29/05/2012

Le « doux ronronnement » des conseils d’administration

 

Les enjeux politiques de demain sont liés à la démographie, à l'environnement, aux migrations, à l'éthique...

Mais actuellement, la droite gouvernementale (PLR /PDC) obsédée par le moins d'état, concentre son énergie sur les finances et l'économie en mettant son poids sur des dossiers où finalement son action est limitée par la mondialisation.

Elle néglige les politiques où les champs d'action sont encore nationaux, et donc dotés de véritables pouvoirs (culture, environnement, santé, social).

Elle préfère le « doux ronronnement » des conseils d'administration.

Pourtant, il existe un espace politique pour des solutions à la fois économiques, environnementales et sociales.

Un espace politique qui croit en la capacité de l'individu à faire ses choix de vie, qui croit à une politique capable de répondre aux besoins accrus en matière de culture, de formation, de santé, capable de faire face aux dérèglements climatiques et d'intégrer les commutés étrangères.

 

18:09 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/04/2012

Essayer de faire de la Politique autrement, n’est pas un risque mais une chance.

 

On parle de changer la manière de faire de la politique ou d'engager une nouvelle forme de relation avec l'électeur.

 

Malgré l'existence d'opportunités réelles beaucoup préfèrent se recroqueviller et adopter une stratégie conservatrice et défensive au nom du "on connait notre électeur, évitons le risque de devoir affronter les nouvelles préoccupations de nos concitoyens".

 

Et me revient en mémoire les propos d'un entraineur sportif ; "il faut arrêter de dire qu'une équipe qui attaque et va vers l'avant prend des risques...elle essaie de créer des opportunités". Il est vrai qu'on classe toujours les « compétiteurs » dans deux catégories : ceux qui avancent et dont ont dit qu'ils ont un jeu "à risque" et ceux qui se recroquevillent, défendent avec acharnement, et espèrent que l'orage passera.

 

L'analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie s'estimer prêt à encaisser les coups, à subir le jeu de l'autre, à perdre l'initiative en pensant que cela passera.

 

Et parfois cela passe et d'autre fois la digue craque et l'équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n'est qu'un match de perdu.

 

Dans le monde de la politique si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu'on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu'un match perdu.

 

J'en tire l'enseignement que dans un monde où on laisse l'initiative aux autres, où l'on subi ou refuse le combat ne paie pas. Pire encore, plus on refuse le risque plus la moindre défaillance sera rédhibitoire.

 

Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.

 

Reste à voir s'ils peuvent en tirer profit pour se remettent en question et changer leurs approches de la Politique. En profiterons-ils pour se désinhiber et adopter une stratégie non pas risquée mais créatrice d'opportunités ?

 

Essayer de faire de la Politique autrement, n'est pas un risque mais une chance.

 

09:59 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/03/2012

Définitivement, nos autorités sont nulles !

Un concours est lancé pour trouver un nom en remplacement du trop technocratique "Agglo Franco Valdo Genevoise".
Sont proposés les nom de  "Grand Genève" et "GenevAgglo", mais ces deux noms sont déjà déposés en .ch sur Internet.
Question ? Comment vont-ils faire pour communiquer sur la toile ?

08:18 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

22/03/2012

22 mars, journée mondiale de l'eau

L'eau, une denrée rare. La prise de conscience est lente, mais réelle.
Quelques années de sécheresse des nappes phréatiques et les débats internationaux sur le réchauffement climatique ont provoqué un déclic…
Environ 1,4 milliard de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent.
L’agriculture intensive conduit à une consommation incontrôlée et à une pollution sans précédent. Au lieu de promouvoir de nouveaux modes de vie, les gouvernements des pays riches se lancent dans des projets pharaoniques (USA/Canada).
Quelques chiffres pour comprendre…

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06:36 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Genève, Médias, Monde, Nature, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/03/2012

Il faut reformuler notre « vivre ensemble »

 

La démocratie participative permet de travailler à une reformulation de l'offre politique au plus près des besoins de la population en la mettant en mouvement pour lui permettre de mesurer le chemin à parcourir.

Elle devrait être le corolaire naturel de toute démocratie véritable, dans le sens que ceux qui détiennent le mandat représentatif devraient créer les conditions d'une réflexion et d'une participation réelle des électeurs

La démocratie participative sert avant tout à régénérer la démocratie en mettant à plat les désirs, les visions individuelles et ensuite à essayer de les intégrer dans une construction collective qui débouche sur un projet commun.

 

Les élus qui savent écouter, dialoguer, agir de concert ont une chance  de réussir à faire partager leurs valeurs, leurs histoires et leurs projets. Ils ont même la possibilité des les enrichir et de les faire évoluer.

 

Elle sert aussi à régénérer l'ascension sociale individuelle et collective, la solidarité et le partage des pouvoirs culturels, économiques et politiques.

 

 

09:37 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

12/03/2012

Ethique & Profit

 

Y aurait-il une connotation insidieuse visant à faire croire que le profit n'est pas éthique ?

Le profit vient-il d'activités immorales, génère-t-il de l'argent propre, sale ?

Du point de vue professionnel, tout salarié, expert, consultant, reçoit en contrepartie de ses prestations un salaire, des émoluments. C'est une partie de la reconnaissance de sa contribution au sein de l'entreprise, des projets, sous forme financière, à la création de valeur de l'organisme.

Cette création de valeur participe au marché explicite des organismes privés ou implicite des organismes publics

S'il n'y a pas profit, les organismes sont condamnés à terme.

Mais pour les organismes publics, c'est une idée qui doit progresser, ce n'est pas encore tout à fait dans la tête des citoyens. Il s'agit de trouver un sens à ces organismes au sein de la société, un sens à la vie.

C'est l'essence même de leur existence. D'ailleurs le développement durable intègre tout d'abord la composante économique, qui permet de réaliser la composante sociétale en même temps que la protection de l'environnement.

Mais où est donc la problématique ? D'ordre moral ? ... Peut être !

 

10:13 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

08/03/2012

Du principe aux comportements, un monde peut les séparer

 

Rien ne doit empêcher l'égalité devant un service public, rien ne doit différencier les individus devant l'action générale.

L'équité est le principe modérateur du droit selon lequel chacun peut prétendre à un traitement juste, égalitaire et raisonnable.

L'égalité constitue la base d'un système public démocratique.

Tous les citoyens doivent s'intégrer, avoir les mêmes chances de réussir, les mêmes chances pour pouvoir se positionner socialement.

Pourtant, la réalité montre que chaque personne attend de la sphère publique un rôle adéquat, en fonction de sa propre situation, de son état actuel.

Les individus sont tous différents et le système public doit perpétuellement composer entre les particularités individuelles qui font les cultures d'une cité

Du principe aux actes et comportements un monde peut les séparer.

Pour les organismes publics, l'équité apporte une dimension raisonnable, subjective, parfois floue, qui est en sorte une « valeur» propre à ces organismes publics, indispensables aux comportements éthiques des acteurs concernés.

Cette valeur reste à partager.

 

09:41 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/02/2012

L’étrange étrangeté

D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs, de l’autre, des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

 

Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits, mais les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

 

Entre cet écart de ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique», l’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

 

Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité

09:34 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/02/2012

Laïcité:  ambigüités d'une nouvelle  démarche

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.
A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.
Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.
Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.
Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.
La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.
Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.
La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.
Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

19:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

03/02/2012

La fourmi n’est rien sans la cigale

Dans l'économie moderne la production ne correspond plus aux besoins.

Aujourd'hui de plus en plus de produit intègrent une dimension informationnelle, et la création du désir, la soif de produits à fortes symboliques sociales sont au cœur de l'activité économique.

Le gratuit est devenu un outil économique, il sert à amorcer des clients, il est avant tout un instrument de création de marchés.

Mais la gratuité, le don, l'insouciance, le plaisir, la recherche désintéressée, la poésie créent de la valeur.

Et l'on peut affirmer que l'inutile crée de l'utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l'intérêt ne peut exister sans le désintéressement.

 

Et si la fourmi n'était rien sans la cigale !

 

 

 

10:08 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

02/02/2012

Casier judiciaire et « Casier judiciaire »

Drôle d’expérience. Quand nous souhaitons prétendre accéder à certaines fonctions ou se porter sur une liste électorale, souvent nous devons fournir une pièce justifiant que notre casier judiciaire est vierge.

 

 

Et bien sûr nous obtenons cette pièce auprès de l’Office fédéral de la justice… Et là, surprise !

 

 

Sur le document officiel est mentionné : « extrait du casier judiciaire ».

 

Suite à une demande d’explications au près des organes compétant, j’apprends que les condamnations et jugements restent inscrites au casier judiciaire et ces données restent visibles sur demande pour les personnes assermentées.

 

On ne sait jamais… Un jour ou l’autre tous peut remonter…

 

 

 

Ouf ! Mon casier judicaire est vierge, mais il doit y être inscris la contravention qu’un gendarme vaudois m’a infligée pour « passage en dehors de clous » (CHF 10.-), c’était en 1975.

16:22 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/02/2012

Apprenez nous à apprendre !

Trop de jeunes en rupture appellent au secours… «Apprenez nous à apprendre ! », avertissement formulé à maintes reprises… Jamais entendu.
Comment connaître et maîtriser ce processus? Quelle méthode pour apprendre?

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08:46 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/01/2012

Pas d’éthique sans parler de culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

Le rapport de l’individu au groupe ;

La non soumission au groupe sera considérée comme une faute dans un contexte japonais, alors qu’elle sera valorisée comme prise d’autonomie dans un contexte occidental.

Le rapport au temps ;

Nous nous excusons de « prendre du temps» à quelqu’un, puisque c’est une denrée rare dans notre culture ; mais nous choquerons notre interlocuteur du Moyen Orient en ne consacrant pas assez de temps pour s’informer des nouvelles de la famille.

Le rapport à l’environnement ;

Notre rapport à l’environnement dans notre culture est un rapport de domination (nous avons un département de l’aménagement), un américain aura un rapport de découverte et de conquête (go west), un asiatique lui préfèrera un rapport d’équilibre : l’homme est un élément de ce milieu et ne doit pas perturber cet équilibre.

Le rapport à la responsabilité ;

Le rapport à la responsabilité s’image aussi bien par l’importance de la zone d’autonomie dans une culture (à l’intérieur de ce domaine c’est moi qui décide), mais aussi par le respect « naturel» de la hiérarchie en place, en opposition avec la contestation systématique dans une autre culture.

le rapport à l’incertitude ;

Le rapport à l’incertitude est plus difficile à détecter et peut revêtir des formes différentes depuis le fatalisme dans une culture islamique (tout est écrit»), l’importance du rationalisme dans les sociétés européennes et américaines.

On pourrait dire que ces cadrans sont identiques, mais que les curseurs traduisant l’importance sont positionnés différemment d’une culture à l’autre.

 

Genève un monde pour vous.jpg

 

06:38 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/01/2012

La qualité de l’environnement autour de chez soi influence fortement la qualité de vie.

Extrait des résultats de l'enquête de l'Office Fédéral de la Statistique (OFS)

95% de la population juge que la qualité de l'environnement autour de chez elle est bonne. Cette qualité est par ailleurs considérée comme un facteur influençant fortement la qualité de vie.

Il ressort que 44% de la population estime que la pollution de l'air représente un grand problème.

Les résultats sont contrastés en ce qui concerne les comportements en matière d'environnement au quotidien:45% de la population baisse toujours le chauffage lorsque leur logement n'est pas utilisé  (+ de 2 jours), 21% ne le baissent jamais. 7% de la population ne consomme que des produits biologiques alors que 9% n'en consomment jamais.

47% de la population juge les centrales nucléaires très dangereuses

 

Données détaillées :

Perception de la qualité de l'environnement et comportement environnemental - résultats de l'enquête Omnibus 2011

 

12:06 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Médias, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

03/01/2012

L'homme est grand sous la contrainte...

Derrière l'idéologie de la « décroissance » il y a la volonté de contrôler les citoyens, de leurs fixer des quotas. Le projet de société sous contrainte est un projet intrinsèquement totalitaire.

Les communistes (avoués ou non avoués du PS et des Verts) ont compris que se déguiser avec un habit de lumière verte est aujourd'hui un excellent moyen de propager leur idéologie anti-liberté.

Ils utilisent le vert pour chercher à imposer une économie planifiée.

Certains élus essayent de faire évoluer les "Verts", ils font la promotion d'une écologie libérale (au sens noble) moderne, mais ils se heurtent à un obstacle : la moitié de la base des Vert est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

Et le parti socialiste n'a jamais été capable d'évoluer du fait que la moitié de sa base est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

10:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

28/12/2011

La partitocratie nous gagne…

Aujourd’hui, les attributions de l’Etat se sont considérablement étendues: elles englobent des pans entiers de la sphère sociale et interpellent beaucoup plus étroitement la vie économique.

L’Etat a donc été amené à multiplier les contrôles de nature formelle et de tolérer le développement de pouvoirs de fait, vastes, arbitraires et largement capillarisés dans la société.

Cette évolution n’est nullement condamnable en soi, mais elle implique une technicité accrue des interventions, que le personnel habituel, fauteur et bénéficiaire, n’est pas en mesure de prester, puisqu’il n’a pas été sélectionné pour ses compétences mais pour sa fidélité à des slogans, des doctrines simplistes ou une camaraderie de mauvais aloi.

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples contemporains de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

Depuis Minghetti, peu de choses ont changé en ce domaine.

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-admininistrative. Ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, s’il é­gra­ti­gne, même très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

11:50 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

20/12/2011

Une désintoxication difficile.

Le mirage de la dépense publique ad libitum a fasciné (Well Fare), mais l'illusion n'a pas duré.

Chaque fois que la dépense publique augmente, elle se substitue, par l'impôt ou par l'emprunt, à la consommation ou à des investissements privés qui apportent un retour positif.

Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement.

Mais comme l'Etat pratique l'interventionnisme le plus large. Cela rend la désintoxication difficile.

Sans oublier qu’une faible croissance induit un chômage élevé, particulièrement choquant quand il touche les jeunes, en plus du poids de la dette dont ils hériteront.

10:19 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

19/12/2011

Et si la dépense publique cassait la croissance ?

Ca y est ! Nous y sommes…

Pour la première fois en 10 ans, selon la note 66 de l’office genevois de la statistique, la part du secteur public contribue le plus fortement au PIB genevois, soit à hauteur de 22% contre seulement 20% pour le secteur financier et 16% pour celui du commerce.

Mais le plus relevant reste la comparaison avec le PIB national, base 2009, où la contribution du secteur public à Genève est supérieur de 11.7% !

Si la dépense publique reste le principal indicateur de l'impact de l'Etat sur l'économie, elle freine la croissance.

Il faut savoir quand un pays augmente sa dépense publique, sa croissance se réduit et à l'inverse réduire la dépense publique apporte un supplément de croissance, au prix d'un effort important, mais abordable.

 

 

 

19:10 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

15/12/2011

Débat politique réduit à un débat de conseil d’administration

Les attentes vis-à-vis de nos députés changent !

On attend d’eux des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations socio-économiques.

 

Nos Conseillers d’Etat se transforment en hommes d’affaires et ils s’emparent du pouvoir au nom de la performance et de la compétence, ils proposent de gérer la cité sur un modèle strictement économique.

Le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration autour de problèmes budgétaires et financiers.

Il ya là, un piège !

 

L’approche comptable impose ses normes aux affaires publiques. Les considérations économiques surdéterminent tous les registres de la vie sociale.

Les hommes politiques pensent fonder l’efficacité de leur action dans le modèle managérial, alors que c’est ce même modèle qui dévalorise l’action publique.

Là, il y a danger…

17:20 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/12/2011

On parle de changer la manière de faire de la Politique…

Malgré l'existence d'opportunités réelles beaucoup de Parlementaires ont préféré se recroqueviller et adopter une stratégie conservatrice et défensive au nom du « je te tiens, tu me tiens » et ainsi évité le risque de devoir affronter les nouvelles préoccupations.

J'en tire l'enseignement que dans un monde où on laisse l'initiative aux autres, où l'on subi ou refuse le combat ne paie pas.

Reste à voir s'ils pourront en tirer profit pour se remettre en question et changer leurs approches de la Politique.

En profiterons-ils pour se désinhiber et adopter une stratégie non pas risquée mais créatrice d'opportunités ?

Essayer de faire de la Politique autrement, n'est pas un risque mais une chance.

 

18:38 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook