04/12/2017

Les fêtes de fin d’année ne sont-elles pas une occasion de dire à l’autre qu’il n’est pas seul ?

Décembre ! Des centaines de personnes dans les magasins à la recherche de cadeaux... Des idées de cadeaux, ce n’est pas facile à trouver !

 

L'un a déjà tout ce dont il a besoin et je ne sais jamais quoi offrir à l'autre. En plus, à Noël, nous recevons toujours des cadeaux inutiles que nous devons toujours aller les changer en janvier. Voilà qui démontre que l’objet en soi compte souvent moins que le geste d’offrir et l’instant de surprise.

 

Mais le cadeau s’inscrit aussi dans une relation de dons et de contre-dons où s’entrecoupent des questions de valeur et de pouvoir. Il est des situations où offrir peut aussi apparaître comme une manière d’exercer son pouvoir, d'attendre en retour une forme d’amour ou d’attention.

 

Il engage non seulement celui qui donne mais aussi celui qui reçoit. Dans ces conditions, trouver le cadeau idéal peut s’avérer un vrai défi, et feindre sa joie tournera au supplice pour le ou la destinataire.

 

D’où le casse-tête des présents de fin d’année. Cela dit, la majorité d’entre nous afflue vers les boutiques animée des meilleures intentions et ne cherchant à manifester à son entourage qu’affection et amitié.

 

Les fêtes de fin d’année ne sont-elles pas une occasion de dire à l’autre qu’il n’est pas seul ?

18:09 Écrit par Charly Schwarz dans Amis - Amies, Commerce, Economie, Général, Histoire, Monde, Nature, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

22/05/2017

L' érotisme génital est au centre de la vie.

Freud pose une question rhétorique:qu’est-ce qui procure à l’être humain «les plus fortes expériences vécues de satisfaction, lui fournissant à proprement parler le modèle du bonheur» ?

 

Ce sont les «relations sexuées » et c’est pourquoi l’homme a décidé de placer « l’érotisme génital au centre de la vie».

La pulsion sexuelle est si puissante que toute la réalité extérieure devient un simple moyen de l’assouvir.

Si l’homme n’est pas freiné, rien ne peut entraver sa quête du climax sexuel. Animé par la libido, agressif par nature, il ne cherche qu’à satisfaire son inextinguible appétit sexuel. En fait, c’est un monstre.

 

En plus, il écrit :

La part de réalité effective cachée derrière tout cela et volontiers déniée, c’est que l’homme n’est pas un être doux, en besoin d’amour, qui serait tout au plus en mesure de se défendre quand il est attaqué, mais au contraire il compte aussi à juste titre parmi ses aptitudes pulsionnelles une très forte part de penchant à l’agression.

En conséquence de quoi, le prochain n’est pas seulement pour lui une aide et un objet sexuel possible, mais aussi une tentation, celle de satisfaire sur lui son agressivité, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ce qu’il possède, de l’humilier, de lui causer des douleurs et de le martyriser.

00:47 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Histoire, Lettres, Science, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/04/2017

Les couleurs de cet été

Ce n’est pas un hasard si l’on :«voit rouge, rit jaune, devient verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge ».

Les couleurs ne sont pas anodines, elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements notre langage, notre imaginaire…

Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités.

Dans la Rome antique, les yeux bleus étaient une disgrâce, au Moyen Âge, la mariée était en rouge, mais aussi les prostituées.

Nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures ; tout est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret.

Les couleurs en disent long sur nos ambivalences.

Elles sont de formidables révélateurs de l’évolution de nos mentalités.
Pour cet été, elles annoncent l'optimiste, la liberté, le charme et la surprise. L'ambiance générale sera douce, chaleureuse, humaine et joyeuse.

08:55 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Histoire, Lettres, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/11/2016

Identité suisse, l’islam y participe.

La présence musulmane en Suisse est une chance permettant de construire une identité suisse riche d’un patrimoine culturel et religieux diversifié, ce qui donne à cette identité une dimension planétaire.

Les musulmans de Suisse ont une responsabilité dans la construction de cette identité suisse. Une responsabilité qui ne peut apporter ses fruits qu’avec une volonté de la société suisse, cherchant à mettre en harmonie toutes les compétences et les énergies diverses, au service d’un destin commun.

La tradition suisse, très marquée par le sécularisme dans le rapport entre l’Etat et la religion, doit être respectée en ce qui concerne les musulmans. Tant que les musulmans agissent dans le cadre des lois, ils doivent être libres et indépendants pour s’organiser, former leurs cadres religieux et construire leur expression religieuse fidèle à leur tradition. Toute ingérence politique intérieure ou extérieure ne peut que trahir les principes d’égalité juridique entre les différentes confessions.

II y a aussi une responsabilité de la société, à permettre aux musulmans d’apporter leurs pierres à l’édifice de l'identité suisse.

Nous devons accorder aux citoyens musulmans en tant qu’acteurs positifs, une place entière dans la société. Elle renforce l’engagement, dissipe les facteurs de repli et de marginalisation et fait exploser les énergies servant l’intérêt commun.

11:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Région, Solidarité, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook

28/12/2014

"Sweet Memory Channel"

Ce qui assoit le présent, c’est que hier soit présent. Ce qui donnent du sens aux souvenirs c’est qu’il existe un avant et un après.

La précision et des jalons sont nécessaires, nous avons tout intérêt à morceler notre temps à le figer, nous avons tout intérêt à pendre des photos, elles contribuent à ce que nous nous rappelions si bien le passé…

 

Alors, j’ai crée mon "Sweet Memory Channel" (un profil Facebook) où sont inclues des images d'autrefois et du passé proche, le fait de commencer et de terminer la journée par un dialogue de ce que j'ai fait dans la journée ou la veille devrait réduire le déclin de ma mémoire.

11:44 Écrit par Charly Schwarz dans Amis - Amies, Général, Histoire, Images | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/11/2014

Texte intégral si je trouve un éditeur

Engagé cette fin de semaine à mettre un peu d’ordre dans ma bibliothèque des œuvres du 19ème siècle, je tombe sur un texte d’une brûlante actualité.

Il m’a suffit de remplacer « bourgeoisie » par « néolibéralisme » et « prolétaire » par « salarié » pour que je me rende compte qu’il faudrait le republier à l’aune du renouveau libéralisme.

Extrait ci-dessous :
"La société néolibérale moderne, élevée sur les ruines de la sociale démocratie, n'a pas aboli les antagonismes. Elle n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d'autrefois.
Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque néolibérale, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes.
Des serfs du moyen âge naquirent les libéraux des premières agglomérations urbaines; de cette population municipale sortirent les premiers éléments du néolibéralisme.


Le néolibéralisme, nous le voyons, est lui-même le produit d'un long développement, d'une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication.
Le néolibéralisme, depuis l'établissement de la grande industrie et du marché mondial, s'est finalement emparé de la souveraineté politique exclusive dans l’État représentatif moderne. Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes du néolibéralisme tout entier".

 

17:38 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, France, Général, Genève, Histoire, Lettres, Monde, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/10/2014

17 Octobre, journée mondiale du refus de la misère.

Ne laisser personne de côté : réfléchir, penser et agir ensemble contre la misère.   "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés".   http://www.quart-monde.ch/actions/17octobre/

00:34 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, France, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Région, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

23/06/2014

Laïcité "plurielle ", "ouverte", "positive"

Laïcité "plurielle", "ouverte" ou "positive", cette diversité terminologique cache mal certaines ambiguïtés, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des églises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

Ce que cherchent les églises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’État, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

 

 

 

 

10:31 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

02/06/2014

Fêtes du Bicentenaire: avez-vous reçu le programme ?

 

Il n'est pas dans mes habitudes de retranscrire une conversation sur Facebook dans mon blog...

Mais cette fois, il me semble important que mes « autres suiveurs » puissent aussi prendre part à ce débat :

 

> Oui j'ai reçu le programme de la part d'une gentille mamie assise à mes côtés pendant qu'on mangeait une saucisse, sinon rien vu..!? Heu...p'tit détail 6.- le verre 1dl de rosé....abusé!!!

> Que dale ! rien que puic !

> Même pas au CM ni sur CMNET ! un comble pour un élu du peuple !

> non..suis dans une commune, je ne sais pas si ça change, mais la COM n'était pas bonne...une affiche avec 1 cuisto dans l'eau ça ne me parle pas...bien dommage car ils ont fait bp de choses....!

> 3 jours de PC à poser des barrières et autres bricoles dans une complète désorganisation et n'a même pas reçu de programme ! Je ne savais pas non plus qu'Aloan jouait hier soir à Baby plage !

>Rien a l'école et vice Genève indépendante.

> J'espère qu'ils feront mieux pour le 300ème ! quoi que je m'en fous un peu !

> Carouge rien reçu !!! mais c'est pas les 200ans de la République et canton de Genève ??? à moins que les programmes aient été distribués seulement dans les nouvelles zones de l'Utopique grand Genève, pour leurs faire connaître nos spécificités, mœurs et coutumes depuis 200 ans ???

> Pour le Grand-Genève, rien reçu (en tout cas rien dans le Pays de Gex je ne peux pas dire pour le canton de Vaud ou la Haute-Savoie)

>l'organisation et la communication ........ désastreux ! Cherchez à qui cela a été confié et tenez-moi au courant !

>Rien du tout...Mes enfants CO et primaire n'ont rien reçus! Pas la moindre info!

> De plus rien pour nos "visiteurs"
Que fait l'Office du tourisme ?

> On se le demande...

> réservé aux élus.

> Le bicentaire ? Jamais entendu parler... C'est quand, quelqu'un est au courant ? Personne ne dit jamais rien, sur FB .

> Aucune info non plus dans ma boîte eaux-vivienne... La seule raison pour laquelle j'ai su qu'il y aurait qqchose, c'est parce que les fētes "ville est à vous" n'auront pas lieu en juin cette année, à cause des festivités du bicentenaire.

> Et les personnes en situation de handicap y ont-elles été particulièrement intégrée?

 

Dans un pays ou la seule "révolution" qu'il n'y a jamais eu était une "révolution" bourgeoise, pourquoi s'étonner?

 

 

 

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19/12/2013

Genève, ils ont aimé, ils ont détesté. Ils ont écrit…

 

Il y a cinq continents, et puis il y a Genève.  

(Talleyrand)

 

Genève, cette caverne d'honnêtes gens.

(Stendhal)

 

Genève, cette ville où l'on sait trop bien l'anglais.

(Napoléon)

 

N'est-il pas glorieux, pour une petite ville de vingt-six mille habitants, de forcer les voyageurs à consacrer trois pages à la description de son caractère ?

(Stendhal)

 

A Genève... les fortunes les plus modestes, les patrimoines les plus considérables, ne se distinguaient pas à la manière d'accueillir et d'entretenir la bonne compagnie...

Des objets d'art d'un goût exquis et d'un grand prix, rapportés d'Italie, beaucoup de livres, et de bons livres, des tableaux et surtout des paysages de maîtres modernes, formaient une décoration noble, sans faste et utile, à ces appartements où personne ne cherchait à éblouir, où pour briller, même de la façon la plus modeste, on ne comptait que sur le savoir, l'usage et l'esprit.

(A. de Circout)

 

Considérez qu'il y a une grande différence entre nos artisans et ceux des autres pays. Un horloger de Genève est un homme à présenter partout; un horloger de Paris n'est bon qu'à parler de montres.

(Jean-Jacques Rousseau)

 

Il me semble que ce qui doit d'abord frapper tout étranger entrant dans Genève, c'est l'air de vie et d'activité qu'il y doit régner. Tout s'occupe, tout est en mouvement, tout s'empresse à son travail et à ses affaires. Je ne crois pas que nulle autre ville au monde offre un pareil spectacle. (Jean-Jacques Rousseau)

 

Il faut savoir entrer dans les villes. Lorsqu'un fleuve navigable les traverse, ou lorsqu'un lac baigne leurs murs, prenez la voie du lac ou du fleuve. La nativité de Genève n'est point du rocher mais des eaux... Arriver à Genève par le lac, c'est se trouver en face d'un tableau classique.

(Gonzague de Reynold

 

Il n'y a pas à Genève un horloger qui n'ait de l'esprit. (Voltaire)


On voit briller la cité genevoise, noble cité, riche fière et sournoise.On y calcule et jamais on n'y rit. L'art de Barrême est le seul qui fleurit. (Voltaire)

 

On voit sur le grand portail la figure du soleil qui était le dieu de Genève du temps du paganisme... la ville ayant pris, depuis plusieurs siècles, une devise dont le corps est le soleil, et la légende ces paroles « Post tenebras lux », c'est-à-dire « Après les ténèbres la lumière ».

(Abraham Ruchat)

 

Par la fenêtre ouverte, emplie d'un bleu qui devient peu à peu nocturne, je vois un lé de lac, qui reflète un pont, des quais, et jusque passé minuit les enseignes multicolores, les phares, les perles électriques délimitent le lac.

(Colette).

 

Les Genevois sont les premiers « hommes à argent » du continent; ils ont dans ce métier la première des vertus, celle de manger chaque jour moins qu'ils ne gagnent... Quand il est riche de bonne heure, le Genevois achète une maison de campagne, et il préfère non pas celle qui est mieux bâtie et où l'on peut donner des dîners, comme le ferait un Parisien, mais celle qui a de beaux arbres « qui font songer (Stendhal)

 

Vous voyez un Genevois se jeter par la fenêtre, jetez-vous après sans balancer : il y a dix pour cent à gagner.

(Duc de Choiseu)

 

Genève est, après Naples, une des villes les plus heureusement situées du monde : paresseusement couchée comme elle l'est, appuyant sa tête à la base du mont Salève, étendant jusqu'au lac ses pieds que chaque flot vient baiser, elle semble n'avoir autre chose à faire que de regarder avec amour les mille villas semées aux flancs des montagnes neigeuses qui s'étendent à sa droite, ou couronnent le sommet des collines vertes qui se prolongent à sa gauche... Et cependant cette odalisque nonchalante, cette sultane paresseuse en apparence, c'est la reine de l'industrie, c'est la commerçante Genève, qui compte quatre-vingt-cinq millionnaires parmi ses vingt mille enfants.

(Alexandre Dumas)

 

Parmi toutes les capitales de la Suisse, Genève représente l'aristocratie d'argent : c'est la ville du luxe, des chaînes d'or, des montres, des voitures et des chevaux. Ses trois mille ouvriers alimentent l'Europe entière de bijoux.

(Alexandre Dumas)

 

Genève est une ville admirablement située où il y a beaucoup de jolies femmes, quelques hautes intelligences et force marmots ravissants jouant sous les arbres au bord du lac. Avec cela on peut lui pardonner son petit gouvernement inepte, ridicule et tracassier, sa chétive et grotesque inquisition de passeports...

(Victor Hugo)

 

Rousseau est à pied comme il convient à un philosophe. Il suit des yeux le cours du Rhône, qui sort du lac, si beau, si clair, si rapide déjà, et si bleu, que l'empereur Alexandre y retrouvait un souvenir de la Neva, bleue aussi comme la mer !

(Gérard de Nerval)

 

On imagine toujours les villes d'après le produit qui les rend célèbres ; ainsi Bruxelles est un grand carré de choux... et Genève une montre avec quatre trous en rubis.

(Théophile Gautier)

 

A Genève, les coiffures sans y penser tournent au chapeau de quaker : on sent qu'il doit y avoir un grand nombre de bibles dans la ville, et peu de tableaux.

(Théophile Gautier)

 

Genève, qui ne se donne pas aux êtres, tolère à peine que les êtres se donnent à elle. Il faut l'aimer sans le lui dire, de peur qu'effarouchée, elle ne s'irrite et ne repousse.

Sa crainte extrême d'être enchaînée par l'amour qu'elle donnerait, lui donne la frayeur encore d'être captive de l'amour qu'on lui porte.

(Marie-Anne Cochet)

 

A Genève, on est tellement dominé par la raison qu'on en arrive à penser le plus sérieusement du monde que la passion se peut étayer sur elle.

(Marie-Anne Cochet)

 

C'est à Genève, toute petite et faible dans le monde sanglant et la Suisse silencieuse, d'indiquer aux nations égarées le chemin de la vie libre.

(Marie-Anne Cochet)

 

Le renom de Genève, la place qu'elle occupe dans l'histoire, sa fonction de grand carrefour européen, sa présence constante dans la vie internationale font qu'on lui prête inconsciemment une importance physique qu'elle ne possède pas.

(Pierre Gascar)

 

Calvin établit à Genève l'inquisition la plus terrible sous le nom de « consistoire ».

(Stendhal)

 

Ces maisons (de la rue des Granges) sont tout simplement les mieux situées d'Europe.

(Stendhal)

 

Il y a un rocher pelé exactement vis-à-vis (de la Treille) et à une lieue de distance que je voudrais faire sauter; ce vilain rocher s'appelle la montagne de Salève.

(Stendhal)

 

Rien n'est au dessus d'une belle Genevoise de dix-huit ans.

(Stendha)

 

Sans Rousseau Genève ne serait pas plus célèbre que Hambourg ou Amsterdam; ce serait une ville à argent, et voilà tout.

(Stendhal)

 

Les Genevois inondent toutes les provinces méridionales du royaume de leurs méchantes montres.

(Julien Le Roy)

 

Genève, une ville anglaise sur le continent... où l'on pense, où l'on sent en anglais; où l'on parle cependant, où l'on écrit en français. (Sismondi)

 

Ces maisons (qui donnent sur la promenade de la Treille) sont tout simplement les mieux situées de l'Europe. Je ne vois à les comparer que l'hôtel Rainville à Altona. D'un côté, elles sont dans une belle ville, et, de l'autre, elles ont immédiatement sous leurs fenêtres la promenade la plus brillante de cette ville : promenade qui est élevée de trente pieds sur la plaine, et dont les arbres en ont bien soixante.

(Stendhal)

 

Cette ville est une horreur ! Une vraie Cayenne ! Vents et ouragans des journées entières, et les jours ordinaires, trois ou quatre brusques changements de temps

(Dostoïevski)

11:05 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Genève, Histoire, Humour, Lettres, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

20/10/2013

Laïcité plurielle, ouverte, positive

 

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

 

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

 

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

 

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

 

11:30 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

17/08/2013

Genève ; ils ont aimé, ils ont détesté. Ils ont écrit

 

Il y a cinq continents, et puis il y a Genève.  

(Talleyrand)

 

Genève, cette caverne d'honnêtes gens.

(Stendhal)

 

Genève, cette ville où l'on sait trop bien l'anglais.

(Napoléon)

 

N'est-il pas glorieux, pour une petite ville de vingt-six mille habitants, de forcer les voyageurs à consacrer trois pages à la description de son caractère ?

(Stendhal)

 

A Genève... les fortunes les plus modestes, les patrimoines les plus considérables, ne se distinguaient pas à la manière d'accueillir et d'entretenir la bonne compagnie...

Des objets d'art d'un goût exquis et d'un grand prix, rapportés d'Italie, beaucoup de livres, et de bons livres, des tableaux et surtout des paysages de maîtres modernes, formaient une décoration noble, sans faste et utile, à ces appartements où personne ne cherchait à éblouir, où pour briller, même de la façon la plus modeste, on ne comptait que sur le savoir, l'usage et l'esprit.

(A. de Circout)

 

Considérez qu'il y a une grande différence entre nos artisans et ceux des autres pays. Un horloger de Genève est un homme à présenter partout; un horloger de Paris n'est bon qu'à parler de montres.

(Jean-Jacques Rousseau)

 

Il me semble que ce qui doit d'abord frapper tout étranger entrant dans Genève, c'est l'air de vie et d'activité qu'il y doit régner. Tout s'occupe, tout est en mouvement, tout s'empresse à son travail et à ses affaires. Je ne crois pas que nulle autre ville au monde offre un pareil spectacle. (Jean-Jacques Rousseau)

 

Il faut savoir entrer dans les villes. Lorsqu'un fleuve navigable les traverse, ou lorsqu'un lac baigne leurs murs, prenez la voie du lac ou du fleuve. La nativité de Genève n'est point du rocher mais des eaux... Arriver à Genève par le lac, c'est se trouver en face d'un tableau classique.

(Gonzague de Reynold

Il n'y a pas à Genève un horloger qui n'ait de l'esprit. (Voltaire)

On voit briller la cité genevoise, noble cité, riche fière et sournoise.  On y calcule et jamais on n'y rit. L'art de Barrême est le seul qui fleurit. (Voltaire)

On voit sur le grand portail la figure du soleil qui était le dieu de Genève du temps du paganisme... la ville ayant pris, depuis plusieurs siècles, une devise dont le corps est le soleil, et la légende ces paroles « Post tenebras lux », c'est-à-dire « Après les ténèbres la lumière ».

(Abraham Ruchat)

 

Par la fenêtre ouverte, emplie d'un bleu qui devient peu à peu nocturne, je vois un lé de lac, qui reflète un pont, des quais, et jusque passé minuit les enseignes multicolores, les phares, les perles électriques délimitent le lac.

(Colette).

Les Genevois sont les premiers « hommes à argent » du continent; ils ont dans ce métier la première des vertus, celle de manger chaque jour moins qu'ils ne gagnent... Quand il est riche de bonne heure, le Genevois achète une maison de campagne, et il préfère non pas celle qui est mieux bâtie et où l'on peut donner des dîners, comme le ferait un Parisien, mais celle qui a de beaux arbres « qui font songer (Stendhal)

Vous voyez un Genevois se jeter par la fenêtre, jetez-vous après sans balancer : il y a dix pour cent à gagner.

(Duc d e Choiseu)

Genève est, après Naples, une des villes les plus heureusement situées du monde : paresseusement couchée comme elle l'est, appuyant sa tête à la base du mont Salève, étendant jusqu'au lac ses pieds que chaque flot vient baiser, elle semble n'avoir autre chose à faire que de regarder avec amour les mille villas semées aux flancs des montagnes neigeuses qui s'étendent à sa droite, ou couronnent le sommet des collines vertes qui se prolongent à sa gauche... Et cependant cette odalisque nonchalante, cette sultane paresseuse en apparence, c'est la reine de l'industrie, c'est la commerçante Genève, qui compte quatre-vingt-cinq millionnaires parmi ses vingt mille enfants.

(Alexandre Dumas)

Parmi toutes les capitales de la Suisse, Genève représente l'aristocratie d'argent : c'est la ville du luxe, des chaînes d'or, des montres, des voitures et des chevaux. Ses trois mille ouvriers alimentent l'Europe entière de bijoux.

(Alexandre Dumas)

 

Genève est une ville admirablement située où il y a beaucoup de jolies femmes, quelques hautes intelligences et force marmots ravissants jouant sous les arbres au bord du lac. Avec cela on peut lui pardonner son petit gouvernement inepte, ridicule et tracassier, sa chétive et grotesque inquisition de passeports...

(Victor Hugo)

 

Rousseau est à pied comme il convient à un philosophe. Il suit des yeux le cours du Rhône, qui sort du lac, si beau, si clair, si rapide déjà, et si bleu, que l'empereur Alexandre y retrouvait un souvenir de la Neva, bleue aussi comme la mer !

(Gérard de Nerval)

 

On imagine toujours les villes d'après le produit qui les rend célèbres ; ainsi

Bruxelles est un grand carré de choux... et Genève une montre avec quatre trous en rubis.

(Théophile Gautier)

 

A Genève, les coiffures sans y penser tournent au chapeau de quaker : on sent qu'il doit y avoir un grand nombre de bibles dans la ville, et peu de tableaux.

(Théophile Gautier)

 

Genève, qui ne se donne pas aux êtres, tolère à peine que les êtres se donnent à elle. Il faut l'aimer sans le lui dire, de peur qu'effarouchée, elle ne s'irrite et ne repousse.

Sa crainte extrême d'être enchaînée par l'amour qu'elle donnerait, lui donne la frayeur encore d'être captive de l'amour qu'on lui porte.

(Marie-Anne Cochet)

 

A Genève, on est tellement dominé par la raison qu'on en arrive à penser le plus sérieusement du monde que la passion se peut étayer sur elle.

(Marie-Anne Cochet)

 

C'est à Genève, toute petite et faible dans le monde sanglant et la Suisse silencieuse, d'indiquer aux nations égarées le chemin de la vie libre.

(Marie-Anne Cochet)

 

Le renom de Genève, la place qu'elle occupe dans l'histoire, sa fonction de grand carrefour européen, sa présence constante dans la vie internationale font qu'on lui prête inconsciemment une importance physique qu'elle ne possède pas.

(Pierre Gascar)


Calvin établit à Genève l'inquisition la plus terrible sous le nom de « consistoire ».

(Stendhal)

 

Ces maisons (de la rue des Granges) sont tout simplement les mieux situées d'Europe.

(Stendhal)

 

Il y a un rocher pelé exactement vis-à-vis (de la Treille) et à une lieue de distance que je voudrais faire sauter; ce vilain rocher s'appelle la montagne de Salève.

(Stendhal)

 

Rien n'est au dessus d'une belle Genevoise de dix-huit ans.

(Stendha)

 

Sans Rousseau Genève ne serait pas plus célèbre que Hambourg ou Amsterdam; ce serait une ville à argent, et voilà tout.

(Stendhal)

 

Les Genevois inondent toutes les provinces méridionales du royaume de leurs méchantes montres.

(Julien Le Roy)

 

Genève, une ville anglaise sur le continent... où l'on pense, où l'on sent en anglais; où l'on parle cependant, où l'on écrit en français. (Sismondi)

 

Ces maisons (qui donnent sur la promenade de la Treille) sont tout simplement les mieux situées de l'Europe. Je ne vois à les comparer que l'hôtel Rainville à Altona. D'un côté, elles sont dans une belle ville, et, de l'autre, elles ont immédiatement sous leurs fenêtres la promenade la plus brillante de cette ville : promenade qui est élevée de trente pieds sur la plaine, et dont les arbres en ont bien soixante.

(Stendhal)

 

Cette ville est une horreur ! Une vraie Cayenne ! Vents et ouragans des journées entières, et les jours ordinaires, trois ou quatre brusques changements de temps

(Dostoïevski)

10:00 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Humour, Lettres, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

26/05/2012

"L’art de gouverner n’a produit que des monstres."

La maxime de Saint-Just semble avoir été écrite au XXIème siècle tant elle est d’actualité.

Monstres de suffisance, de mépris, de mensonge et de ridicule, ils sont venus, ils sont tous là.
Et leur adage à eux, c’est naturellement « gouverner, c’est faire peur« .Peur de l’autre, peur de la crise.

Stigmatiser la peur de l’autre, du voisin, c’est le racisme ordinaire façon...
Stigmatiser celle de la crise, c’est se dédouaner de toutes responsabilités sociales derrière un épouvantail, façon...

17:55 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

17/04/2012

Il existe un ici, un là-bas et un ailleurs. C'est dans cette faille spatio-temporelle que ce sont perdus nos Constituants...

 

Je sais nous ne sommes pas tous des juristes, alors permettez moi de penser que la Constituante va droit dans le mur, et en plus elle klaxonne !

Et ne faîtes pas dire que nous aurions dû leurs retirer le permis de nuire...

 

08:42 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Résistance, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

13/02/2012

22 juin vs 14 février

 

La température peine à dépasser les 2 degrés...Qui a décrété que la « Fête des Amoureux » devait avoir lieu au milieu du mois de février ?

 

Il faut savoir qu'aucune alliance entre St-Valentin et l'amour est mentionnée dans l'histoire ancienne et est considérée par des historiens comme une légende...De plus, le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des amoureux.

 

Au Japon, la journée des célibataires a lieu le 14 mars, au Brésil le 12 juin et en Colombie c'est au mois de septembre...

 

Pour moi la « fête des amoureux » c'est le 22 juin !

Cette journée où l'azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire... où le Soleil semble s'arrêter avant de changer de direction... cet instant où sa trajectoire atteint son point le plus haut par rapport aux étoiles... Comme quand je suis amoureux.

 

16:31 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/01/2012

Pas d’éthique sans parler de culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

Le rapport de l’individu au groupe ;

La non soumission au groupe sera considérée comme une faute dans un contexte japonais, alors qu’elle sera valorisée comme prise d’autonomie dans un contexte occidental.

Le rapport au temps ;

Nous nous excusons de « prendre du temps» à quelqu’un, puisque c’est une denrée rare dans notre culture ; mais nous choquerons notre interlocuteur du Moyen Orient en ne consacrant pas assez de temps pour s’informer des nouvelles de la famille.

Le rapport à l’environnement ;

Notre rapport à l’environnement dans notre culture est un rapport de domination (nous avons un département de l’aménagement), un américain aura un rapport de découverte et de conquête (go west), un asiatique lui préfèrera un rapport d’équilibre : l’homme est un élément de ce milieu et ne doit pas perturber cet équilibre.

Le rapport à la responsabilité ;

Le rapport à la responsabilité s’image aussi bien par l’importance de la zone d’autonomie dans une culture (à l’intérieur de ce domaine c’est moi qui décide), mais aussi par le respect « naturel» de la hiérarchie en place, en opposition avec la contestation systématique dans une autre culture.

le rapport à l’incertitude ;

Le rapport à l’incertitude est plus difficile à détecter et peut revêtir des formes différentes depuis le fatalisme dans une culture islamique (tout est écrit»), l’importance du rationalisme dans les sociétés européennes et américaines.

On pourrait dire que ces cadrans sont identiques, mais que les curseurs traduisant l’importance sont positionnés différemment d’une culture à l’autre.

 

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06:38 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/11/2011

Les « technocrates » n’aiment pas la démocratie !

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Au moment de la création de l’Euro, les « technocrates » ont oublié qu’une monnaie unique n’est tenable que si des transferts fiscaux importants ont lieu.

Cette introduction aurait du être accompagnée par la naissance d’un réel budget fédéral européen. Il n’en a rien été.

Au contraire, ils avaient décidé de plafonner les prélèvements pour alimenter ce qui pourrait ressembler à un tel budget.

Dans ces conditions, les moyens de rebasculer vers des monnaies nationales auraient du être maintenus, pour faire face à la crise actuelle.

Mais c’est le statut de la Banque centrale européenne, qui serait à revoir. Que les objectifs qui lui sont fixés prédéterminent les solutions de la politique économique et qu’elle ne soit responsables que devant des collèges d’experts n’est pas admissible.

Et dire que l’on confie le sort de deux démocraties à des technocrates, c’est qu’encore une fois, on préfère l’apparence et le symbole à l’évidence économique et politique !

11:18 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Histoire, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

31/10/2011

Si le dogmatisme nous ordonne, le pragmatisme nous affranchit !

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Nos actions et réactions sont soumises à des réflexes dictés par notre éducation, nos sentiments, nos intuitions, le cadre de vie...

Mais au-delà de la sphère intime qui reste influencée et contrebalancée par nos émotions, j'aime considérer la vie politique comme une série de paris en duel : gauche ou droite, ville ou campagne, conservateur ou progressite, pragmatique ou dogmatique, etc.

Le choix n'est pas aisé et obéit à certaines règles : quel est l’enjeu ? Quel est le prix ?

La démarche de recherche scientifique aide beaucoup à démêler les errements politiques.

Toute question appelle à une analyse assez simple : cette question a-t-elle  déjà été posée et résolue avec succès ? Les solutions sont-elles applicables dans ce cas de figure ? Cela dépend-il d'un questionnement juridique ? Technique ? Déontologique ?

Si ce n'est aucun de ces cas de figure, c'est certainement un problème d'ordre éthique, qui s'accompagne souvent de beaucoup de questionnement et de mise à jour de notre système de valeurs.

La meilleure configuration est celle où le questionnement peut être posé avec recul et à froid, dans une atmosphère de confiance et de liberté de ton, de façon à balayer toutes les options et choisir la plus adaptée.

C'est long, délicat cela s’appelle le pragmatisme et c’est très efficace.

13:04 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

15/08/2011

Vers la fin des « guerres »

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Des guerres sont livrées parce que les pays rivalisent entre eux pour sécuriser leur approvisionnement en énergie fossile.

L’avènement des énergies renouvelables va contribuer à apaiser les tensions autour de l’accès aux sources des énergies fossile toujours moins abondantes, et ainsi faire passer le monde de la «géopolitique» du 20ème siècle à celui de la «politique de la Terre».

 

L’accès à l’électricité doit être un droit inaliénable. Au 21ème siècle, l’accès individuel à l’énergie doit aussi devenir un droit social et humain.

Tout humain doit avoir le droit et la possibilité de produire sa propre énergie, localement et de la partager avec d’autres sur des réseaux tant régionaux, que nationaux ou continentaux.

09:32 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

26/07/2011

Multiculturel ou interculturel

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Il n’existe pas à proprement parler de définition exhaustive: la plupart des dictionnaires se contentent pour ce qui concerne le multiculturel d’un « qui relève de plusieurs cultures » et d’un « qui concerne les rapports entre les cultures » pour l'interculturel.

 

Les notions de multiculturel et d’interculturel sont bien souvent abordées sans vraiment questionner leur véritable sens.

Dans le langage courant, ils sont couramment employés dans un sens équivalent qui recouvre en fait aussi des enjeux politiques et des conceptions différentes de la société.

 

Engagés dans de nombreuses batailles idéologiques, ils sont devenus porteurs de préférences idéologiques ou politiques et se sont ainsi chargés de jugements de valeur.

De mon point de vue, une société interculturelle invite au partage des savoirs, à la connaissance des coutumes de l’autre, à une imbrication et à une interpénétration mutuelles. Tandis qu'une société multiculturelle génère une juxtaposition des communautés d’où résultent rapidement une ghettoïsation des comportements et une séparation des idéaux.

09:10 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook