, des deux formations, mon enquête révèle que, lors de la dernière campagne pour le Grand Conseil, les candidats des deux formations partageaient seulement 60% des résultats de l’enquête «smartvote».

 

A moins que…

Comme l’affirme Marc Brettton dans son article « les délégués des deux partis voteront sur le principe de l’union »

Il me semble qu’une telle décision doit être prise par l’ensemble des membres, et pas uniquement par des militants «élus».

Mais comme les Présidents sont les seuls maîtres de l’ordre du jour des Assemblées des délégués…

J’engage ceux qui sont « mitigés ou plus que mitigés » à faire modifiés les statuts en utilisant l’article 57 du parti radical genevois :

Les propositions de modifications peuvent émaner du Comité directeur, de soixante membres du parti ou de trois associations

à demander expressément que la dissolution ou la fusion du Parti radical genevois soit soumise à une décision de l’ensemble des membres du parti radical genevois

 

09:53 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

20/02/2010

Franc-maçonnerie et administration publique

francs macon.jpg

Les politiques ne cessent de parler de droits, devoirs, obligations et de respect des valeurs démocratiques.

Un problème de conscience devrait se poser pour les hauts fonctionnaires, francs-maçons, qui se doivent d'être au service de tous les citoyens sans en privilégier aucun.

Or par leur serment d'assistance à leurs frères francs-maçons, les fonctionnaires francs-maçons ne respectent pas cette obligation.

Le même problème de transparence se pose, aussi, pour tous les candidats aux élections qui se doivent d'être parfaitement transparent vis-à-vis de leurs électeurs.

J’estime donc que tous les hauts fonctionnaires, ainsi que les candidats aux élections, doivent signaler leur appartenance à la franc-maçonnerie.

01:28 Écrit par Charly Schwarz dans Amis - Amies, Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

19/02/2010

Pour s’insérer, il faut commencer par apprendre à apprendre

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Trop de jeunes en rupture appellent au secours… «Apprenez nous à apprendre ! », avertissement formulé à maintes reprises… Jamais entendu.

Comment connaître et maîtriser ce processus? Quelle méthode pour apprendre?

La grande difficulté est que ce processus est le plus souvent inconscient pour chacun d’entre nous.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander pourquoi certains sont brillants à l’école, alors que d’autres connaissent beaucoup de difficultés ?

Faut-il croire alors que ceux qui sont des cancres le resteront toujours?

Il me semble que l’approche la plus adaptée pour atteindre cette finalité (apprendre à apprendre) serait par une approche systémique.

A l’inverse de l’approche cartésienne qui dissocie, partage, décompose, l’approche systémique associe, rassemble dans le but de prendre en compte l’ensemble d’une problématique de façon globale.

Apprendre à apprendre repose sur la volonté d’améliorer les apprentissages de chaque individu en développant non seulement ses capacités d’acquisition, de connaissances, mais aussi et surtout en l’aidant à lever les blocages liés à l’apprentissage et en mobilisant sa motivation à apprendre.

Il faudrait se baser sur quelques points incontournables :

Prendre conscience de la manière d’apprendre propre à chaque individu.

Développer ses capacités cognitives

Gérer ses efforts, son implication, ses émotions, son temps, sa mémoire, sa motivation pour entretenir, renforcer ou réactiver le désir d’apprendre.

Explorer, innover, chercher, découvrir, créer et entreprendre pour se former.

17:22 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Formation, Genève, Politique, Science, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/02/2010

L’éthique a-t-elle un rôle à jouer par rapport au capitalisme ?

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Force est de constater que les golden parachutes, les stocks options, les opérations boursières qui font appel au délit d’initié, qui se mesurent en millions de francs, ne laissent pas une image du libéralisme bien engageante.

Le libéralisme outrancier, avec ses déviances, sans garde-fous, menace son propre développement, le progrès.

Faut-il moraliser les pratiques, s’entourer de codes déontologiques qui existent sans doute déjà en partie, s’appuyer sur des vertus nouvelles des dirigeants à faire avaliser ? Sans doute.

Faudra-t-il faire force de loi dans un système qui prône le libéralisme et donc le minimum d’entraves, en particulier réglementaires ?... Peut être !

Sans exemplarité au moins des grands groupes, les risques de rendre le capitalisme obséquieux existent !

L’éthique peut y concourir et y apporter une crédibilité.

08:04 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

16/02/2010

Qui peut lutter contre le néolibéralisme ?

Aujourd’hui, l’ère de la politique toute puissante semble ployer sous les coups de boutoir de la mondialisation, de l’économisme et de la marée de l’individualisme.

La cité de l’homme flanche !

Rêver à un nouvel essor, par le biais d’une nouvelle gouvernance mondiale me semble irréaliste, à tout le moins très prématuré.

Faire vivre la cité de l’Homme au sein les cités des hommes revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où l’homme n’est pas réduit à son statut de producteur ou de consommateur. Où la liberté se conjugue avec le souci du bien commun

Il m’apparait que les seuls à pouvoir porter une contradiction décisive au néolibéralisme sont ceux qui tentent, avec le langage, les moyens d’aujourd’hui, et dans le contexte de notre temps, de retrouver le sens traditionnel d’un bien commun fondé sur le concept de vérité.

Dans ce sens, l’encyclique sociale de Benoît XVI, «L’Amour dans la vérité», s’avère être à la fois un texte majeur de la doctrine sociale de l’Église, mais aussi une proposition fondamentale pour le débat politique mondial.

Il envisage le recours à un humanisme chrétien qui ne soit pas une confessionnalisation de la vie politique, mais une ouverture à l’homme dans toutes ses dimensions à commencer par celle du don et celle de la vérité, et qui peut rassembler tous les hommes de bonne volonté.

09:15 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

14/02/2010

Dis-moi, c’est quoi un « cadre supérieur » ?

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Si selon la Constitution actuelle, à l’article 74.d, la fonction de cadre supérieur de la fonction publique est incompatible avec le mandat de député, une définition exacte de cadre supérieur est difficile… Le mot se réfère aux fonctions d'encadrement, mais pas seulement.

Quelques propositions :

a) Un cadre supérieur est par définition un cadre qui a dans son équipe plusieurs cadres.

b) C'est un employé ayant des responsabilités importantes.

c) Un salarié qui applique directement des connaissances très approfondies.

d) Un salarié qui a des responsabilités importantes dans la gestion de l’administration.

Et selon le Règlement sur les cadres supérieurs de l’administration cantonale genevoise (RCSAC) : du 22 décembre 1975 :

Sont nommés en qualité de cadres supérieurs les fonctionnaires appelés, par leurs responsabilités hiérarchiques ou fonctionnelles, à préparer, proposer ou prendre toute mesure ou décision propre à l’élaboration et à l’exécution des tâches fondamentales de pouvoir exécutif.

Faut-il modifier ce règlement ?

 

13:25 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

11/02/2010

La fusionnite, paradoxe de la vie politique

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Vouloir fusionner à tout prix, pour sauvegarder une once de pouvoir, quand chacun cherche à être de plus en plus singulier démontre clairement une rupture sociologique entre la classe dirigeante et le citoyen.

Dans tous les domaines de la vie, les individus se veulent originaux, ils veulent réfléchir leurs choix et ne pas se les laisser dicter par un parti unique, la tradition, leurs parents, les habitudes, les maîtres à pensée, les institutions …

Il faut rappeler que l’individualisation de la société (culture du « chacun son choix» et non pas du « chacun pour soi») n’est pas incompatible avec une montée des sensibilités citoyennes et de nouvelles aspirations à plus d’équité, de respect mutuel et des diversités culturelles et politiques.

Comment assurer aux citoyens l’accès à leurs aspirations en supprimant la richesse de la diversité politique ?

09:15 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

09/02/2010

Le seul moyen de combattre le chômage, c’est de donner du travail aux chômeurs

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Pendant la dernière phase de croissance, la plupart des personnes n’ont pas vu leur salaire réel augmenter…

Or, à présent, ils sont menacés de perdre leur emploi. Les fermetures d’entreprises et l’augmentation du chômage sont à l’ordre du jour.

Quelle sorte de société condamne des milliers d’hommes et de femmes à l’inactivité forcée, alors que leur travail et leurs compétences pourraient contribuer à satisfaire les besoins de la population ?

Avons-nous besoin de davantage d’écoles, d’hôpitaux, de logements ? N’est-il pas nécessaire d’améliorer et de rénover les infrastructures et les transports publics ?

Tout le monde connaît la réponse à ces questions. Mais la réponse des gouvernants est toujours la même : « les caisses sont vides ».

Tout le monde sait que c’est faux !

Nous savons désormais que le Conseil fédéral peut trouver des sommes d’argent extraordinaires, lorsque cela répond aux intérêts de cette minorité richissime qui possède et contrôle les banques.

Les caisses ne sont vides que pour la grande majorité de la population : les travailleurs, les jeunes, les retraités et les chômeurs.

Un bon gouvernement devrait avoir tout prêt des plans de travaux divers avec leurs prévisions de financement pour fournir du travail à ceux que la crise "jette dans la rue".

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

08/02/2010

Le travail non rémunéré (bénévolat) est enfin pris en compte !

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Le travail non rémunéré jouit d’une faible estime dans la société.

Ce manque de considération est problématique déjà par le seul fait que l’on consacre dans l’ensemble davantage de temps au travail non rémunéré qu’à celui qui est rétribué.

 

Au niveau international, cette prise de conscience transparaît par exemple dans les efforts que consentent l’ONU et l’Office statistique des Communautés européennes pour mieux appréhender la valeur économique du travail non rémunéré.

 

Cette évolution n’est bien sûr pas restée sans effet dans notre pays. Ainsi, on observe depuis les années 90 un nombre croissant d’interventions parlementaires visant à revaloriser le travail non rémunéré et faisant valoir un besoin grandissant d’informations statistiques dans ce domaine.

 

Relayant ces travaux préparatoires, une étude a franchi un pas supplémentaire et présente, au titre d’un projet pilote, « le premier compte satellite suisse de production ».

 

La valeur du travail non rémunéré peut de la sorte être mise en relation avec la valeur ajoutée brute totale du pays selon un procédé méthodologiquement correct.

 

Le travail non rémunéré est nécessaire au bon fonctionnement de notre société. Il forme donc un domaine important qui influence fortement les conditions de vie de presque tous les individus, au même titre que l’activité professionnelle, les loisirs, la formation ou les revenus.

Quel volume de temps ce travail représente-t-il?

Comment est-il réparti dans notre société?

Peut-on évaluer sa valeur économique?

Les réponses sont disponibles ici

12:11 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Comment résister au néolibéralisme, complément…

Le mythe d’un libéralisme accompli qui saurait réconcilier le paradigme de l’individualisme méthodologique avec les impératifs de justice sociale, le respect des appartenances personnelles et les diverses conceptions de la vie, ne résiste pas aux multiples faisceaux d’analyses de divers penseurs contemporains (Walzer, Taylor, Skinner , Pettit, Maclntyre, Sandel, Hauerwas, Milbank ou Cavanaugh).

De tous horizons, de gauche ou de droite, sur les plans historique, politique, philosophique et théologique, la critique du néolibéralisme est percutante, extrêmement diversifiée tant par ses points de vue que par les idéaux qui la sous-tendent, mais aussi spectaculairement convergente.

Comment ne pas être saisi de vertige ?

Et n’est pas non plus un hasard si une nouvelle génération de théologiens chrétiens occupe depuis une dizaine d’années le terrain de l’antilibéralisme.

Ce n’est qu’en allant au cœur de ce qui le néolibéralisme, à savoir au point précis où l’amour de la liberté s’absolutise et devient idéologie, une forme de déni du bien et du mal plus ou moins avouée, que l’on peut atteindre dans son essence.

Mais pour cela, il faut bien finir par admettre qu’au nom de la liberté, le néolibéralisme a tendu à supprimer la vérité et le bien sans lesquels la liberté n’est rien d’autre qu’une opinion, un désir, voire une pulsion, rien qui puisse contribuer à bâtir un espace commun de vie et de réflexion.

08:05 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

07/02/2010

Comment résister au néolibéralisme…

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L’éthique chrétienne, avec la découverte de la vertu de charité, a profondément perturbé l’ordre de l’éthique aristotélicienne.

Le christianisme échappe à l’alternative entre le sophisme d’une part, et les politiques « dialectiques et aristocratiques» d’autre part.

L’esprit chrétien qui promeut la charité, le pardon, la patience, permet les conditions d’une véritable paix qui n’est pas seulement la suspension du conflit.

Seul le christianisme, qui lie fortement le particulier à l’universel par une capacité à transcender les relations humaines, peut proposer une solution.

06:44 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

05/02/2010

Seul l’impôt indirect garanti l’équité

impôt.jpg À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

 

Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

 

On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

 

Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

 

Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

 

Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

07:56 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook