10/11/2011

Fuite en avant du Conseil d’Etat genevois…

Notre Conseil d’Etat semble abandonner l’agglo Franco-valdo-genevoise, baptisé ‘’Grand Genève’’, au profit d’une alliance, uniquement, avec les vaudois à travers le projet « Métropole lémanique » et provoquer ainsi le courroux de ses partenaires français de l’ARC (collectivités des départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie).

Ceci au moment de la pose de la première pierre du CEVA sans avoir bouclé le financement du coté français.

Panique à bord ? Même pas !

Cette arrogance risque de couter très cher.

Pour rappel, les Français à travers la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale) avaient accepté que le centre de la 15ème métropole soit à l’extérieur du territoire hexagonal, à Genève.

Déjà en novembre 2005, lors de la présentation des divers projet aux responsables politiques concernées, tant à Lille qu’à Marseille, les genevois avaient brillé de leur absence.

10:40 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, France, Général, Genève, Région, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/11/2011

Et si la nouvelle piste de l’aéroport de Genève se nommait “ Saint Exupéry»

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Sans remettre en question l'importance économique de "Genève Aéroport" pour la région, il est important de soutenir toute mesure permettant de réduire son impact écologique en favorisant la seconde piste…déjà construite, celle de Lyon Saint Exupéry.

Avec une volonté politique claire, Lyon Saint Exupéry serait qu’à 6 minutes de Genève, en remettant au goût du jour le superbe projet de train à sustentation magnétique souterrain

Dans de nombreuses études il a été prouvé que le train à sustentation magnétique souterrain correspond parfaitement aux critères écologiques et durables, que le projet est techniquement faisable et tout à fait judicieux sur le plan économique.

19:03 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, France, Général, Genève, Politique, Région, Science, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

03/11/2011

Un autre centre est possible

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Il faut remonter aux sources, évoquer les pionniers, éprouver la valeur de leurs idées en regard du monde actuel, dire la manière dont on les conçoit, les formules et les appliques aujourd’hui.

 

L’autre centre, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

 

L’évolution récente de la politique semble opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite. Une gauche conservatrice crispée sur les acquis sociaux et salariaux, le bien-être de sa clientèle de fonctionnaires ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

 

Une droite néolibérale et internationaliste, confiante dans les forces de l’homme, dans l’équilibre de l’économie et de la société automatiquement orientées par la grâce du marché vers le mieux-être possible. Ou une droite nationaliste, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel au réflexe de prudence qui neutralise la créativité.

 

Nous pouvons avancer sur un autre chemin, dont s’écartent à la fois le néolibéralisme et le collectivisme. Ce néolibéralisme avec sa prime à la force brute. Ce collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs.

 

Ce nouveau centre doit souligner la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

 

Le partenariat social reste une réalité solide, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

 

A la convergence des efforts individuels, nous devons œuvrer, aujourd’hui, selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables en conservant la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, en reconnaissant la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

 

 

10:42 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

31/10/2011

Si le dogmatisme nous ordonne, le pragmatisme nous affranchit !

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Nos actions et réactions sont soumises à des réflexes dictés par notre éducation, nos sentiments, nos intuitions, le cadre de vie...

Mais au-delà de la sphère intime qui reste influencée et contrebalancée par nos émotions, j'aime considérer la vie politique comme une série de paris en duel : gauche ou droite, ville ou campagne, conservateur ou progressite, pragmatique ou dogmatique, etc.

Le choix n'est pas aisé et obéit à certaines règles : quel est l’enjeu ? Quel est le prix ?

La démarche de recherche scientifique aide beaucoup à démêler les errements politiques.

Toute question appelle à une analyse assez simple : cette question a-t-elle  déjà été posée et résolue avec succès ? Les solutions sont-elles applicables dans ce cas de figure ? Cela dépend-il d'un questionnement juridique ? Technique ? Déontologique ?

Si ce n'est aucun de ces cas de figure, c'est certainement un problème d'ordre éthique, qui s'accompagne souvent de beaucoup de questionnement et de mise à jour de notre système de valeurs.

La meilleure configuration est celle où le questionnement peut être posé avec recul et à froid, dans une atmosphère de confiance et de liberté de ton, de façon à balayer toutes les options et choisir la plus adaptée.

C'est long, délicat cela s’appelle le pragmatisme et c’est très efficace.

13:04 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/10/2011

Nul système de liberté ne peut survivre à l’établissement de privilèges

Pouvoir agir sans être responsable, de bénéficier d’un avantage qui est interdit aux autres porte un nom : cela s’appelle un privilège

 

Ce découplage est économiquement destructeur; il est politiquement injuste car il porte une rupture des principes démocratique, il est injuste, non au sens moral mais au sens politique.

 

Il constitue une violation du premier principe démocratique, celui qui établi que « nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle. »

 

Le rétablissement d’une symétrie entre prise de risque et opportunité constitue le grand chantier économique et politique des années à venir.

09:23 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/10/2011

Le véritable enjeu politique, c’est la classe moyenne

La classe s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne.

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11:17 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/10/2011

L’homme politique tourne le dos à la politique

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Les gouvernements abandonnent peu à peu les instruments de choix souverains entre les mains d’agences indépendantes, des Banques nationales, mais aussi dans celles des différentes instances de régulation nationales et internationales.

 

Ces abandons sont, dans une large mesure, «justifiés» par des arguments relevant de l’économie ou de la politique économique. Cette dernière devient alors l’aune à laquelle doivent être mesurées toutes les décisions, toutes les actions.

 

L’homme politique emprunte chaque jour un peu plus les métaphores de l’économiste. Il cherche donc des solutions efficientes, il maximise, il optimise. Ce faisant il tourne le dos à la politique.

 

Le paradoxe est étonnant !

On le doit aux économistes néolibéraux. Ils ont construit un véritable discours de l’antipolitique, qui réduit l’action à un simple protocole compassionnel.

 

09:45 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

11/10/2011

2011 : mort du Politique !

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Le renoncement à l’action politique, à la volonté de transformer les structures de la société, conduit à la mort du Politique.

Et, pour y survire, les hommes politiques doivent donc se transformer en médiateurs de la souffrance des uns et de la compassion des autres.

Voici pourquoi les programmes disparaissent peu à peu du débat au profit de la convivialité de l’homme, de sa personnalité et de ses bons sentiments.

A cette disparition du Politique, les hommes politiques eux-mêmes y ont consenti en refusant de prendre et d’assumer leurs responsabilités.

Ils courent se cacher dans les jupons des économistes ou s’abriter derrière les discours de l’expertise pour justifier ce qui est de l’ordre du Politique.

 

08:47 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/10/2011

Sécurité vs antiracisme

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Malheureusement, il n’existe pas d’algorithme permettant de définir l’équilibre idéal entre la promotion de la sécurité et le respect des droits et des libertés. En revanche, des précédents ont montré que favoriser la xénophobie ne procurait pas plus de sécurité.

Le racisme peut même être une source d’insécurité quand la discrimination nourrit le ressentiment, et parfois la violence, de ceux qui en sont victimes.

Paradoxe, peut-être, de l’antiracisme: être réduit à contrer le racisme sécuritaire en utilisant un registre alarmiste similaire…

 

J’espère que Captain, Moi aussi, Courant alternatif et L'Amer Royaume, ne m’en voudront pas pour ce billet, un peu court et peut-être incompréhensible.

09:26 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

04/10/2011

Droit à la différence

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L’axiome selon lequel les espaces du racisme s’élargissent à mesure que l’identité nationale se contracte est confirmé dans un nombre grandissant de pays.

Ce constat invite à s’interroger sur les stratégies antiracistes actuelles dans un contexte marqué par une suspicion grandissante à l’égard de nouvelles catégories de « personnes à risques» rendu paradoxalement permanent à travers la manipulation de l’obsession sécuritaire.

L’essentiel n’est pas de trancher entre les thèses des communautariens et celles des libéraux, mais d’être conscient des possibles dérives du discours sur le droit à la différence quand celui-ci ne sert qu’à masquer un banal racisme.

17:44 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

16/09/2011

Genève ! Qu’est devenue ta citoyenneté ?

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Si étymologiquement le citoyen est celui qui appartient à une communauté organisée par des règles, plus largement, on est citoyen lorsqu'on participe à la vie de la cité.

La citoyenneté doit être est une matière a part entière du programme scolaire, c'est un lieu privilégié pour mettre en évidence le message que porte les notions de civisme-respect de la loi et conscience de ses devoirs à l'égard de ses concitoyens par souci du bien public et de l'intérêt général-et de civilité-respect d'autrui qui se manifeste par la politesse, la courtoisie, l'amabilité, le refus de la grossièreté et de la violence dans la vie de tous les jours-qui sont associées à celle de citoyenneté.

Est-elle enseignée ? Le doute s’installe…

12:10 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Formation, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

07/09/2011

Immigration & Culture

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Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origine immigrée. ,

Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

06:40 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

05/09/2011

Le nationalisme reste une idéologie puissante

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La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme de interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

Mais ces tendances ont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificité culturelle et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

 

10:16 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

01/09/2011

Réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) épinglé pour des défaillances.

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Des trous ou des fissures ont ainsi été observés sur la cuve des réacteurs, le dôme qui protège le réacteur, ou encore le radie sur le chantier de l'EPR (European pressurized reactor) de Flamanville (France).

Sur le papier, le réacteur pressurisé européen conçu par le français Areva et l'allemand Siemens, est censé représenter en termes de sûreté, un modèle dans le monde.

Du côté des autres centrales en construction dans le monde, on fait le même constat de multiples défaillances. En Finlande, le chantier d'Olkiluoto, débuté en 2005 donc plus avancé qu'en France, a révélé des dysfonctionnements dans les activités de montage du matériel électrique et mécanique.

En Chine, les chantiers accumulent d'importants retards et sont la cible de nombreuses critiques. L'EPR est ainsi en passe de devenir l'une des technologies les plus décriées.

Bien plus embêtant, les insuffisances affectent l'EPR jusque dans sa conception. Ainsi, les autorités de sûreté française, britannique et finlandaise demandaient-elles, en novembre 2009, d'améliorer la conception initiale de l'EPR.

Sources : Le Monde et Le Canard Enchainé

07:57 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Science, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/08/2011

Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

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Le thème de la «violence à l’école» est totalement absent des statistiques de police.

Le DIP a réalisé une seule étude en 2008, depuis plus rien…comme si la priorité 12 de Charles Beer n’était plus d’actualité…

Et pourtant !

Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.

Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations plus dures de rébellion.

Ce que les enseignants appellent la violence, c’est fondamentalement l’irrespect dont la forme la plus grave est l’injure.

On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.

Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.

Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.

C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux !

11:00 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

26/08/2011

Violences : les chiffres que l’on nous cache !

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On n’apprend presque rien des délinquants en consultant les statistiques de la police. Elles ne retiennent en effet en tout et pour tout que trois critères : âge, sexe et nationalité, autrement dit, rien sur le milieu social, le niveau de formation, le lieu de résidence, le lieu de naissance, la profession, les revenus, les opinions, les antécédents médicaux, psychologiques, etc.

 

C’est la plus grave lacune de ces statistiques, elles rendent impossible la recherche sur les facteurs de la délinquance, de même d’ailleurs que la vérification de tous les lieux communs et de toutes les équations des discours sécuritaires traditionnels, en particulier sur les rapports entre délinquance et drogue, entre délinquance et immigration, ou encore sur le rajeunissement des délinquants.

14:59 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

23/08/2011

Les experts

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Poser des questions conduit à s’interroger sur le statut et l’origine de nombreux discours se présentant comme experts.

Cette question de l’expertise est en effet devenue centrale dans la construction de la légitimité des discours. Les médias, en particulier, sont de très grands consommateurs de ces spécialistes convoqués pour commenter les événements.

Mais qui peut prétendre être expert ?

À côté des chercheurs et des universitaires, et rencontrant souvent un écho beaucoup plus large, est apparue une foule d’auteurs qui se donnent fréquemment des apparences scientifiques, auteurs dont les intérêts ne sont pas neutres.

Il confusion des genres qui résulte de cette place prise par de nouveaux experts se traduit par une production éditoriale inédite.

18:33 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

19/08/2011

Pour en finir avec l’hypocrisie de la répression de l’usage de cannabis.

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Le « Rapport Roques »* établit une classification de la dangerosité des drogues, licites ou illicites, évaluée à partir de cinq critères : la dépendance physique, la dépendance psychique, la neurotoxicité, la toxicité générale, l’agressivité.

Ses conclusions distinguent trois groupes. Le premier comprend les produits les plus dangereux : l’héroïne, la cocaïne et l’alcool. Ces produits peuvent provoquer dépendance, toxicité et agressivité. Le second groupe comprend les psychostimulants, les hallucinogènes, les benzodiazépines et le tabac, ils provoquent dépendance et toxicité générale.

Le troisième groupe ne comprend que le cannabis qui ne provoque pas de dépendance, qui n’est pas toxique pour le cerveau, qui ne rend pas agressif et qui n’est toxique pour l’organisme que parce qu’il est fumé avec du tabac et parce qu’il est souvent mélangé par les dealers avec des produits de toute sorte.

Même s’il existe des « usages durs » de cette drogue douce, le cannabis est  en soi moins dangereux que le tabac et l’alcool.

Il serait temps de discuter sérieusement de la façon la plus responsable de réglementer l’usage de drogues douces.

 

*B. Roques, La dangerosité des drogues, Odile Jacob, Paris

 

15:46 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook

13/08/2011

Des milliers de nouveaux emplois en Suisse

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L’abandon des énergies fossiles exigera une reconfiguration totale de l’infrastructure économique ce qui va créer des milliers d’emplois et d’innombrables biens et de nouveaux services.

La refonte des infrastructures et le rééquipement des secteurs d’activité vont nécessiter un recyclage massif des salariés.

Ces nouveaux employés de pointe devront être qualifiés dans les technologies des énergies renouvelables, la construction verte, l’informatique embarquée, les nanotechnologies, la chimie durable, la gestion des réseaux électriques numériques, les transports électriques hybrides, sans oublier le développement des piles à combustible, ainsi que des centaines d’autres domaines techniques.

Il faudra aussi former les entrepreneurs et les managers pour qu’ils puissent tirer profit des modèles d’entreprise les plus avancés, comme par exemples : le commerce en source ouverte et en réseau, le contrat de performance, les stratégies de recherche-développement coopérative, la chaîne d’approvisionnement et la logistique à faible intensité de carbone, etc.

Ces nouveaux niveaux de qualification et styles de gestion des collaborateurs seront qualitativement différents de ceux que nous connaissons.

07:56 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Genève, Monde, Politique, Science, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

11/08/2011

Sur le chemin du capitalisme distribué

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C’est l’application des nouvelles technologies (TIC) qui engendrent le « capitalisme distribué» et qui rendent obsolètes de nombreux postulats centraux du capitalisme de marché, comme cette solide conviction d’Adam Smith : « la nature humaine prédispose tout individu à rechercher sur le marché son propre intérêt contre ceux des autres » toutefois  tempérée par une autre idée: « même si l’individu ne pense qu’à son intérêt personnel, en le servant il contribue d’une certaine façon au bien commun. »

Le « capitalisme distribué » part d’un postulat opposé sur la nature humaine : quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour  contribuer à l’intérêt général.

De plus, lorsqu’on apporte sa contribution au bien-être du groupe, on est plus à même d’optimiser son intérêt personnel.

Autrement dit, les « capitalistes distribués » célèbrent ce qu’ils appellent la « communauté numérique» au lieu de se lamenter sur la« tragédie des biens communs». Pas de plus beaux exemples que Wikipédia, Linux ou autres Facebook

De même, le vieil adage « c’est à l’acheteur de faire attention » est remplacé par l’idée de transparence et d’ouverture.

13:28 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook