17/02/2010

L’éthique a-t-elle un rôle à jouer par rapport au capitalisme ?

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Force est de constater que les golden parachutes, les stocks options, les opérations boursières qui font appel au délit d’initié, qui se mesurent en millions de francs, ne laissent pas une image du libéralisme bien engageante.

Le libéralisme outrancier, avec ses déviances, sans garde-fous, menace son propre développement, le progrès.

Faut-il moraliser les pratiques, s’entourer de codes déontologiques qui existent sans doute déjà en partie, s’appuyer sur des vertus nouvelles des dirigeants à faire avaliser ? Sans doute.

Faudra-t-il faire force de loi dans un système qui prône le libéralisme et donc le minimum d’entraves, en particulier réglementaires ?... Peut être !

Sans exemplarité au moins des grands groupes, les risques de rendre le capitalisme obséquieux existent !

L’éthique peut y concourir et y apporter une crédibilité.

08:04 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

16/02/2010

Qui peut lutter contre le néolibéralisme ?

Aujourd’hui, l’ère de la politique toute puissante semble ployer sous les coups de boutoir de la mondialisation, de l’économisme et de la marée de l’individualisme.

La cité de l’homme flanche !

Rêver à un nouvel essor, par le biais d’une nouvelle gouvernance mondiale me semble irréaliste, à tout le moins très prématuré.

Faire vivre la cité de l’Homme au sein les cités des hommes revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où l’homme n’est pas réduit à son statut de producteur ou de consommateur. Où la liberté se conjugue avec le souci du bien commun

Il m’apparait que les seuls à pouvoir porter une contradiction décisive au néolibéralisme sont ceux qui tentent, avec le langage, les moyens d’aujourd’hui, et dans le contexte de notre temps, de retrouver le sens traditionnel d’un bien commun fondé sur le concept de vérité.

Dans ce sens, l’encyclique sociale de Benoît XVI, «L’Amour dans la vérité», s’avère être à la fois un texte majeur de la doctrine sociale de l’Église, mais aussi une proposition fondamentale pour le débat politique mondial.

Il envisage le recours à un humanisme chrétien qui ne soit pas une confessionnalisation de la vie politique, mais une ouverture à l’homme dans toutes ses dimensions à commencer par celle du don et celle de la vérité, et qui peut rassembler tous les hommes de bonne volonté.

09:15 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

11/02/2010

La fusionnite, paradoxe de la vie politique

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Vouloir fusionner à tout prix, pour sauvegarder une once de pouvoir, quand chacun cherche à être de plus en plus singulier démontre clairement une rupture sociologique entre la classe dirigeante et le citoyen.

Dans tous les domaines de la vie, les individus se veulent originaux, ils veulent réfléchir leurs choix et ne pas se les laisser dicter par un parti unique, la tradition, leurs parents, les habitudes, les maîtres à pensée, les institutions …

Il faut rappeler que l’individualisation de la société (culture du « chacun son choix» et non pas du « chacun pour soi») n’est pas incompatible avec une montée des sensibilités citoyennes et de nouvelles aspirations à plus d’équité, de respect mutuel et des diversités culturelles et politiques.

Comment assurer aux citoyens l’accès à leurs aspirations en supprimant la richesse de la diversité politique ?

09:15 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

09/02/2010

Le seul moyen de combattre le chômage, c’est de donner du travail aux chômeurs

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Pendant la dernière phase de croissance, la plupart des personnes n’ont pas vu leur salaire réel augmenter…

Or, à présent, ils sont menacés de perdre leur emploi. Les fermetures d’entreprises et l’augmentation du chômage sont à l’ordre du jour.

Quelle sorte de société condamne des milliers d’hommes et de femmes à l’inactivité forcée, alors que leur travail et leurs compétences pourraient contribuer à satisfaire les besoins de la population ?

Avons-nous besoin de davantage d’écoles, d’hôpitaux, de logements ? N’est-il pas nécessaire d’améliorer et de rénover les infrastructures et les transports publics ?

Tout le monde connaît la réponse à ces questions. Mais la réponse des gouvernants est toujours la même : « les caisses sont vides ».

Tout le monde sait que c’est faux !

Nous savons désormais que le Conseil fédéral peut trouver des sommes d’argent extraordinaires, lorsque cela répond aux intérêts de cette minorité richissime qui possède et contrôle les banques.

Les caisses ne sont vides que pour la grande majorité de la population : les travailleurs, les jeunes, les retraités et les chômeurs.

Un bon gouvernement devrait avoir tout prêt des plans de travaux divers avec leurs prévisions de financement pour fournir du travail à ceux que la crise "jette dans la rue".

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

08/02/2010

Comment résister au néolibéralisme, complément…

Le mythe d’un libéralisme accompli qui saurait réconcilier le paradigme de l’individualisme méthodologique avec les impératifs de justice sociale, le respect des appartenances personnelles et les diverses conceptions de la vie, ne résiste pas aux multiples faisceaux d’analyses de divers penseurs contemporains (Walzer, Taylor, Skinner , Pettit, Maclntyre, Sandel, Hauerwas, Milbank ou Cavanaugh).

De tous horizons, de gauche ou de droite, sur les plans historique, politique, philosophique et théologique, la critique du néolibéralisme est percutante, extrêmement diversifiée tant par ses points de vue que par les idéaux qui la sous-tendent, mais aussi spectaculairement convergente.

Comment ne pas être saisi de vertige ?

Et n’est pas non plus un hasard si une nouvelle génération de théologiens chrétiens occupe depuis une dizaine d’années le terrain de l’antilibéralisme.

Ce n’est qu’en allant au cœur de ce qui le néolibéralisme, à savoir au point précis où l’amour de la liberté s’absolutise et devient idéologie, une forme de déni du bien et du mal plus ou moins avouée, que l’on peut atteindre dans son essence.

Mais pour cela, il faut bien finir par admettre qu’au nom de la liberté, le néolibéralisme a tendu à supprimer la vérité et le bien sans lesquels la liberté n’est rien d’autre qu’une opinion, un désir, voire une pulsion, rien qui puisse contribuer à bâtir un espace commun de vie et de réflexion.

08:05 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

07/02/2010

Comment résister au néolibéralisme…

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L’éthique chrétienne, avec la découverte de la vertu de charité, a profondément perturbé l’ordre de l’éthique aristotélicienne.

Le christianisme échappe à l’alternative entre le sophisme d’une part, et les politiques « dialectiques et aristocratiques» d’autre part.

L’esprit chrétien qui promeut la charité, le pardon, la patience, permet les conditions d’une véritable paix qui n’est pas seulement la suspension du conflit.

Seul le christianisme, qui lie fortement le particulier à l’universel par une capacité à transcender les relations humaines, peut proposer une solution.

06:44 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

05/02/2010

Seul l’impôt indirect garanti l’équité

impôt.jpg À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

 

Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

 

On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

 

Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

 

Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

 

Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

07:56 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

04/02/2010

Imposer le revenu ou la consommation. Véritable choix de société !

achats.jpg En comparaison internationale, la part des impôts directs est élevée en Suisse.

C’est pourquoi il semble judicieux de réfléchir aux possibilités qu’il y aurait de reporter la charge vers une imposition accrue de la consommation et aux conséquences que cela entraînerait.

Les possibilités en principe sont au nombre de deux:

1) on peut soit chercher à passer des impôts directs aux impôts indirects,

2) soit ne pas imposer directement le revenu au moment de sa formation, mais à celui où il est utilisé.

Cet «impôt sur les dépenses» a déjà été proposé dans les années cinquante par Nicholas Kaldor. En se fondant sur l’idée qu’en dernière analyse, le revenu est recherché pour permettre la consommation, la capacité contributive n’est plus déterminée par le revenu entier, mais seulement par la part affectée effectivement à la consommation. L’impôt sur les dépenses peut être aménagé de façon aussi progressive que l’impôt direct sur le revenu.

07:43 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

01/02/2010

Un nouveau manifeste…

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Engagé cette fin de semaine à mettre un peu d’ordre dans ma bibliothèque des oeuvres du 19ème siècle, je tombe sur un texte d’une brulante actualité.

Il m’a suffit de remplacer « bourgeoisie » par « libéralisme » et « prolétaire » par « salarié » pour me rendre compte qu’il faudrait le republier à l’aune du renouveau libéralisme.

Extraits ci-dessous : (texte intégral bientôt disponible)

La société néolibérale moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes. Elle n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d'autrefois.

Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque néolibérale, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes.

Des serfs du moyen âge naquirent les libéraux des premières agglomérations urbaines; de cette population municipale sortirent les premiers éléments du libéralisme.

Le libéralisme, nous le voyons, est lui-même le produit d'un long développement, d'une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication.

Le libéralisme, depuis l'établissement de la grande industrie et du marché mondial, s'est finalement emparé de la souveraineté politique exclusive dans l'Etat représentatif moderne. Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes du libéralisme tout entier.

07:51 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Lettres, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

31/01/2010

Bien commun ou intérêt commun ?

Comprendre le bien commun est une entreprise aussi périlleuse qu’indispensable.

Périlleuse, car aucun concept n’est apparemment plus simple à cerner et en fait plus compliqué à appréhender.

Indispensable, car s’il est la clef du politique, il faut alors le définir.

Le bien commun est une notion bien plus complexe que celle de liberté.

D’autant que, dans nos sociétés, il est assez peu fréquent qu’une vision morale soit partagée par l’ensemble des citoyens.

La question est donc de savoir si le vocable de bien commun désigne une conception de la vie bonne ou une conjonction d’intérêts.

Je suggère de commencer par différencier le bien commun de l’intérêt commun :

Dans le cas de l’intérêt commun, je peux être réuni avec plusieurs personnes autour d’un projet qui me tient à cœur :

Dans le cas du bien commun, je suis engagé dans une aventure commune où chacun considère qu’un certain bien commun à tous et spécifique au groupe que nous formons, est supérieur aux intérêts et aux bien propres qui auraient pu nous diviser, mais auraient tout aussi pu nous rassembler, d’une manière apparemment identique à une véritable union, mais-beaucoup moins forte et profonde.

Cette conception d’un bien commun commande, contrairement à celle de l’intérêt commun, une capacité d’abnégation et d’abandon qui n’est pas une négation de l’individu, mais la conscience que cet individu ne peut se réaliser que dans et par cette communauté dont le bien, supérieur, retombe sur les membres qui la constituent.

12:12 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

29/01/2010

De la Liberté…

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La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté. Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant.

Pour Constant, on est passé de la liberté des Anciens, qui est in fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

Il existe une troisième façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination.

Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

Pour Michael Walzer « On nesaurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle ».

En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire.

Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser.

La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

Pense que l’absolutisation de la liberté peut être un déni d’autres valeurs humaines et de la liberté de les défendre.

La position républicaine sur la liberté est critiquée par le libéralisme et s’est conceptualisée en deux étapes.

Tout d’abord. Il s’agit de dire que les républicains ne portent pas tant leur attention sur la liberté que sur les moyens le la préserver, pas tant sur les empêchements réels qu’elle peut subir que sur les risques potentiels de restriction. Dans un deuxième temps, il s’agit de montrer que la conception républicaine est tout simplement fausse : la question est de savoir si la loi prévoit des restrictions à la liberté ou non.

Il ne s’agit pas tant de savoir qui la fait et comment, mais ce qu’elle prévoit. L’objection est de taille !

Les républicains sont plus directement attentifs aux garanties des conditions de la liberté qu’à la nature plus ou moins coercitive des mesures prises par la loi.

Du côté libéral, seul le résultat compte, tandis que pour les républicains, le processus qui le garantit est privilégié.

C’est parce que le républicain prend la liberté au sérieux qu’il refuse le seul discours des droits du libéralisme.

C’est parce que ce discours des droits, récusant toute contrainte, supprime toute garantie à la préservation des conditions de la liberté, que la position républicaine prône de garantir d’abord la liberté de l’État, condition de la liberté des individus.

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du « je fais ce que je veux ».

Il constitue un bien partagé qu’en terme négatif.

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

06:39 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté | |  Facebook

28/01/2010

La maltraitance "ordinaire" règne-t-elle aussi dans les hôpitaux suisses ?

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Les témoignages extraits d’une étude publiée française publiée ce mercredi 27 janvier (à télécharger ici) sont-ils aussi possibles en Suisse ?

Lieux d’excellence dans la prise en charge des patients, les établissements hospitaliers sont aussi des lieux de vie pour les patients comme pour les professionnels qui y travaillent ; les logiques humaines, professionnelles ou d’organisation doivent se concilier, exercice délicat au quotidien.

Les patients hospitalisés et leurs proches témoignent bien souvent et en même temps de l’humanité des professionnels de santé et des difficultés qu’ils ont rencontrées au sein de l’institution hospitalière.

Cependant, malgré les progrès accomplis, certaines plaintes d’usagers témoignent d’attentes interminables et inexpliquées, d’entraves et de contraintes qui paraissent absurdes, d’un manque d’écoute, de considération ou d’information.

C’est ce qui est appelé ici la maltraitance « ordinaire », parce qu’elle n’est pas hors du commun et que le risque le plus important de maltraitance réside dans sa banalisation, son « invisibilité et donc son acceptation passive.

D’autres l’ont appelée, à juste titre aussi, maltraitance « institutionnelle » ou « passive».

12:05 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, hôpital, maltraitance | |  Facebook

26/01/2010

Drôle de fusion ; celles des alchimistes radicaux et libéraux

La fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide.

La température de fusion est une constante qui dépend très peu de la pression, mais dépend de la proportion de chaque constituant du mélange.

Dans certains cas, deux corps peuvent se mélanger parfaitement à l'état solide. C'est le cas par exemple du bismuth-antimoine.

Quand les atomes des deux corps sont mélangées de manière aléatoire, on parle de « solution solide unique ».

Dans ces cas-là, la température évolue de manière continue durant la fusion.

Cependant, la courbe de chauffe s'incurve, puisque seule la partie de l'énergie apportée fait augmenter la température, l'autre partie sert à la fusion.

En fait, le système ne s'est pas solidifié de manière uniforme, la composition n'est pas la même partout.

La température de fusion n'est donc pas uniforme.

Un véritable résumé du manuel des alchimistes radicaux et libéraux

08:29 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

22/01/2010

La crise actuelle est une crise d’identité

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La société actuelle connaît une accélération dans sa transformation avec une perte des anciens repères et l’apparition de nouveaux.

La crise actuelle est une crise d’identité dont il faut essayer de comprendre les mécanismes plutôt que faire des corrélations simples entre chômage et violence urbaine, ou mondialisation et désagrégation sociale, par exemple.

Les mutations dans nos sociétés existent depuis toujours. Elles entraînent des changements et peuvent créer des problèmes au sein des nos divers groupements humains.

Afin de s’adapter et de faire face à ces changements, les collectivités locales doivent donc apporter des réponses aux défis que constituent ces mutations.

Dans le contexte actuel de la mondialisation, le modèle économique rend peu transparent la gestion démocratique des pouvoirs et fragilise la légitimité de son action au niveau local.

L’économie mondialisée et l’exercice de la démocratie demandent en effet des rythmes et des supports distincts.

09:22 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

21/01/2010

Identité et émigration

L’émigration, comme tout changement important de la position sociale, met inéluctablement en cause les sentiments sociaux d’appartenance, et partant de là le sentiment d’identité.

Chez les migrants, la fragilisation quasi mécanique de l’identité par les changements de l’inscription sociale objective est souvent aggravée par :

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13:05 Écrit par Charly Schwarz dans Femmes, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les conceptions de la Liberté (4)

La conpection républicaine de la liberté voit le contrôle démocratique comme un moyen de la liberté, même s’il existe une dérive populiste visant à stipuler que la liberté ne consiste en rien d’autre qu’en l’autonomie.

Le point crucial de la conception républicaine de la liberté est que la non domination protège des interférences imputables à des pouvoirs arbitraires.

Selon Philip Pettit, la supériorité de la conception républicaine de la liberté réside dans le fait que la participation démocratique est particulièrement revendiquée pour que puissent être, justement, évités les maux associés à l’interférence.

09:10 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté, république | |  Facebook

19/01/2010

La fusion n’est pas obligatoire

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A la lecture des statuts du PLR Suisse (Parti Libéral Radical) la fusion n’est pas obligatoire.

Et pour être précis ; je vous propose ci-dessous de découvrir l'article consacré

34.2 Partis cantonaux

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09:40 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : radical, radicaux, libéral, libéraux | |  Facebook

03/09/2009

Agriculture et développement durable

Pour accueillir 200’000 habitants supplémentaires à l’horizon 2030, dans les conditions répondant aux exigences du développement durable, les acteurs de l’agriculture doivent prendre l’engagement d’un développement compact, favorisant l’usage des transports collectifs et intégrant l’ensemble des composantes du territoire.

C’est l’objectif d’une agglomération franco-valdo-genevoise compacte, multipolaire et vivable pour tous.

13/08/2009

La sécurité est un droit humain, la garantir est un devoir d’Etat.

L’un des fondements de la démocratie est de garantir la sécurité de chacun.

Pour cela, nous avons aliéné une partie de notre liberté à l’Etat, celui –ci c’est engagé à assuré la sécurité de chacun.

Un gouvernement qui renonce à garantir l’intégrité des ses administrés met en danger la démocratie.

Il est nécessaire de rechercher des formes complémentaires ou originales de justice destinées à contrebalancer l'échec des systèmes judiciaires classiques.

Comme par exemple de développer une justice restauratrice qui met l'accent sur la médiation et le dialogue, ainsi que sur les droits de l'homme de la victime et ceux du délinquant. Avec pour but de remédier à la rupture entre le délinquant et la communauté.

Et de rassembler des statistiques fiables afin de qualifier et de quantifier la délinquance.

16:19 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élection, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

12/08/2009

Privilèges individuels vs droits collectifs

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Le mélange des cultures et le développement de l’individualisme qui en découle ont diminué grandement la pression qu’exerçaient les mœurs communes sur les comportements individuels.

Si bien que les repères sûrs ont disparu et que chacun est confronté à se forger un jugement personnel sur la moralité de ses actes.

Il s’ensuit que l’individualisme s’impose avec les travers qui en découlent : envie, avarice, égoïsme…

Cette volonté de puissance produit une société où les privilèges individuels priment sur les droits collectifs, comme les tribunaux semblent le confirmer de plus en plus.

10:10 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élection, élections, grand conseil, genève | |  Facebook