Monde - Page 9

  • Despotisme du collectif vs égoïsme de l'individuel : quelle alternative ?

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    Le socialisme n'a sûrement pas le monopole du cœur, comme l'avait soutenu en 1974 un futur président.

    Plus d'un siècle avant, Marx avait lui-aussi et tout autrement moqué le moralisme impénitent des précurseurs du socialisme. Et c'est bien ce qu'il leur reprochait lorsqu'il ridiculisait leur idéalisme utopique, leur sentimentalisme religieux, leur philosophie misérable et leur économie politique si approximative.

    En effet, ce qui rapproche ces pionniers du socialisme (Saint-Simon, Fourier, Pecqueur et Proudhon) en dépit de leurs différences et de leurs controverses incessantes, c'est leur commune aversion pour cette morale de l'intérêt qui, traduit comme exigence de laisser-faire par les économistes, a conduit aux injustices et aux désordres propres au capitalisme moderne.

    Or justement, sous bien des aspects, le matérialisme de Marx et de ses disciples est toujours resté prisonnier de cette imaginaire utilitaire.

    Dès lors, n'est-ce pas ce « autre socialisme » qui mérite, dans le contexte du « marché-monde » qui est désormais le nôtre, d'être redécouvert ?

    La quête d'une alternative tant au despotisme du collectif qu'à l'égoïsme de l'individuel, n'est-elle pas aujourd'hui d'une profonde actualité ?

  • La Finlande a fait de l’accès à l’Internet en haut débit un droit opposable. Un joli défi pour notre Constituante !

  • L’excrément du Diable

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    Le pétrole appauvrit. Les diamants et le gaz aussi. Les pays qui regorgent de ces richesses naturelles sont toujours sur le chemin de leurs développements.

    Comment est-ce possible que la majorité de leurs habitants sont toujours pauvres ?

    C’est surement un phénomène connu appelé «  la malédiction des ressources naturelles ».

    Il existe des pays qui arrivent à conjurer cette malédiction, La Norvège et les Etats-Unis, mais c’est l’exception qui confirme la règle.

    Ils ne sont pas seulement l’exception, ils illustrent aussi  l’antidote : démocratie et institutions qui limitent la concentration du pouvoir.

    De plus pour neutraliser cette malédiction, il est nécessaire de maintenir une stabilité économique, de contrôler les dépenses publiques et d’épargner pour les périodes de vaches maigres.

     

    Et comme l’a dit l’un des fondateur de l’OPEP (pays exportateurs de pétrole) : « Le pétrole ce n’est pas de l’or noir, c’est l’excrément du diable »

  • Qui protège les consommateurs des excès des blogs ?

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    Jusqu’à aujourd’hui, la blogosphère est un terrain publicitaire sauvage, surtout utilisé pour diffuser des nouveautés commerciales dans une zone non soumise aux normes qui régissent les media classiques.

    En tous types de blogs existent  des billets qui exaltent les merveilles de tel ou tel nouveaux produits.

    Mais pour le gouvernement américain, il existe un problème si la promotion d’un produit est soumise à une contre prestation financière ou en nature.

    Depuis lundi, la Commission Fédérale du Commerce américain oblige les bloggeurs  à indiquer si leurs promotion de produits ou services sont la résultante de cadeaux ou facturés.

    A défaut une amende jusqu’à CHF 10'000.- pourra être prononcée.

  • Famine et changements climatiques

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    Aujourd’hui 150 millions d’enfants souffrent de famine à travers le monde.

    En 2050, 25 millions d’enfants viendront grossir les rangs, c’est le résultat d’une étude réalisée par IFPRI (Institut international de recherche sur les politiques agraires).

    Cette situation pourrait être évitée si 7'000 millions de dollars devraient être consacrés à l’adaptation des paysans aux conséquences du changement climatique.

    Sans l’apport de nouvelles technologies seulement 30% des terres cultivables pourront être irriguées dans les pays en voies de développements.

    De plus, l’augmentation des températures menace la sécurité alimentaire des principaux pays du sud-est asiatique et de l’Afrique subsaharienne, le prix du maïs augmentera de 153% (60% si les températures restent stables).

  • Salon européen du commerce équitable à Lyon

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    On a tous entendu parler du commerce équitable. Mais comment ça marche ?

    Le producteur est-il mieux rémunéré ? Qu’est ce qu’un prix juste ? Est-ce une utopie ? Quels impacts ? Quel rapport avec la crise ?

    Vous trouverez les réponses au Salon Européen du Commerce Equitable du 2 au 4 octobre à la Halle Tony Garnier à Lyon. 

    Produits, conférences, et animations vous y attendent !

  • Le respect, signe de dignité

    Comment dans un monde d’inégalités croissantes, faire en sorte que le respect de soi oblige aussi le respect des autres ?

    Je pense qu’il faut renoncer à la politique de la compassion et à son double, la mentalité d’assisté, pour construire des véritables liens, qui ne soient pas d’assistance, ni de dépendance, mais de réciprocité.

    Aujourd'hui, le respect est la principale exigence adressée à l’Autre !

  • Suisse +1, Suisse –2

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    Si la Suisse gagne 1 rang (devant les USA et Singapour), pour occuper la première place, de l’indice de compétitive global, établit par Forum Economique Mondial (WEF), elle recule de deux rangs, de la place 19 à 21 (derrière Bahreïn et la Corée du Sud), sur l’indice « Doing Business » établit par la Banque Mondiale.

    Doing Business analyse les règlementations locales qui s’appliquent aux entreprises au cours de leur cycle de vie, notamment leurs opérations de création, leurs échanges commerciaux transfrontaliers, le paiement de leurs impôts et la fermeture de l’entreprise.

  • Droite/Gauche, une dichotomie dépassée !

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    Cette dichotomie ne représente plus les forces d’un nouveau monde qui se construit.

     

    Pour renforcer mes convictions exprimées en amorce de ce débat relatif à l’obsolescence du paradigme droite / gauche, il faut constater qu’à Genève les valeurs de gauche comme la solidarité et le logement sont portées par des ministres « de droite » et les valeurs de droite, comme la sécurité et les finances, par des ministres « de gauche ».

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  • Micheline Calmy-Rey et Hans-Rudolf Merz organissent l'enterrement de la démocratie de concordance, et c’est tant mieux !

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    Aujourd’hui, quand nos ministres négligent un problème urgent, celui-ci tend à provoquer la création de mouvements civiques, de partis spécialement formés pour l'occasion, voire de courants dissidents au sein même des partis gouvernementaux.

    La démocratie de concordance est tout à la fois la cause et la conséquence de la faiblesse de notre gouvernement et de sa capacité réduite de mobilisation.

    La culture de la concordance disparaît sous les actions des médias qui personnalisent la politique et par des ministres qui adaptent leur message et leur style à ces nouvelles formes de communications.

    Au parlement, les différentes forces en présence ne travaillent plus ensemble. Les institutions politiques, qui dépendent de la concordance ont perdu toute leur valeur.

    La concordance n’empreint plus notre culture politique : les conflits sont gérés avec de plus de plus d’agressivités et l’adversaire n’est plus considéré comme un représentant légitime. La concordance ne mise plus sur des processus de négociation qui exige la connaissance de toutes les positions

    La concordance est une compétence que le peuple suisse a acquise et, peu à peu, abandonnée. Elle ne fait plus partie de l’image que la Suisse s’est construite. Elle n’est plus un atout de la Suisse dans la compétition mondiale.

    La démocratie de concordance favorise le pouvoir de l’Administration  et les ententes néo-corporatistes; elle est responsable d'un certain immobilisme politique et de l'abstentionnisme.

    La démocratie de concordance a vécu !

    Dans une démocratie d'alternance, le débat s’enrichira et deviendra véritablement politique.

     

     

  • Merci, Monsieur Merz !

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    Nous n’avions pas besoin de demander pardon, mais il est nécessaire de savoir dire merci.

    Merci pour nos deux ressortissants et leurs familles, merci pour avoir mis fin à une pantalonnade, merci d'avoir réussi où d'autres ont échoués.

    Dire merci, c’est une marque de grandeur, c’est reconnaître les autres.

    Si nos ministres sont, parfois, découragés et démotivés, peut-être est-ce parce que nous ne leur avons jamais exprimé notre gratitude pour ce qu’ils font ?

    Le courage de dire merci transforme non seulement la personne qui profite de ce jugement, mais aussi le milieu, le monde, et ceux et celles qui nous entourent.

    La gratitude est créative. Ceux et celles qui sont liés par la gratitude trouvent constamment en eux de nouvelles forces.

    Plus quelqu’un est reconnaissant et plus il s’enrichit. Les gens reconnaissants rassemblent dans leurs souvenirs toutes les belles expériences du passé, comme le dit le proverbe :

    « le cœur retient ce que la mémoire oublie ».

  • Les enjeux de notre sécurité

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    La sécurité à laquelle nous aspirons est influencée par de nombreux facteurs d’une société en pleine évolution.

    Le profil démographique connait deux profonds changements ; la croissance de la population et le vieillissement général.

    Cette progression du nombre de personnes âgées dont la vulnérabilité, les inquiétudes et les attentes spécifiques en termes de proximité et de réactivités doivent être satisfaites.

    Il faut savoir que plus des ¾ de la population vivront, à terme, dans des zones urbaines, les forces de sécurité devraient en tenir compte.

    D’une autre part, une partie de la population est confrontée à de véritables difficultés : chômage, pauvreté.

    Plus globalement, l’individualisme et le recul des valeurs structurantes contribuent à une altération du respect.

    Les individus, en mal de repères, ont du mal à différenciés le licite de l’interdit.

    La libre circulation des personnes et des biens, mais surtout la gestion des flux migratoires nécessite une solidarité et une entente entre les états.

    Finalement, l’évolution du contexte géostratégique a fait émerger de nouvelles menaces dont l’intensité peut miner la crédibilité des états.

     

  • Le phénomène « low cost »

    L’explosion des produits et services « low cost » a démocratisé la consommation. Mais il forme le nid de la précarité et menace l’innovation.

    Pour que nous puissions acheter un billet Genève-Barcelone à 30.- ou un yogourt « premier prix » 40% moins cher que d’autres presque identiques, les entreprises qui les proposent doivent rogner sur les coûts.

    S’il est difficile de rencontrer de l’innovation technologique dans ces produits, le « low cost » ne signifie pas produit de moindre qualité, car les secteurs comme l’aéronautique ou l’alimentaire sont très surveillés.

    Développé par les compagnies aériennes, le « low cost » est une belle opportunité pour le consommateur, près de 40% des Suisses voyagent en « low cost », mais nombres des collaborateurs de ces entreprises sont précarisés.

    Et la qualité du service offert par ces compagnies « low cost » commence à éveiller la curiosité des associations de défenses des consommateurs…

    Une étude Ernst & Youg présente les principales motivations de baisses des coûts pour les entreprises :

    Compétivité : 55%, Rentabilité : 50%, Globalisation : 31%, Demande de la direction : 29%, Amélioré les structure financière : 20%

  • A quoi sert la taxe sur le tourisme ? A rien !

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    A la lecture de l’édition dominicale du quotidien organe, je suis navré de constaté l’incompétence de l’Office du Tourisme de Genève, bénéficière unique de la taxe sur le tourisme.

    C’est le 1er janvier 1994 qu’est entrée en vigueur une nouvelle taxe, à charge des commerçants, pour assurer le développement du tourisme par l´Office du Tourisme de Genève.

    Les buts sont :

    a) développer un tourisme de qualité correspondant à la demande, mettant en valeur les richesses naturelles et historiques, les événements culturels et sportifs ainsi que les traditions du canton de Genève.

    b) stimuler la promotion du tourisme pour Genève,

    c) soutenir l’économie par le développement du tourisme.

    C’est donc, par un manque d’informations claires, relatives aux précautions à prendre destinées à nos hôtes, que l’Office du Tourisme de Genève met en danger les points b et c.

    Pour rappel, certains commerces assurent plus de 50% de leurs chiffres d’affaires pendant la période estivale

    Il est temps, avec les produits de la taxe sur le tourisme, de mettre en place une brigade touristique active entre juin et septembre.

     

     

  • La sécurité est un droit humain, la garantir est un devoir d’Etat.

    L’un des fondements de la démocratie est de garantir la sécurité de chacun.

    Pour cela, nous avons aliéné une partie de notre liberté à l’Etat, celui –ci c’est engagé à assuré la sécurité de chacun.

    Un gouvernement qui renonce à garantir l’intégrité des ses administrés met en danger la démocratie.

    Il est nécessaire de rechercher des formes complémentaires ou originales de justice destinées à contrebalancer l'échec des systèmes judiciaires classiques.

    Comme par exemple de développer une justice restauratrice qui met l'accent sur la médiation et le dialogue, ainsi que sur les droits de l'homme de la victime et ceux du délinquant. Avec pour but de remédier à la rupture entre le délinquant et la communauté.

    Et de rassembler des statistiques fiables afin de qualifier et de quantifier la délinquance.

  • Privilèges individuels vs droits collectifs

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    Le mélange des cultures et le développement de l’individualisme qui en découle ont diminué grandement la pression qu’exerçaient les mœurs communes sur les comportements individuels.

    Si bien que les repères sûrs ont disparu et que chacun est confronté à se forger un jugement personnel sur la moralité de ses actes.

    Il s’ensuit que l’individualisme s’impose avec les travers qui en découlent : envie, avarice, égoïsme…

    Cette volonté de puissance produit une société où les privilèges individuels priment sur les droits collectifs, comme les tribunaux semblent le confirmer de plus en plus.

  • Petit manuel de sagesse politique

    En cette période « pré-électorale », il est de bon ton de rouvrir le petit manuel de sagesse politique !

    Extraits :

    "La différence entre l'homme politique et l'homme d'État est la suivante :

    le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération". James Freeman Clarke (1810-1888)

    "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."  Platon (IVe siècle av. J.C.)

    "Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action."
    Lao Tseu (570-490 av.J.C.)

    Retrouvez plus de 2’500 de ces bons mots dans le livre  "La Politique en citations". Souvent drôles, parfois féroces, toujours pertinentes dans leur impertinence même, vous serez étonnés de l'actualité de citations datant parfois de plusieurs millénaires !

    Bien plus qu'un simple recueil, ces quelque 2500 citations empruntées à près de 600 auteurs constituent un véritable "Petit manuel de sagesse politique".

     

  • Ecologie et appareils en veille

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    L'écologie et les économies d'énergies qui vont de pair sont désormais au cœur des préoccupations de la plupart des fabricants d'électronique, qui répondent notamment à une réalité économique.

    Force est de constater que la crise économique que nous traversons a accéléré une prise de conscience par le plus grand nombre, de l'entreprise qui doit réaliser des économies d'échelle à l'individu qui craint pour sa descendance.

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  • De la liberté d’expression…

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    Dans toute société il s’agit d’obéir et rien d‘autre ; c’est pourquoi les notions de faute, de mérite, de bien et du mal, sont exclusivement sociales.

    La meilleure société sera donc celle qu’exempte la puissance de penser du devoir d’obéir et se garde, en son propre intérêt, de la soumettre à la règle de l’état.

    C’est du degré de liberté d’expression, du degré de vérité qu’elle est capable de supporté qu’est jugé une démocratie.

    Il est certain que l’on trouve dans les milieux libéraux les conditions les plus favorables.

    Tant que l’expression est libre, rien n’est compromis.

  • Chimérique, l’autre nom du G-2

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    Une chimère est un être mythologique et fantastique composé de deux espèces animales distinctes.

    Depuis peu le mot « Chimérique » désigne un pays imaginaire composé de la Chine et de l’Amérique (USA), on y distingue la Chimérique orientale et la Chimérique occidentale.

    Les Chimériques orientaux sont des adorateurs, les Chimériques occidentaux des consommateurs.

    Les orientaux se dédient à la manufacture, les occidentaux aux services…

    Mais les structures du pouvoir sont incompatibles entre les deux provinces.

    Les Chimériques orientaux sont régis par un système obscurantiste et secret, tandis que les Chimériques occidentaux vivent en pleine lumière sous le regard de tous.

    Les premiers sacrifient tous, inclus leur liberté personnelle, au prestige de l’autorité unique du parti et à la cohésion nationale.

    En revanche, les seconds mettent la liberté individuelle par-dessus tout, et se confient à une autorité publique soumise au contrôle démocratique, et à la séparation et à l’équilibre des pouvoirs.