• Libre-échange et démocratie

    Je dois admettre que tout le monde est plus ou moinsprotectionniste et plus ou moins libre-échangiste et que les positions peuvent varier en fonction des besoins et des priorités économiques et politiques du moment.


    Mais, ne confondons pas un processus de développement (la mondialisation), une philosophie (le libéralisme) et des politiques économiques (libre-échangisme, protectionnisme).


    Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.  


    Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états.


    Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.      


    Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales.  


    L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde.




  • Bien vieillir à Genève

    Pour l'instant, on en est loin.
    Il y a trop de souffrance, trop d'angoisse, trop de solitude…  

    Lorsqu'on prend sa retraite, à 65 ans, il reste encore une vingtaine d'années à vivre. Il faut que ce soit une vie remplie, une vie utile.  
    C'est une autre étape de la vie et il faut la meubler, la préparer et je pense qu'il faut que la société accepte la contribution de ces gens-là, qu'elle soit bénévole ou même rémunérée.  

    Malheureusement, le sort de nos aînés se joue dans la plus grande indifférence…  

    Je désire partage avec vous une seule phrase, mais lourde de sens:
    «Monsieur, vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible. C'est ça, vieillir à Genève».