21/02/2010

Radicaux/Libéraux : La fusion n’aura pas lieu, à moins que…

Plusieurs éléments concourent à affirmer que la fusion n’aura pas lieu :

1) La base est plus que mitigée; au contraire à l’affirmation du titre de la Tribune de Genève du 20 février «Mitigée, la base attend».

Ma propre enquête, mon sondage auprès de militants de base, qui représentent 85% de membres du parti radical, révèle que c’est environ 65% des militants qui sont opposés à la fusion avec les libéraux.

En cas de fusion, plusieurs présidents d’associations m’ont affirmé qu’ils recevront, dans les 3 jours, les lettres de démission de la majorité des membres.

2) Le but, Art.2, du parti radical genevois :

Le Parti Radical genevois, héritier de la pensée de James Fazy et

de Georges Favon, appelle à lui, pour une action commune inspirée

par l’idéal de liberté, les citoyens de tous les milieux. Il pratique

une politique s’inspirant des principes démocratiques, tournée

vers les réalisations sociales et ancrée dans la laïcité.

n’est pas soluble dans celui du parti libéral genevois sans renoncer aux héritages de James Fazy et de Georges Favon.

3) La fusion n’est pas obligatoire comme le confirme l’article 34.2 des statuts du Parti Libéral Radical Suisse. (PLR)

Alinéa 1 Il peut y avoir, dans les cantons de Bâle-Ville, de Genève et de Vaud, deux partis cantonaux, l’un libéral l’autre radical, affilié au Parti suisse.

 

Alinéa 2 Les dispositions de l’alinéa 1 s’appliquent aussi longtemps que des sections libérale et radicale existent dans un des cantons précités et sans autre limite de temps.

 

3) Si « à 90% les deux partis votent ensemble » comme l’affirme les dirigeants, favorables à la fusion, des deux formations, mon enquête révèle que, lors de la dernière campagne pour le Grand Conseil, les candidats des deux formations partageaient seulement 60% des résultats de l’enquête «smartvote».

 

A moins que…

Comme l’affirme Marc Brettton dans son article « les délégués des deux partis voteront sur le principe de l’union »

Il me semble qu’une telle décision doit être prise par l’ensemble des membres, et pas uniquement par des militants «élus».

Mais comme les Présidents sont les seuls maîtres de l’ordre du jour des Assemblées des délégués…

J’engage ceux qui sont « mitigés ou plus que mitigés » à faire modifiés les statuts en utilisant l’article 57 du parti radical genevois :

Les propositions de modifications peuvent émaner du Comité directeur, de soixante membres du parti ou de trois associations

à demander expressément que la dissolution ou la fusion du Parti radical genevois soit soumise à une décision de l’ensemble des membres du parti radical genevois

 

09:53 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

26/01/2010

Drôle de fusion ; celles des alchimistes radicaux et libéraux

La fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide.

La température de fusion est une constante qui dépend très peu de la pression, mais dépend de la proportion de chaque constituant du mélange.

Dans certains cas, deux corps peuvent se mélanger parfaitement à l'état solide. C'est le cas par exemple du bismuth-antimoine.

Quand les atomes des deux corps sont mélangées de manière aléatoire, on parle de « solution solide unique ».

Dans ces cas-là, la température évolue de manière continue durant la fusion.

Cependant, la courbe de chauffe s'incurve, puisque seule la partie de l'énergie apportée fait augmenter la température, l'autre partie sert à la fusion.

En fait, le système ne s'est pas solidifié de manière uniforme, la composition n'est pas la même partout.

La température de fusion n'est donc pas uniforme.

Un véritable résumé du manuel des alchimistes radicaux et libéraux

08:29 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

20/01/2010

Radicaux en PKZ ; précisions

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Lors de l’apéritif des vœux du parti radical, le jeu préféré des convives était de savoir qui était habiller PKZ.

L’origine de ce jeu vient de mes propos légèrement détournés par les media. Je tiens dans ce billet les préciser.

J’avais dit aux journalistes sous formes de boutade que l’on distingue dans une assemblée les libéraux des radicaux ; les uns (libéraux) sont habillés EN « Francesco Smalto », les autres (radicaux) s’habillent CHEZ « PKZ ».

La RSR et Le Temps ont traduit mes propos en « les libéraux sont habillés en Armani et les radicaux en PKZ »

J’espère que vous comprenez la nuance…

07:38 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : radical, radicaux, libéral, libéraux | |  Facebook

19/01/2010

La fusion n’est pas obligatoire

PLR logo.jpg

A la lecture des statuts du PLR Suisse (Parti Libéral Radical) la fusion n’est pas obligatoire.

Et pour être précis ; je vous propose ci-dessous de découvrir l'article consacré

34.2 Partis cantonaux

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09:40 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : radical, radicaux, libéral, libéraux | |  Facebook

13/01/2010

Les conceptions de la Liberté (3)

la liberté.jpg

La position républicaine sur la liberté est critiquée par le libéralisme et s’est conceptualisée en deux étapes.

Tout d’abord. Il s’agit de dire que les républicains ne portent pas tant leur attention sur la liberté que sur les moyens le la préserver, pas tant sur les empêchements réels qu’elle peut subir que sur les risques potentiels de restriction. Dans un deuxième temps, il s’agit de montrer que la conception républicaine est tout simplement fausse : la question est de savoir si la loi prévoit des restrictions à la liberté ou non.

Il ne s’agit pas tant de savoir qui la fait et comment, mais ce qu’elle prévoit. L’objection est de taille !

Les républicains sont plus directement attentifs aux garanties des conditions de la liberté qu’à la nature plus ou moins coercitive des mesures prises par la loi.

Du côté libéral, seul le résultat compte, tandis que pour les républicains, le processus qui le garantit est privilégié.

 

09:57 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : républicain, libéral | |  Facebook

27/12/2009

C’est quoi le « bien commun » ?

Percevoir le bien commun n’est pas une activité théorique. Il s’agit d’une activité pratique qui se heurte à trois écueils principaux :

-      l’incapacité de nous détacher de nos désirs et de porter un jugement  à leur sujet,

-      l’absence d’une connaissance suffisante de soi-même,

-      l’incapacité de reconnaître la nature de notre dépendance vis-à-vis des autres.

Les attitudes de respect et la reconnaissance de notre dépendance sont des attitudes politiques.

Mais comprendre le bien commun est une entreprise aussi périlleuse qu’indispensable.

Indispensable, car s’il est la clef du politique, il faut alors le définir.

Périlleuse, car aucun concept n’est apparemment plus simple à cerner et en fait plus compliqué à appréhender.

Le bien commun est une notion bien plus complexe que celle de liberté, au sens libéral du terme.

Expliquer la fin du politique en termes de garantie de la liberté individuelle est beaucoup plus simple et concret. La fin du politique, pour les libéraux, est la garantie des droits individuels, principalement de la liberté, égale pour tous : chacun doit pouvoir réaliser ses désirs, à condition tout de même qu’il en soit capable, sans interférence.

La fin du politique, dans un sens aristotélicien, n’est pas affaire de satisfaction des désirs individuels, mais de réalisation d’un bien commun à tous.

Or, définir ce qu’est un bien est plus difficile que de rendre compte de ses désirs.

09:43 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, bien commun, liberté, libéral | |  Facebook

24/12/2009

Républicanisme / Libéralisme

Faire du républicanisme, une autre histoire des idées modernes, une alternative au libéralisme comme le suggère Yves Schaller, n’est pas exact pour trois raisons.

D’abord parce que l’enracinement antique de cette école de pensée est à relativiser.

Ensuite parce que les grands précurseurs de ce courant et notamment Machiavel, sont aussi fondateurs de la tradition libérale.

Et enfin parce que cette pensée n’a eu de cesse de se nourrir de la pensée libérale dans ce qui ressemble autant à une querelle interne à une tradition qu’au choc de deux traditions opposées.

Autant il est légitime de récuser une vision monochrome de la modernité libérale, autant il est peu probant de faire du républicanisme une alternative séparée.

00:03 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, genève, libéral, république | |  Facebook

21/12/2009

Fusion des radicaux et des libéraux

Je peux être d’accord en théorie, mais sceptiques en pratique : bien souvent, ce niveau de rationalité partagée semble inexistant, à tout le  moins invisible.

Au-delà d’un accord sur un mot pris en un sens suffisamment flou pour ne pas créer le désaccord, bien souvent il n’y a pas convergence sur la portée pratique donnée à ce mot.

Cet accord possible des rationalités sera au contraire démenti par les événements. L’équivocité des conceptions éthiques et des pratiques morales est une réalité fondamentale, que l’on peut constater.

Je peux dès lors en tirer l’une des conclusions suivantes : soit on n’interprète pas de manière commune la Loi, soit on s’y réfère sans la mettre en pratique : mais en aucun cas on ne peut parler d’une Loi communément partagée quelques soient les contextes historiques et culturels.

09:27 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : geneve, politique, radical, libéral | |  Facebook