• Constituante : le contenu avant le contenant…

    Avant de parler de « Constitution » n’aurait-il pas fallu que nos Constituants définissent dans quelle théorie de l’Etat devait s’inscrire cette nouvelle Constitution ?

    Pour ma part, je connais 4 conceptions de l’Etat :

    -les conceptions absolutistes et autoritaires,

    -les conceptions libérales,

    -les conceptions socialistes,

    -les conceptions théocratiques.

    Et de là commencer à élaborer un projet de Constitution.

    Nos Constituants ont commencé par choisir un contenu sans être d’accord sur le contenant…Dommage !

  • Constituante : le contenu avant le contenant…

    Avant de parler de « Constitution » n’aurait-il pas fallu que nos Constituants définissent dans quelle théorie de l’Etat devait s’inscrire cette nouvelle Constitution ?

    Pour ma part, je connais 4 conceptions de l’Etat :

    -les conceptions absolutistes et autoritaires,

    -les conceptions libérales,

    -les conceptions socialistes,

    -les conceptions théocratiques.

    Et de là commencer à élaborer un projet de Constitution.

    Nos Constituants ont commencé par choisir un contenu sans être d’accord sur le contenant…Dommage !

  • Mon projet pour la nouvelle Constitution genevoise…(536 caractères)

    Art. 1 La République et Canton de Genève est membre de la Confédération Suisse.

    Art. 2 Le français est la langue officielle de la République et Canton de Genève.

    Art.3 La République et Canton de Genève adopte la Constitution fédérale de la Confédération Suisse (http://www.admin.ch/ch/f/as/1999/2556.pdf)

    Art.4  En complément à Art.3 la République et Canton de Genève adopte la Déclaration universelle des droits de l’Homme (http://www.un.org/fr/documents/udhr/).

    Art. 5 Les modifications de la Constitution genevoise sont adoptées par la peuple de Genève.

    Art. 6 La présente Constitution est soumise au vote du peuple de Genève.

     

     

  • Petchi constitutionnel…

    C’est le manque de clarté des règles de fonctionnement de la constituante qui est à l’origine du petchi occasionné par « l’amendement» Dimier. Amendement qui ne peut pas en être un.  

    C’est une proposition... et elle aurait du être renvoyé en commission !

    La responsabilité de ce petchi ne doit pas être mise sur le compte de la gauche ou de la droite, mais sur celui du secrétariat général de l’assemblée constitutionnelle et de son manque de vigilance.

    Ce n’est pas parce qu’une proposition est rédigée sur le formulaire « amendement » que cela lui octroie de fait le statut d’amendement.

    Le secrétariat général aurait du s’en rendre compte !

  • Résurgence des mouvements revitalistes…

    signes religieux.jpg

    L’incapacité de plus en plus patente de toutes nos politiques fondées sur la conception moderniste du monde et ses paradigmes dérivés, scientifique et économique, à répondre aux besoins ou même à résoudre aucun des problèmes qui menacent notre survie sur cette planète, crée des conditions de plus en plus propices à l’émergence de mouvements revitaIistes.

    Il y a de grandes chances que ces mouvements soient touchés par les idées écologiques dont la pertinence est chaque jour davantage apparente, même aux plus aveugles d’entre nous.

    Certains signes donnent à penser que ces mouvements pourraient prôner un retour à un mode de vie traditionnel.

    Ainsi, alors même que la montée du fondamentalisme dans les pays musulmans apparaît comme une poussée très antipathique de chauvinisme, de fanatisme et d’intolérance, c’est aussi indéniablement une réaction contre l’impérialisme économique occidental et la dislocation des cultures et des traditions musulmanes  provoquée par le développement scientifique, technologique et industriel  occidental.

    Antony Wallace dans « Revitalization Movements », article publié dans la  revue American Anthropologist , estime que le christianisme, comme l’islam et peut-être le bouddhisme, sont nés de mouvements de revitalisation. « Il semble en réalité que toutes les religions organisées soient des vestiges d’anciens mouvements de revitalisation, qui survivent sous une forme institutionnalisée dans les cultures stabilisées ».

  • Clivages annoncés à la Constituante au sujet des droits fondamentaux !

    Mardi 25 mai, nos constituants aborderont les différentes thèses relatives aux droits fondamentaux (102) que l’on peut catégoriser en 4 groupes : les libertés, les garanties de l’état, les droits politiques et les droits économiques, sociaux et culturels.

    La commission 1, celle dédiée  à l’étude de ces thèses préconise un catalogue complet de ces droits, y incluant ceux déjà garantis par le droit supérieur.

    Si certaine thèses ne feront pas débat « Garantie de la propriété » (102.18) ou « Droit à la résistance contre l’oppression (102.21), d’autres seront âprement discutées voire disputées, notamment celle qui garantit le « Droit à un niveau de vie suffisant » (102.6) et  (102.191b,c)

    Certains droits n’apparaissent même pas, comme celui qui garantit la liberté du choix du mode de transport, le droit à l’accès autonome aux infrastructures ou encore celui à un revenu minimum.

    Mais drôle est de constater que les commissaires, à l’unanimité, acceptent les thèses inscrites au point  102.15 (droit à l’information et à la transparence), sauf bien sûr concernant  leurs propres travaux !

  • Classe moyenne au ventre de plus en plus mou

    classemo.jpg

    La classe moyenne constitue un ventre de plus en plus mou dans notre société. Elle qui fut naguère le centre de gravité d’un certain capitalisme « social » dont l’âge d’or était centré autour des années 60.

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  • Laïcité : les conditions de l’efficacité

    Riche de l’histoire des combats qui ont permis d’en entrevoir l’existence et d’en préciser les contours, la laïcité reste une construction volontaire dont la pertinence est liée au respect d’un certain nombre de conditions.

     

    La démocratie comme cadre

    La laïcité ne s’épanouit durablement qu’au sein de sociétés démocratiques comportant un espace public qui fonctionne comme un lieu de construction des convictions politiques. Il faut une place publique symbolique, où s’affrontent et s’échangent les opinions de citoyens dotés de raison et sensibles à l’intérêt général.

     

    Les droits de l’homme comme horizon

    Par-delà les débats sur l’existence de valeurs ou de principes, ce qui importe c’est le constat que tout individu dispose de droits imprescriptibles indépendamment de leur reconnaissance par l’état qui doit, démocratiquement, garantir leur exercice.

    Attribuant au sujet de droit une qualité abstraite et irréductible, les droits de l’homme libèrent l’individu de ses enracinements identitaire et le dotent d’une volonté autonome qui lui permet d’entrer librement en contact avec tous les autres.  

     

    La séparation comme moyen

    En organisant une séparation juridique des communautés religieuse (églises) et de l’état, on construit un modèle dont les vertus pacificatrices sont universellement reconnues.

    Vue du côté de la société civile, la laïcité se présente comme  la mise en œuvre d’une coexistence tolérante des convictions, notamment religieuses. Vue du côté  la puissance publique, la laïcité se manifeste au travers de la garantie de cette coexistence.  Il  en découle, naturellement, une exigence de stricte neutralité religieuse de l’État.

     

    La lucidité comme garantie

    La  laïcité, c’est enfin un état d’esprit, certains ont dit une morale », et d’autres, une « spiritualité». S’y mêlent culture du doute et curiosité à l’égard de l’autre, compréhension et interrogation, souci permanent de rendre la société acceptable parce que diverse.

     

    N.B. Les débats sont ouverts au public. Ils ont lieu à 14h, 17h et 20h30, dans la salle du Grand Conseil, 2, rue de l’Hôtel-de-Ville. Ils seront retransmis en différé sur Léman Bleu le 21 mai dès 9h, puis accessibles sur www.ge.ch/constituante

  • Laïcité : Maurice Gardiol emprunté…

    Ce matin, lors du débat dans le 7-8 de Pascal Décaillet sur RadioCité, Maurice Gardiol, Président de la commission chargée d’étudier les droits fondamentaux de  la nouvelle Constitution genevoise, s’est trouvé très emprunté pour répondre aux questions relatives au financement de la faculté de théologie protestante… à écouter ici

  • Laïcité à la genevoise: ambigüités de la démarche

    Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

    A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

    Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

    Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

    Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

    La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

    Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

    La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

    Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

  • Les constituants sont prêt à violer le principe de laïcité dans le projet de nouvelle Constitution genevoise...

    http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaillet.html

     

  • Les conditions de la laïcité

    respublica.jpgPour qu’il y ait laïcité, il convient d’abord qu’existe un espace public au sein duquel puisse se construire la res publica

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  • Laïcité, reconnaissance de la raison critique

    aristote.jpg

    La laïcité est le résultat d’un combat engagé afin d’affranchir l’homme es contraintes du principe d’autorité.

    Avant que le mot ne vienne identifier le concept, les conditions qui le rendent possible ont progressivement émergé

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  • Notre planète ne peut pas être qu’une « Gesellschat » !

    libre-éc.jpg

    Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.

    En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

    Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

    Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

    Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

    Ce sont ces "politiques" qui sont en train de rendre la planète inhabitable.

     

  • Le Maroc expulse des chrétiens

    maroc.jpg

    Depuis début mars, c’est plus d’une centaine de chrétiens qui ont été expulsé du Maroc en raison de leur appartenance religieuse.

    Et six de plus, jeudi dernier. Pour la plupart, ce sont des protestants évangéliques qui ont été expulsé.

    Jamais depuis d’indépendance du pays, en 1965/56, une répression religieuse d’une telle ampleur a été déclenchée !

    La majorité des expulsés sont d’origines américaines et européennes. (2 Suisses furent expulsés en décembre).

    Le gouvernent accuse ces personnes de prosélytisme, délit reconnu par le code pénal.

  • L’état est extérieur à la société. C’est une "Gesellschaft" !

    l'état du monde.jpg

    L’état est extérieur à la société. C’est une Gesellschaft, une organisation à but singulier, presque exclusivement préoccupée par la défense de ses intérêts à court terme, et qui ignore invariablement les besoins réels de ceux qu’elle est censée gouverner.

    Malheureusement. Nous avons été conditionnés à considérer la prolifération des services étatiques comme le signe du progrès  social et économique. Plus l’état en procure aux citoyens, plus ils s’imaginent jouir d’un niveau de vie élevé.

    Cette perception est conforme au dogme selon lequel tous les bienfaits sont produits par l’homme, et attribuables au progrès économique.

    Elle cadre aussi avec la croyance contemporaine dans la compétence et le savoir scientifiques et techniques, qui attribue aux services de l’état une supériorité sur ceux de la famille et de la communauté.

    Plus l’état délègue de prérogatives aux experts, moins l’individu agit en citoyen, plus il se comporte en client. Il en va ainsi à peu près dans tous les secteurs d’activité et ce phénomène affecte tous les aspects de la politique sociale.

  • Sous l’influence de quelque chose…

    réseaux.jpg

    Nous nous efforçons sans cesse d’unifier le monde en le faisant entrer dans des systèmes bien délimités. Nous mettons en place des systèmes, dont toutes les parties sont soumises à des influences particulières qui se propagent à l’intérieur du système sans jamais s’étendre aux faits qui n’en font pas partie.

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  • Il va de soi…

    economie.jpgIl va de soi que le monde est un. Comment pourrait-il sans cela former Un monde ?

    En général, les empiristes montrent autant d’enthousiasme envers ce monisme abstrait que les rationalistes.

    La différence, c’est que les empiristes sont moins facilement aveuglés. L’unité ne les rend pas aveugles à toutes les autres choses, elle n’affaiblit pas leur curiosité envers les faits particuliers, tandis qu’il est une espèce de rationalistes voués à donner une interprétation mystique de l’unité abstraite et à oublier tout le reste. Ils l’érigent en principe pour mieux l’admirer et l’adorer, et là s’arrête leur quête intellectuelle.

    Le monde est «un» au moins comme objet de discours.

    Si sa pluralité était si irréductible qu’aucune union entre ses parties ne fût possible, même notre esprit ne pourrait le «saisir» d’emblée tout entier : ce serait comme chercher à regarder dans deux directions opposées en même temps.

  • Coefficients salariaux

    Les coefficients salariaux sont de 4.9 (253'341 / 52'273) à l’état de Genève, et de 5.2 (246'553 / 47'585) pour la ville de Genève.

    Mais quel est le montant disponible ?

  • Abus sexuels sur les enfants

    L’abus sexuel des enfants est dans de trop nombreux cas encore soumis au secret tant par les enfants que par leurs familles.

    Sur les 780 cas d'enfants abusés recensés en 2009, seulement 219 (27,8%) sont considérés comme des abus sexuels.

    Ce problème est un véritable iceberg, une réalité occultée par manque de données officielles (en Suisse romande, le canton de Genève a été le seul à livrer des statistiques).

    C’est à l’école que se trouve la quasi-totalité des victimes. Si seul 10% des cas sont portés à la connaissance, il est évident qu’il existe des murs de silence, ce qui ne facilite pas l’émergence des cas.

    L’école doit rompre un tabou, elle doit enseigner comment prévenir les agressions sexuelles.

    Dans ce contexte, quasi hermétique, les enseignants doivent tout mettre en œuvre pour détecter ce type d’agression.

    Il faut commencer par enseigner aux enfants à dire NON !

    Reste la question ; à quel âge doit-on parler de sexualité, et des abus ?